François Bayrou au 20h de France 2 : "Je ne peux accepter que l'on prenne pour cible les chômeurs !"
12 février 2012
François Bayrou a estimé que "le détournement des valeurs de la France" par Nicolas Sarkozy constitue "une fracture", sur le plateau du 20h de France 2, dimanche 12 février.
Interrogé sur les déclarations récentes de Nicolas Sarkozy sur les chômeurs, François Bayrou a refusé tout amalgame avec la droite : "Je ne dirai pas qu'il s'agit d'un virage à droite, car je n'aime pas cette expression. Il y a des valeurs de droite qui sont honorables et respectables. Ce que fait Nicolas Sarkozy, c'est un détournement d'une partie des valeurs qui ont fait la France".
Le candidat à la présidence de la République a tenu à rappeler que "les responsables de la crise ne sont évidemment pas ceux qui sont au chômage" et que "personne n'est au chômage par plaisir". "Il est profondément blessant que tout ce que trouve à dire Nicolas Sarkozy, c'est qu'on va faire un référendum sur les chômeurs. Ces déclarations constituent une ligne de fracture. Je ne peux accepter ce qu'il est en train de faire", a-t-il souligné avec fermeté.
"La situation en Grèce est de la responsabilité de l'Union européenne"
Alors que les députés grecs s'apprêtent à voter ce soir un nouveau plan de rigueur pour leur pays, le député des Pyrénées-Atlantiques a réaffirmé son "désaccord avec la façon dont les choses ont été faites pour le peuple grec". "On ne lui a pas offert d'autre porte de sortie que de couper à la hache dans son modèle social, dans les retraites, dans les salaires", a-t-il énuméré.
"L'Union européenne aurait du proposer à la Grèce un refinancement de sa dette sur le long terme, à des taux acceptables, qui lui permette de mener à bien les réformes nécessaires. Les députés grecs ont le couteau sous la gorge. Tout cela est de la responsabilité de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel", a pointé François Bayrou.
"Si Marine Le Pen n'a pas ses signatures, nous devrons en discuter"
En marge de cette interview, François Bayrou est revenu sur le risque pour Marine Le Pen de ne pas avoir les 500 signatures lui permettant de candidater à la présidence de la République. "Si elle fait une déclaration publique en disant qu'elle n'a pas ses signatures, les dirigeants des grands courants démocratiques devront en discuter. Qu'elle ne parvienne pas à collecter les 500 signatures nécessaires ne serait pas respectueux de la démocratie", a-t-il estimé.







Notre avis est que tous passent leur temps à casser du sucre sur le dos d'un président auquel ils n'arrivent pas aux chevilles cela leur évitent d'exposer un programme qui leur fait défaut
Jamais Président si motivé pour mener à bien sa tâche n'a été autant bafoué c'est une honte !
François Bayrou ne doit pas se laisser questionner à la façon d'un interrogatoire de police.. L'attitude partiale et condescendante du petit inspecteur Delahousse - semblant désormais promu dans un Commissariat de quartier - est inacceptable quand on repense à sa prestation toute en retenue bienveillante voire onctueuse avec le Petit Monarque Républicain. Ah, il est temps que Bayrou dise à tous ces profiteurs, ces valets de coursives, ces laquais courtisans qu'il n'en a rien à faire de leur jeu de dupes et de leurs petites bassesses. Nous avons besoin non pas d'un tribun à la Mélenchon (quoique par moment cela ferait du bien de dire avec éclat à certains tout le bien qu'on pense de leur élitisme méprisant) mais d'un phare qui éclaire l'avenir et nous rassure dans la tempête. Alors, ne répondez pas aux "petites" questions pernicieuses du genre "et si M. Le Pen n'a pas ses 500 signatures...", même si votre réponse est celle d'un véritable démocrate, les ploutocrates du microcosme politique ne chercheront qu'à vous discréditer vis à vis d'un électorat dont on connait hélas la versatilité en fonction de leurs petits intérêts particuliers. Par contre, tout ce que vous avez pu exprimer sur le détournement des valeurs de la France, sur la scandaleuse mise en cause des chômeurs par "l'élite" Sarkozienne était essentiel à mes yeux. Alors continuez à parler en humaniste responsable et citoyen et laissez à tous ces petits moralistes médiatiques les marécages nauséabonds et les mares aux requins dans lesquels un certain nombre d'entre eux se complaisent à...grenouiller.