"La zone euro doit soutenir la Grèce tant qu'elle n'a pas développé sa capacité d'exportation"
13 février 2012
Jean Peyrelevade, économiste et soutien de François Bayrou, a réaffirmé la nécessité d'un soutien de l'Union européenne à la Grèce, sur RFI, lundi 13 février.
Pour l'ancien conseiller économique de Pierre Mauroy, "le plan d'aide à la Grèce est une bonne nouvelle pour l'Europe dans la mesure où nous, Européens, ne pouvons pas nous permettre de laisser la Grèce s'enfoncer complètement et sortir de l'euro". Selon lui, la sortie de l'euro de la Grèce n'est pas une option raisonnablement envisageable : "Je pense que ça serait une catastrophe pour la zone euro et pour nous-mêmes".
L'ancien directeur du Crédit Lyonnais pense cependant que ce plan est incomplet : "Je trouve qu'il manque un volet dans ce plan d'aide à la Grèce. On oblige les Grecs à une certaine forme d'austérité, ce que je comprends compte tenu des dérapages de l'économie grecque, et à une forme d'austérité très dure. Je pense qu'il manque un volet qui est le volet de l'espoir, de l'espérance du développement de demain", a-t-il pointé.
Pour Jean Peyrelevade, "il faut reconstruire un appareil productif en Grèce" pour relancer son économie. "Le problème grec, c'est qu'ils ne produisent plus grand-chose. Il faut les aider à refabriquer des produits à reproduire quelque chose. Il manque un volet d'investissement européen en Grèce", explique-t-il. Ce énième plan de sauvegarde de la Grèce ne permettra pas de sortir le pays de la situation dans laquelle il se trouve de manière pérenne et est "voué à l'échec dans deux ou trois ans d'échéance" d'après lui. "On s'apercevra qu’on aura rétabli un équilibre, mais d'une fragilité extrême et, qu'à nouveau, la zone euro devra continuer de soutenir la Grèce tant qu'on n’aura pas refabriqué, une capacité d'exportation dans le pays", pointe-t-il.
Il convient également qu'il y a dans ce plan d'austérité imposé par l'Europe une forme "d'idée punitive dans l'esprit allemand". "Il n'y a pas seulement les tricheries sur les chiffres de la dette publique qui est avérée, il y a aussi le fait que la Grèce, à moindre degré le Portugal, depuis 10 ans, sont les endroits de la zone euro où les salaires ont augmenté le plus vite et beaucoup plus vite que la productivité", a-t-il remarqué. "Ce sont des pays qui se sont d'une certaine manière appuyés sur le confort illusoire donné par l'appartenance à la zone euro pour ne plus respecter les équilibres fondamentaux", a-t-il conclu.







Pourquoi n'entend-on aucune voix de Bruxelles ? Président de la commission de bruxelles : ensemble vide; présidente de l'Europe : ensemble vide ; ministres européens : ensemble vide; parlement européen : ensemble vide. Et on nous parle d'Europe .... Et on impose l'Europe à la Grèce !
Pourquoi oublie-t-on qu'on a aussi été responsable quand on a exigé des jeux olympiques dans un pays modernisé en 2004, quand on on a imposé à la Grèce les accords sur l'ouverture des frontières qui amènent un afflux de population pauvre venant des Balkans et dormant dans les rues... mais qu'il faut aussi pour les Grecs "gérer". On oublie que les "prvilèges" des armateurs ou de l'église n'ont pas plus été gérés par l'Europe qui donne pourtant des directives sur la taille des olives et la couleur de l'huile. On oublie quen 2007, lors des grands incendies du Péloponnèse on a vu souffrir un peuple à cause d'une oligarchie plutôt médiocratique qui ne savait ni présider, ni gouverner ... on n'a rien fait.
On a oublié que l'Europe s'est faite par la rencontre historique d'Adenauer et de de Gaulle. il ne s'agissait pas d'un couple franco-allemand destiné à conduire les affaires européennes, mais d'une rencontre entre deux symboles de deux pays, après trois guerres, meurtrières et inhumaines,pour démontrer qu'on pouvait par l'humanisme surmonter les oppositiions. que vient faire de nos jours, un tandem franco-allemand qui gère son intérêt égoïste (et bicéphale) uniquement égoïste et financier. Ne serait-on plus capable de provoquer un rencontre où l'on tende la main. Il fallait du courage pour effacer non pas la dette de guerre au sens de "réparations" mais la dette morale d'une guerrequi niait l'homme. et d'où tirait-on ce courage ? de ce que nous a légué la Grèce, moralement, politiquement, historiquement, culturellement, linguistiquement. et on congédierait le peuple qui nousa raconté le mythe d'Europe, son "enlèvement" par un Zeus -taureau qui l'emmène vers les pays septentrionaux. N'ira-t-on pas la délivrer. N'y aura-t-il pas un Persée pour aller délivrer cette Andromède ?
et l'on congédierait le peuple qui nous a légué non passeulement la démocratie mais la recherche inlassable du "meilleur gouvernement" et le sentiment navré, blessé, dévasté de "l'insoutenable légèreté de l'être". Nous vivons des heures où l'insoutebable légèreté de nos édiles exige que nous réagissions, auprès des Grecs, en Européens.
Noussommes tous des Athéniens.
Les européens ne peuvent plus continuer à aider la Grèce pour annuler leurs dettes. Tout le monde connaît depuis au début comment fonctionne la Grèce. Ils ne peient pas l'impôt et le gouvernement grec que ce soit gauche ou droite ne fait pas réforme nécessaire à temps. Donc, la solution confortable pour tous les européens consiste à faire sortir la Grèce de l'Europe. La Grèce a des atouts nécessaires pour reconstruire son pays.