"Les Français ont entre leurs mains la possibilité de renverser la table pour renouveler la vie publique!"
16 mars 2012
Robert Rochefort a appelé les Français "à renverser la table", au micro de France Inter, vendredi 16 mars.
Le député européen a opposé les sujets secondaires abordés par le PS et l'UMP, à ce qui est pour lui le vrai sujet de la campagne : "renverser la table". "C'est François Bayrou qui le dit aujourd'hui, mais c'est aux Français de le faire. Ce sont eux qui doivent dire que cette campagne n'est pas possible", a-t-il défendu.
"Comment retrouve-t-on notre souveraineté nationale ? En traitant la question de la dette ! Il faut reconquérir la production en France, pour créer des emplois. Il faut avoir de nouveau confiance dans ce que nous faisons", a analysé avec conviction l'ancien dirigeant du Credoc. "Ce n'est pas la gauche ou la droite qui, en s'envoyant des boules puantes, trouveront des solutions, c'est une union politique beaucoup plus raisonnable", a-t-il souligné.
"La France ne restera pas porteuse de son projet, si elle n'assume pas les responsabilités de son redressement. C'est aux Français de le décider. Les Français ont aujourd'hui entre leurs mains la possibilité pour que, comme dans beaucoup d'autres démocraties, il y ait une part de proportionnelle, il y ait une ouverture du jeu politique", a-t-il défendu avec force.
"Quand Nicolas Sarkozy nous propose de taxer les exilés fiscaux, alors qu'il n'a rien fait depuis 5 ans, de qui se moque-t-on ? Ne promettons pas aux Français que dans quelques semaines ce sera réglé d'un coup de baguette magique et n'oublions pas que ces exilés fiscaux sont un tout petit aspect de la solution à nos problèmes" a dénoncé Robert Rochefort. "Ce n'est pas avec les gens qui sont à l'extérieur, même s'ils sont de nationalité française, qu'on redressera le pays. C'est avec les forces vives du pays, à l'intérieur de l'hexagone" a-t-il conclu.
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Aujourd’hui 21 mars le tableau, stable depuis des semaines, est le suivant : la moitié de la France se dit prête à suivre Sarkozy, l’autre moitié se veut à gauche. Mélenchon y prend des points à Hollande, c’et tant mieux pour Bayrou. Dont l’objectif est de conquérir la seconde place au premier tour des élections.
Laisser les choses suivre leur cours, c’est probablement voir Sarkozy gagner le premier tour, et s’effondrer au second. Les Français qui préfèrent échapper à un quinquennat Hollande doivent voter Bayrou. Est-ce possible, en cinq semaines de campagne, d’obtenir l’adhésion de quelques millions de votants ? La partie est bien engagée : Bayrou bénéficie d’un capital de sympathie, le sérieux de son programme est apprécié. Il faut conv aincre qu’une voix donnée à Sarkozy est une voix pour Hollande, et s’exposer au reproche de casser une majorité acquise depuis longtemps. A vous de jouer.
Bravo!