"Face à cette société qui se décompose, prenons les problèmes de la France par le haut"
21 mars 2012
Invité d'i-TÉLÉ, mercredi 21 mars, François Bayrou a dénoncé l'attitude violente de l'extrême droite, suite aux drames de Toulouse et de Montauban dont la responsabilité incomberait à un islamiste radical.
"L'extrême-droite cherche à surfer sur la situation", a dénoncé François Bayrou, après les commentaires de Marine Le Pen sur les derniers rebondissements de l'enquête sur la tuerie de Toulouse et les termes violents employés par le Front national à l'encontre de plusieurs candidats à la présidence de la République.
"Pour ma part, je n'ai jamais cité le nom d'aucun responsable public", a réagi François Bayrou, en référence notamment à son discours tenu lundi à Grenoble. "Mais, a-t-il ajouté, si la question est de savoir si je pense que l'extrémisme est une mauvaise chose dans une situation de cet ordre, la réponse est oui". "On n'a pas le droit de laisser dériver le débat politique vers ce type de mise en cause et d'affrontement. Je suis certain qu'aucun des sujets que nous traitons ne peut être résolu par une démarche politique ordinaire et encore moins par des démarches politiques d'explosion de la société française, ce que souhaitent certains extrémistes", a-t-il analysé.
"La seule solution à la situation de la France, c'est l'unité nationale"
Pour le candidat à la présidence de la République, "chaque fois que des événements dramatiques se produisent, on voit que la réponse est l'unité nationale". Il a d'ailleurs estimé que les propos tenus ce midi par Nicolas Sarkozy étaient "justes et allaient dans le bon sens". "Il formulé cette certitude qui est la mienne depuis longtemps, à savoir l'unité nationale". François Bayrou a également tenu à associer à son hommage "les forces de police et de renseignements qui ont joué un rôle déterminant tout au long de ces derniers jours".
Le député des Pyrénées-Atlantiques a par ailleurs explicité la notion de "germes explosifs de la société", utilisée par ses soins ce matin sur France-Info et diversement commentée depuis : "Dans cette dissolution de la société poussent des mauvaises herbes, des poisons qui sont dangereux pour l'avenir de la France. Il existe des germes explosifs dans la pauvreté, dans le chômage, ou encore dans le fait que de nombreuses personnes se sentent en situation d'exclusion". Avant d'ajouter : "Notre société se décompose sur de trop nombreux sujets."
"Nous avons, dans notre âme nationale, les moyens de lutter contre ce climat"
Enfin, François Bayrou a dit espérer que cette "tragédie " apportera un nouveau ton à la campagne : "J'espère que nous sortirons des sujets qui ont marqué ces derniers mois", a-t-il souligné en évoquant à demi-mot les polémiques sur le halal et l'immigration. "Nous devons prendre les problèmes de la France par le haut, car cette société est en train de se décomposer", a-t-il déploré en faisant appel aux valeurs de la France : "Heureusement que dans notre âme nationale, nous pouvons trouver des moyens de lutter contre ce climat".
Le candidat à la présidence de la République a enjoint les responsables publics à faire face à leurs responsabilités en ces horizons troublés : "Nous avons devant les yeux des questions qui exigent que les responsables politiques prennent les problèmes de la France par le haut.", a-t-il souligné. C'est d'ailleurs dans ce soucis "de faire face à ses responsabilités face aux français" que François Bayrou a tenu, malgré ce drame, à poursuivre sa campagne.
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ON NE COMPREND PAS COMMENT UN TYPE QUI EST FICHE TERRORISTE POTENTIEL APRES SES SEJOURS AU PKISTAN N'EST PAS SUII A LA CULOTTE ILS NE DOIVENTE PAS ETRE DES MILLIERS! IL FAUT DES POLICIERS EN ACTION EN FILATURE EN SURVEILLANCE CONTINUE DE CES "GARS" LA? on sait faire! embuachons de detectyives s'il faut ce ne doit pas etre un pb de moyens quand de tels drames sont dasn la balance, S'ILS SONT TROP NOMBREUX c'est GRAVE!
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La Grèce, nouveau modèle français ?
Le Point - Publié le 15/03/2012 à 00:00
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C'est la question que l'on est en droit de se poser quand on suit la campagne électorale. Toutes proportions gardées, elle rappelle celle qui, en Grèce, porta le socialiste Georges Papandréou au pouvoir.
C'était en 2009. Alors que le pays croulait sous une dette publique phénoménale, M. Papandréou prétendait le "redresser" en relançant la consommation.
Bon sang, mais c'est bien sûr, il suffisait d'y penser ! Pour stimuler la croissance, M. Papandréou avait ainsi prévu d'assurer aux salaires ou aux retraites une hausse supérieure à l'inflation. Un programme à la française, en quelque sorte.
Tous les candidats à l'élection présidentielle du 6 mai prochain ne sont pas des Papandréou, loin de là. On observe chez les principaux une certaine lucidité sur la situation et beaucoup d'intelligence politique. Sans oublier, en passant, l'incroyable performance de Jean-Luc Mélenchon, révélation de la campagne.
Mais tous, à des degrés divers, se gardent bien de dire la vérité vraie aux Français. François Bayrou lui-même prend des précautions bien compréhensibles pour quelqu'un qui se présente au suffrage universel. Notre pays est-il capable d'entendre un discours de responsabilité ? On peut en effet en douter.
Si, après Standard and Poor's, les deux autres agences de notation, Moody's et Fitch, dégradent la note de la France, nous serons condamnés à redresser nos finances publiques dans l'urgence, notamment en taillant dans les dépenses. C'est ce qui nous pend au nez. C'est ce que tous les candidats ou presque oublient de nous dire, de peur de nous déplaire.
Tels sont les effets de notre "grècitude".