Législatives: "Nous devons changer les règles de financement de la vie politique!"
31 mai 2012
François Bayrou était l'invité de Christophe Barbier, sur i>Télé, jeudi 31 mai. Il a appelé à une refonte de cette "loi mystérieuse" qui permet le financement de "pseudos-partis".
Pour le chef de file du Centre pour la France aux élections législatives, il est temps de mettre un terme à "la loi mystérieuse" qui permet le financement de "pseudo-partis" et qui explique, a-t-il ajouté, la "multiplication" des candidats dans les circonscriptions.
"Elle fait qu'une voix aux élections législatives entraîne un financement pendant cinq ans d'à peu près 1,60 euro par an", a déploré François Bayrou selon lequel cela conduit à des "situations aberrantes", avec "11, 12, 14, 15, 16 candidats" dans les circonscriptions. "Il faut que les Français sachent que ce n'est pas du tout pour des raisons politiques. Ce n'est pas du tout pour défendre des idées", a-t-il souligné.
"On multiplie donc les pseudo-partis et les pseudo-groupements et des candidats qui n'en sont pas vraiment uniquement pour cette raison. Tout cela est anormal et il faudra le changer", a poursuivi le député béarnais. "Il faut changer les règles de financement de la vie politique pour qu'on arrête les trucages de ces multiplications de micro-partis absolument opaques... qui font que la vie politique est complètement déboussolée", a conclu François Bayrou.
Le leader centriste a également souhaité qu'à l'avenir, les législatives "à la proportionnelle ou avec une part de proportionnelle importante" puissent se tenir "en même temps que la présidentielle", pour éviter "six semaines perdues" entre les deux scrutins.
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Le calendrier électoral actuel avec un décalage entre élection Présidentielle et élections Législatives pose de gros problèmes à notre Pays. Non seulement on veut faire croire aux Français par cette Personnalisation et Présidentialisation, qui a atteint son paroxysme depuis 2007, qu'un homme tout puissant, le messie, le monarque républicain pourrait régler, à lui seul, les problèmes.
Or, depuis trente ans, nous n'avons rien réglé alors que d'autres pays ont réformé. On voudrait nous faire croire qu'un parti, un seul (UMP puis PS) réunissant 25-28% des voix pourrait sauver la France et trouver les solutions dans le consensus, or, trois-quarts des français ne sont pas en phase dés l'élection du nouveau Président car ils ont éliminé l’autre finaliste mais n’adhérent pas forcément au nouvel élu.
Et donc, se pose, de plus en plus, la question de notre Constitution et de notre système politique qui est une exception en Europe puisque la plupart de nos voisins ont des systèmes parlementaires avec Premier ministre ou Président du Conseil et parfois un Président qui n'a que des Pouvoirs symboliques afin de garantir l’Unité Nationale.
Du coup, on assiste, à chaque fois, à une élection présidentielle hyper médiatisée et personnalisée pour élire un homme au mois de mai avec une base électorale d'un quart des français. Cinq semaines plus tard, on élit une Assemblée Nationale avec le risque qu'elle ne soit pas en adéquation avec le Président élu. On nomme un gouvernement début mai mais qui risque de se retrouver en décalage total ou partiel là la mi-juin et pendant des mois et des mois il ne se passe rien et il ne se décide rien. Comme s'il n'y avait pas d'urgences et de solutions à trouver rapidement pour notre Pays bien mal en point et beaucoup plus mal en point que ce qu'on veut bien nous dire ou nous laisser croire car la France arrive sur la liste juste derrière l'Espagne, laquelle, sur certains indicateurs économiques, se situe même mieux que nous.
Alors, n'est il pas opportun, dés maintenant, de remettre tout sur la table en envisageant un système parlementaire pour la France avec des partis, une élection législative, un système proportionnel avec prime majoritaire, un président du Conseil chef de file de la majorité qui se dégagerait et un Président de la République avec des fonctions honorifiques et symboliques (notre Constitution actuelle stipule déjà que c'est le Gouvernement qui conduit et dirige la Politique de la Nation) ?
Cela fonctionne très bien chez nos voisins européens (Italie, Espagne Suède, Norvège, Finlande, Allemagne, Autriche...), les majorités sont claires et représentatives, les gouvernements sont stables, les citoyens se sentent davantage représentés, le non cumul est de mise. Ceci fonctionne également dans les Collectivités locales françaises depuis longtemps (dans les Villes, les Régions) ou nous avons des majorités et des oppositions, des équipes de gestion coalisées, un scrutin proportionnel avec prime majoritaire et un Maire ou un Président chef de file du mouvement arrivé en tête...
Ce n'est pas bien compliqué, c'est plus juste et efficace pour faire les réformes qui ont été faites ailleurs et qui en retirent les fruits maintenant contrairement à nous, plutôt qu'un système binaire, personnalisé, faussement représentatif et pas du tout efficace depuis trente ans.
"Les Français sont des veaux" disait le grand général. A l'époque je haïssais cette phrase. A l'heure actuelle je me rends compte qu'elle n'est pas loin de la vérité et qu'elle est toujours d'actualité.
On nous élève (en nous rabaissant) dans des espèces de "fermes de prêt-à-penser" et on suit aveuglément le chef du troupeau de la ferme. Sans remettre en question l'objectif qu'il se propose d'atteindre et où il/elle veut nous amener...On suit à droite, on suit à gauche...pour finalement toujours se retrouver sur la voie centrale puisque c'est là qu'est la direction à suivre. Mais que de temps perdu et que d'erreurs à payer dans ces errements désastreux.
Malheureusement, et je ne sais pas pourquoi, des forces considérables sont mises au service des partis politiques qui nous distraient de la voie à suivre. Parce que pour la voie de la justesse et de la justice, aucune autre force que la conscience de chacun est exigée...et comment voulez-vous que les gentils veaux aient une conscience propre qui les dirigerait justement, puisqu'ils ne sont encore que des veaux!