Agriculture
"Maintenir une production qui ait un rapport avec la consomation"
Il n'y a pas des suicides qu'à France Télécom, il y en a aussi beaucoup dans l'agriculture. Ceci exige qu'on remette fondamentalement en cause la politique suivie. D'abord, en retrouvant les fondamentaux qui ont permis la politique agricole commune. Le but politique n'est pas seulement d'avoir des productions aux meilleurs prix, c'est aussi de sauvegarder des agriculteurs et des exploitation en nombre suffisant. C'est-à-dire, qu'on maintienne une production qui ait un rapport avec la consommation, de manière à ce que les prix ne s'effondrent pas et que la profession, les familles, puissent vivre d'un revenu moyen. Ce ne sont pas des revenus de riches qu'ils ont. Ce sont des revenus vraiment très moyens et, actuellement, souvent négatifs. C'est-à-dire, qu'ils perdent de l'argent tous les mois.
D'autre part, il faut enfin mettre en place des organisations de producteurs. Qu'ils puissent se défendre eux-mêmes face aux grandes surfaces, face à leurs clients industriels, pour défendre leurs droits. Tous les producteurs laitiers vivent avec un modèle en tête : le modèle canadien. C'est un modèle dans lequel les produits laitiers sont vendus moins chers qu'en France et où le lait est payé aux éleveurs deux fois plus chers. Il n'y a qu'une solution possible pour atteindre cet objectif l'organisation de la production.
"L’agriculture a une fonction sociale autant qu’une fonction de production"
Le devoir de la France, c'est de défendre un autre modèle que le modèle des usines à lait. D'ailleurs, des usines agricoles tout court. L'agriculture en France, a une fonction sociale autant qu'une fonction de production. Nous avons besoin d'un tissu agricole familial, de taille moyenne. Avec quelques fois plusieurs familles associées, dans lesquelles il y a de la sérénité et où les gens peuvent penser l'avenir. Pour sauver les paysages, les savoir-faire, les traditions et l'équilibre de la campagne. La France, est le pays qui a la campagne la plus étendue en Europe, nous devons la défendre !
François Bayrou





Un détail, dans le titre : 2m à consommation SVP
Oui à ce qui est écrit signé par F Bayrou
mais
L'agriculture doit produire, produire plus, elle le peut, au prix de quelques travaux complémentaires pour trouver canton par canton, parcelle par parcelle la meilleure valorisation du potentiel climatique et pédologique.
- Il faut que plus un hectare ne soit rémunéré à ne rien faire. Les tarifs proposés rendent les agriculteurs (ou les "paysans"!!) très respectueux de l'environnement. ne rien faire paye plus et sans risque sauf faillite de l’État ou de l’Europe.
- Il faut produire pour réduire la dépendance aux protéines sud-américaines. Soja, Fèveroles, Pois, Lupins, et fourrages secs. Cela nécessite certainement d'autoriser l'évènement RR Round'up Ready utilisé depuis 20 ans dans le monde et consommé en Europe depuis autant quasi exclusivement pour porcs et volailles entre autres. Les brevets sont domaine publique, l'invention était et demeure géniale quand on connait la fabuleuse plante soja. Il existe des variétés capables de produire à l'équateur et d'autres jusqu'au cercle polaire.
- pour produire plus il faut réduire l'ETP Evapo-Transpiration Potentielle. les biologistes végétaux expliqueront aux autres.
depuis des décennies on sait que les haies ont ce rôle. gain potentiel de 20% (scientifique) sur 10 fois la hauteur de la haie.
Il faut promouvoir la plantation ou la restauration d'un maillage de haies implantées en prenant en compte les outils actuels es champs.
C'est un investissement à retour lent
C'est une charge de travail (mais rémunérées à terme par le rendement)
C'est un élément majeur de "rugosité du paysage" apte à réduire les risques de tempêtes et leurs effets destructeurs (les assurances peuvent donc un peu être mise à contribution (?)
C'est la création d'une ressource en énergie renouvelable, autrement dit, à échéance une source de bûches ou de bois broyés (élagages).
Ce maillage et ces effets sont autant nécessaires en zone céréalières qu'en zone d'herbages.
Ce n'est clairement pas mode auprès de la grande majorité des producteurs. (travail supplémentaire "non productif")
C'est aussi l'abri pour tous les auxiliaires de l'agriculture
Réponse à ABEL BENAMZA : ce n'est pas l'europe de soutenir les revenus de l'agriculture. On doit raisonner au niveau de la marge brute et non du revenu finale. La marge se module grace à deux leviers principaux : l'itineraire technique (choix des rotations, des variétés, charge de mécanisation) en gros le relation cout/benefice des pratiques ; et l'itinéraire de valorisation (filière courte, bio, interprofession et filière dynamique...).
Selon Didier ROINSON (cer) il faut "considérer les DPU (aides direct) comme une aide à l’adaptation des pratiques
et des structures, et non comme un soutien permanent au revenu
et à l’investissement"
Les aides directs sont (et seront de plus en plus) un accompagnement et non une finalité ou le seul élément de stabilité de l'exploitation.
La nouvelle reforme de la Pac de 2014 (harmonisation des aides) pourrait permettre indirectement aux exploitants de reprendre la main sur les itineraires de l'exploitation.
Cordialement