"En matière de justice, je prétends faire mieux avec autant de moyens"
22 mars 2012
François Bayrou, candidat à la présidence de la République, était en visite ce matin à Beauvais afin de rappeler ses propositions en matière de justice et de sécurité.
« Je prétends faire mieux avec les mêmes moyens ». Dès son arrivée au Tribunal de grande instance de Beauvais, François Bayrou allait à contre-courant des litanies de promesses « de circonstance » en période électorale. Parmi les propositions phares de François Bayrou en matière judiciaire, « la reconnaissance d’une justice indépendante ». Ce qui se traduit dans les faits par une nomination du Garde des Sceaux soumise « à l’approbation d’une majorité qualifiée au Parlement devant lequel il sera responsable et par qui il pourra être censuré ». Le candidat à la présidence de la République a profité de cette halte au Palais de Justice pour constater « le remarquable travail » des personnels judiciaires qu’il a mis un point d’honneur à saluer et pour s’enquérir de l’état des procédures en cours. A l’heure où de nombreux tribunaux sont littéralement engorgés, le Palais de Justice de Beauvais n’échappe malheureusement pas à la règle. Les juges d’application des peines ainsi que les juges d’instruction croulent sous les dossiers. Les « petites mains » du tribunal, à savoir les greffes ou encore les auxiliaires de justice ne sont pas non plus épargnés par ce flot ininterrompu de dossiers et de procédures. « C’est anormal, totalement anormal de travailler dans de telles conditions », a fustigé François Bayrou.
« Il fallait que force reste à la loi »
Après avoir loué « les qualités exceptionnelles », des personnels judiciaires, le candidat à la présidence de la République n’a pu échapper aux questions relatives à l’actualité. Les journalistes se massaient sur le parvis du tribunal pour recueillir la réaction de François Bayrou sur le décès de Mohamed Merah : « Il fallait que force reste à la loi. C’est chose faite ». Avant de rendre un hommage appuyé au sang-froid des forces d’intervention : « Je tiens particulièrement à remercier les forces de police et de renseignement d’avoir mis un terme à ce drame ». Interrogé ensuite sur son discours de lundi dernier à Grenoble, François Bayrou a tenu à réaffirmer son attitude responsable dans cette campagne : « Ne comptez par sur moi pour participer à quelque polémique que ce soit sur un sujet aussi sensible et où des gens ont perdu la vie », a rétorqué le député des Pyrénées-Atlantiques.
« Dommage qu’on ait pas encore l’âge de voter »
François Bayrou a ensuite quitté le Palais de Justice pour rejoindre le centre-ville où il devait s’entretenir avec la presse locale. de nombreuses personnes se retournent sur son passage, surprises parfois interloquées de croiser, en toute simplicité, un candidat à la magistrature suprême en centre-ville. Jérémy et Hugo, deux jeunes garçons d’une quinzaine d’années prennent la pose avec le candidat : « C’est dommage qu’on ne puisse pas voter, sinon on aurait voté pour lui », soulignent enthousiaste les deux jeunes hommes. Un peu plus loin, Josiane, de retour du marché qui revendique pourtant volontiers « des accointances avec l’UMP » selon ses propres termes souligne le côté rassembleur du candidat : « La politique me fatigue mais François Bayrou a l’avantage de ne pas être aussi clivant que les autres. Il ne fait pas d’idéologie et reconnaît qu’il y a de bonnes idées partout », admet-elle.
François Bayrou a, par ailleurs, profité de sa présence en centre-ville pour aller saluer l’édile de la ville, Caroline Cayeux. Une rencontre placé sous le sceau de la courtoisie républicaine. Avant de tirer sa révérence, François Bayrou a tenu également à distinguer le personnel de mairie « pour son formidable travail au quotidien ».
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Bonjour, F Bayrou a-t-il l'intention de se rendre au rendez-vous de l'Institut Pour la Justice à Pais le 31 mars 2012 ?
Merci Hubert Vidal
Les problèmes de la Justice dans notre pays, ce n'est pas de voter des lois toujours plus répressives, et d'avoir fait une réforme à l'emporte pièce. Mais, il s'attaquer au chantier de la prison et discerner qui relève de la prison et voir quel travail faire sur ces prisonniers pour leur amendement et non pas comme c'est le cas, la confirmation dans leur délinquance. C'est anormal qu'un jeune qui est passé par les mains de la Justice, se retrouve à 23 ans être le pire des assassins. Il faut encadrer les jeunes dés leur petite enfance pour qu'ils se structures. Cela veut dire aussi un travail de terrain y compris associatif pour offrir des moyens de se réaliser autrement que dans la violence et la destruction. Pour cela il faut beaucoup de respect, pour ces éducateurs, pour ces jeunes manquant de structure familiale et éducative