Jeunesse
Les jeunes en France sont les grands absents du débat politique dans notre pays. On a connu un temps - je ne parle pas de générations antiques, je parle de nous - où les jeunes entraient dans la vie avec des chances intactes, où leurs parents leur garantissaient au moins qu'ils pourraient défendre leurs chances, où la société était organisée. Ceci est je crois très important, pour que des chemins existent du bas vers le haut, accessibles à la force du poignet. Certes il fallait faire des efforts, mais c'était accessible : bourse, concours, méritocratie républicaine. Et tout cela a disparu ! La société est organisée de telle sorte que sa complexité la rend incompréhensible à tous ceux qui n'ont pas les bonnes clés. Quel parcours choisir ? Quelle langue choisir ? Quel établissement ? Quelle formation ? Quelle école ? Quel diplôme ? Les uns savent et les autres ne savent pas.
"Les jeunes sont victimes d'une absence de reconnaissance"
La situation des jeunes issus des familles socialement et culturellement déclassées, cette situation est aujourd'hui un désespoir et cela ne dépend pas seulement de la récente crise économique. Cela dépend d'une dérive de la société française que chacun peut constater, s'il accepte de sortir de son quartier, pour aller rencontrer ceux qui, hélas, sont tous les jours par millions victimes de la situation qui empire. Même les formations qu'ils suivent débouchent sur une absence de reconnaissance, une absence d'emploi. Ils sont bac+3, bac+4, quelquefois bac+5 ou +7, et désarroi. Les familles sont humiliées. J'en connais qui sont docteurs, ils ont passé des tests et ils n'ont rien, et personne ne les avait avertis.
Ceci est pour moi très important. Il n'y a plus de carte de la réussite, de carte au sens carte routière. Il n'y a plus de carte de la réussite qui montre les chemins à suivre quand on vient de loin. Autrefois, dans la France républicaine, dans celle que beaucoup d'entre nous avons connue dans notre enfance et dont nous avons vécu, le chemin était balisé. Il ne l'est plus. Je vous le dis, la pire injustice, c'est quand un jeune garçon ou une jeune fille qui veut en sortir, qui a l'envie, le désir, l'envie de se battre, ne sait plus quelle route suivre pour en sortir parce qu'il n'y a plus de route. L'orientation est devenue un dédale et un labyrinthe.
J'évoque à peine, si j'ose dire, la question du chômage, car le chômage est plus lourd pour eux que pour les autres. Le chômage des générations les plus jeunes atteint 25 %. Dans des quartiers entiers, on est à plus de 50 %. À ce moment-là, on est un pays qui est en perdition.
"Exigeons que l'on pense aux jeunes dans toutes les décisions"
Le sac de voyage de cette génération est chargé de plomb parce que la dette exigera un prélèvement de leur travail pendant des décennies. Il faut voir à quoi ce prélèvement pour rembourser la dette est comparable, il faut voir ce que l'on prendra aux Français pour payer la charge de la dette si on continue. Eh bien on nous rebat les oreilles, on entend beaucoup parler, on a entendu parler ce matin du grand emprunt. Ce qu'il faudra prélever sur le travail des jeunes, c'est au moins un grand emprunt tous les ans. Cela veut dire que les jeunes qui ont 20 ans aujourd'hui, pendant 20 ans, tout l'impôt sur le revenu qu'ils paieront, tout le prélèvement sur leurs efforts et leur travail, tout ce qu'ils devraient dégager pour préparer l'avenir, cette génération le donnera sous forme de rente, moitié à l'endroit des plus riches du pays et moitié à l'endroit de l'étranger. Vous connaissez une génération que l'on a ainsi plombée, vidée de sa substance ? Je dis que les jeunes français devraient instruire à l'égard des gouvernants qui les ont placés dans cette situation un procès pour non-assistance à génération en danger.
Il y a toute la question de comment peut-on aider des jeunes à passer le moment difficile où ils n'ont pas encore d'emploi. Ça, c'est un chantier prioritaire. Il y a tous les chantiers qui touchent à la prévention, à la santé, qui comptent beaucoup et les organisations étudiantes les avaient à l'esprit, en tout cas quand j'étais en relation avec elles. Et il y a tout le chantier, qui pour moi est très important, de l'initiation professionnelle. En France, on vit avec l'idée qu'on fait des études pour faire un métier. Selon moi, et avec plein d'expériences de vie, on devrait découpler les deux. On fait des études et on se forme à un métier. Ce n'est pas nécessairement le métier commandé par les études. On peut très bien faire des études de philosophie et derrière être directeur des ressources humaines. Car le plus important reste l'emploi. Si vous ne donnez pas de "taf", comme disent les jeunes, si vous ne leur donnez pas de travail, vous ne leur donnez pas grand-chose.
Beaucoup me diront, 'mais François fais attention, ce sont les plus âgés qui votent', quelquefois ils disent 'ce sont les vieux qui votent'… Je suis certain que ceux que l'on dit vieux sont les parents et les grands-parents des plus jeunes, qu'un pays est une famille. Je récuse le calcul égoïste. Un pays, c'est comme un arbre ; les fruits valent ce que valent les racines. C'est un ensemble, que nous devons défendre. C'est un écosystème.
Je revendique que nous soyons, dans la vie politique française, les avocats et les défenseurs des jeunes, ceux qui exigent, en leur nom, que l'on pense à eux dans toutes les décisions, surtout les décisions qui concernent l'avenir lointain, même si d'autres ont choisi de sacrifier l'avenir au présent.
François Bayrou










Je vais donner mon avis général.
L'idée de Fabrice Roger me paraît très intéressante et tout à fait faisable.
On suit des cours pour obtenir un métier. Mais au final on n’a pas d'expérience même les stages qu'on peut réaliser lors de la formation scolaire n'est pas considéré par les employeurs comme "Expérience". Les jeunes diplômés sont donc obligé de passer par une étape chômage souvent très longue et difficile et doivent accepté des petits boulots minables très peu rémunéré (donc diplôme inutile) pour obtenir quelque chose qui ne correspondent pas à leur domaine de compétence. Ce phénomène entraine aussi parfois la délinquance qui touche surtout les jeunes qui ne travaille pas ou issus de famille avec des difficultés financières (ex : ils volent pour subvenir au besoin de leurs famille).
On n'en parle pas ou très peu mais le RSA n'est pas une solution efficace je dirai même qu'elle a un effet pervers. On donne prioritairement de l'emploi au chômeur certes mais les jeunes qui on terminé leurs études ne sont pas embauchés (conditions : avoir 25 ans, ou alors avoir 1 enfant. Avoir 12 mois de chômage minimum). Les entreprises et les collectivités profitent de ce système en employant les personnes bénéficiant du RSA car ils sont subventionnés par l'Etat. Mais on doit rappeler que pas tous les chômeurs perçoivent le soit disant RSA qui est réservé à une population précise. Un dépassement du plafond de quelques euros par le/la conjoint(e) et hop on y a pas droit car surement trop riches. Pendant ce temps on survit. Mais il faut rappeler que ceux qui sont concerné par les CUI/CAE allocataires du RSA ils ont tout de même un revenus (RSA, ne payent pas d'impôts taxes etc...) les autres n'ont pas droit à l'emploi ni a aucun revenu du genre, sont imposables et ne bénéficient d'aucun dégrèvement que ce soit. Cette situation n'est pas normale!
Il y a aussi le cas de la femme au foyer qui doit élever ses enfants et subvenir aux besoins de sa famille avec parfois rien du tout. Une femme à la maison c’est tout de même une femme qui travaille et elle mérite d’être rémunéré car elle travaille toute sa vie, ne touchera pas de retraite ou autre revenu quel qu’il et mieux s’occuper d’elle c’est réduire la délinquance.
Le SMIC, parlons en! Comment vivre avec 1000 euros net par mois quand on doit payer les impôts, faire les courses, payer le loyer, l'assurance, la mutuelle, l'essence/gazole pour pouvoir allé travailler et subvenir aux besoins de sa famille. Si on a un petit crédit voilà on enlève tout ça, il ne nous reste plus rien. Comment avancer dans de telles conditions?? De plus les cotisations salariales, à quoi servent-elles? A payer la vie des autres?? Renflouer les caisses de l'Etat??
Et la Retraite à 66 ans franchement qui y croit? Pour toucher quoi?? On travaille une vie entière, on cotise. Parfois on n'a pas le temps de percevoir quoi que se soit parce qu'il est trop tard. Travaillé à 65 ans, parfois dans la maladie, la fatigue. On est moins performants, moins productifs. Ce n'est ni bon pour l'employé ni pour l'entreprise et encore moins pour les jeunes car les postes ne se libèrent pas et la priorité c'est de gardé l'effectif vieillissant.
Il faut agir!
Et moi çà m'interesse de donner mon avis car jamais je n'ai été interrogée par un institut de sondage. Tout d'abord aujourdhui j'ai regardé avec mes fils jeunes adultes le discours sur "instruire". Il n'y avait pas cette logorrhée verbale si chère aux politiques
J'en ai discuté avec mes fils jeunes adultes ensuite. Ce que nous en avons retenu : un programme clair et précis
Pour moi qui ai élevé seule mes fils (j'ai 62 ans) tout en ayant un job et des fonctions dans le bénévolat il me tarde de voir que les femmes soient enfin reconnues pour leur valeur. Que l'on arrète de jeter l'opprobe sur le foyer monoparental que mes copains gays puissent enfin se marier et adopter. Un regret que l'on parler beaucoup des gens de la terre et pas assez de c eux de la mer
Aujourdhui j'ai, nous avons enfin eu de l'espoir, nous savons que ce ne sera pas facile mais nous sommes surs que nous y arriverons
Merci à vous Monsieur, et à votre équipe