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Charles de Courson défend le programme de François Bayrou
Charles de Courson répond, dans un communiqué, aux critiques du ministre de l’Economie et des Finances sur le programme électoral de François Bayrou. Le porte-parole du groupe sur les questions budgétaires, rappelle notamment le coût du programme du candidat UMP – entre 50 et 66 milliards d’euros contre 27,5 milliards pour François Bayrou selon les calculs de l’Institut de l’entreprise. Charles de Courson ajoute que les dépenses nouvelles de son candidat à l’élection présidentielle sont toutes financées, sans cession d’actifs publics contrairement à la politique budgétaire menée par Thierry Breton lui-même.
"La critique émise par Thierry Breton à l’égard du programme électoral de François Bayrou
selon laquelle ce dernier ne permettrait pas de réduire l’endettement public de la France est
savoureuse.
1. M. Breton soutient le programme électoral d’un candidat, Nicolas
Sarkozy, dont le coût est estimé par l’Institut de l’Entreprise à 50 Milliards
d’euros et même à 66 milliards si l’on tient compte de sa promesse de réduire le poids
des prélèvements obligatoires de 4 points de la richesse nationale en deux législatures. De plus,
le financement de ce programme n’est pas assuré puisqu’on ne trouve que 9,7 Milliards
d’euros d’économies dont l’essentiel n’est pas crédible, en particulier le
non remplacement pendant 5 ans d’un départ à la retraite sur deux qui aboutirait à supprimer
220 000 emplois, soit 10% du nombre de fonctionnaires, alors que le candidat Sarkozy ne veut
réduire ni les effectifs de la Défense, ni ceux de la Police ou de l’Education Nationale et
veut accentuer les effectifs de la Justice et de la Recherche. Le programme de Nicolas Sarkozy
aggravera les déficits publics et l’endettement de la France.
2. Le coût brut du programme de François Bayrou est de 27,5 Milliards
d’euros et de 21 Milliards d’euros nets des plus-values des recettes fiscales et
sociales liées à l’accroissement du nombre d’emplois induits par les deux mesures
relatives aux emplois francs et aux heures supplémentaires. Ces 21 Milliards d’euros sont
entièrement financés par quatre économies. Les plus-values annuelles de recettes de l’Etat
estimées prudemment à 14 Milliards d’euros sur la base d’une croissance constatée de 2%
et d’une inflation à 1,8%, seront consacrées pendant trois ans, pour moitié à la suppression
des 22 Milliards de déficit de fonctionnement du budget 2007 ; l’autre moitié des plus-values
sera consacrée au maintien en euros constants des moyens de l’Etat. Cette stratégie
budgétaire permet de ramener le poids de la dette publique dans la richesse nationale à 60%, sans
cessions d’actifs publics.
3. La baisse, en 2006, de deux points de l’endettement public dans la
richesse nationale dont se félicite M. Breton a pour l’essentiel été obtenue par la cession
massive d’actifs publics pour près de 18 Milliards et par des opérations de trésorerie à
hauteur de 17 Milliards. Quant aux prélèvements obligatoires, ils ont encore augmenté en 2006, de
0,4 point de la richesse nationale atteignant 44,4% de cette dernière, soit une hausse de 1,3 point
en cinq ans contrairement aux promesses faites lors de la campagne électorale de 2002.
4. Concernant les deux emplois francs, M. Breton prétend qu’il
s’agit d’une mauvaise mesure qui, d’après lui, créerait un effet d’aubaine
pour 6 millions d’emplois en France. M. Breton n’a certainement pas lu le projet de
François Bayrou qui ne vise que les emplois supplémentaires créés sous forme de Contrat à Durée
Indéterminée ; cette mesure plébiscitée par les Petites et Moyennes Entreprises et les Très Petites
Entreprises ne correspond probablement pas au monde des grandes entreprises que fréquente M.
Breton".