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Charles de Courson : "Le pluralisme médiatique entraîne le pluralisme politique, défendu par François Bayrou !"

13 février 2007

Le député de la Marne était l'invité de Bfm dans l'émission de Philippe Manière. Que proposent l’UDF et le PS pour favoriser le pluralisme dans les médias ? Voilà la question sur laquelle était invité Charles de Courson de réfléchir. Il a exprimé à nouveau les préventions de François Bayrou à l'égard des grands groupes industriels concentrant plusieurs médias sous leur coupe.

A Philippe Manière qui doute d'un manque de pluralisme médiatique, Charles de Courson répond en citant les faits. "Il n'est que de constater les diverses remontrances du Conseil supérieur de l'audiovisuel, qui n'a aucun moyen juridique, financier de faire respecter." Les règles qu'il a lui-même édictées, ou que la Loi sur l'audiovisuel public, sont bafouées régulièrement, sans que cela ne choque vraiment personne. Sauf les Français qui se sont déclarés à 82% choqués par cette bipolarisation excessive, favorisée par une presse audiovisuelle contrôlée par de grands groupes financiers ayant partie liée avec l'Etat. Par exemple les ensembles Dassault, Lagardère, ou Bouygues. Dassault avec ses activités dans l'armement, est propriétaire du journal Le Figaro et soutient ouvertement Nicolas Sarkozy. Lagardère possède Europe 1, le groupe Hachette-Filippachi et Bouygues, qui dépend pour beaucoup des marchés publics de bâtiments et travaux publics, a la haute main sur Tf1, la plus grande chaîne de télévision d'Europe. Charles de Courson se dit obligé de constater un risque de danger pour la démocratie d'opinion. "Quand le Csa fait remarquer ce déséquilibre, aucune sanction ne tombe." fait-il remarquer. François Bayrou et Charles de Courson demandent que des groupes financiers dépendant de commandes de l'Etat ne puissent pas disposer d'un rapprochement entre les titres de presse, les chaînes de radios et de télévision. "N'y a-t-il pas collusion d'intérêt ?" demande-t-il. Lors de la campagne pour l'élection présidentielle, François Bayrou propose que les membres du CSA soient, comme pour toutes les autorités de régulation, désignés à la majorité qualifiée des deux tiers ou des trois cinquièmes de l'Assemblée nationale.

Radio Bfm


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