"Immigration : pour une politique globale"
Prononcé par :
François Bayrou le : 22 février 2006
Le concept d'immigration choisie est un leurre. La politique d'immigration ne soit pas la conséquence des effets de balancier de chaque alternance. La qualité principale d'une politique d'immigration doit être d'être une politique durable.
( Seul le prononcé fait foi)
Je voudrais avancer quelques pistes, davantage sur le sujet de l'immigration que sur celui de
l'intégration, sur lequel la table ronde a ouvert des pistes.
Je voudrais dire un mot de la discrimination positive. Nous avons un modèle différent à
mettre en face : le modèle de l'égalité réelle. Ce que nous vivons aujourd'hui, c'est un modèle
profondément inégalitaire. La question a été posée du recrutement de grandes écoles ou de classes
préparatoires. Des établissements, généralement du centre ville, généralement du centre ville
parisien, trustent les places disponibles. On a été chercher des élèves dans 23 lycées de ZEP.
C'est mieux que rien, mais ça ne correspond en rien (à l'égalité), Bourdieu dirait que c'est un
alibi. Un modèle égalitaire a été proposé : que ces places soient réparties également entre tous
les lycées. Ce n'est pas une discrimination, c'est une égalité. Que tous les lycées aient un droit
égal à l'accès pour ces classes ou établissements. Tout d'un coup ça change tout. Permettez-moi une
anticipation. Aujourd'hui, les familles se débrouillent pour que leur fils soit scolarisé à Henri
IV ou Louis-le-Grand ; demain, ils se débrouilleraient pour que leur fils soit scolarisé à Rennes
ou au Val-Fourré. Sans dépenser un euro de plus ! Dès cet instant on verrait une diversité sociale,
sans le moindre risque de mouvements de rancœur de Français de souche envers des gens qu'on
aurait positivement discriminés en raison de leur origine.
L'immigration, nous savons tous que c'est un sujet brûlant, en lui-même et parce que c'est un
révélateur, dans notre société en voie de déstabilisation, où se multiplient les fractures.
L’immigration exacerbe ces fractures et les révèle.
La question de l’immigration est aussi une question quantitative. Dans n'importe quelle
communauté humaine, lorsqu'un groupe exogène rejoint cette communauté, une réaction de rejet se
produit. Nous béarnais, lorsque nous avons vu (arriver) des réfugiés espagnols, on a vu une forte
réaction de rejet. Je reviens de Guadeloupe où se développent des réactions de rejet, de racisme,
envers les réfugiés haïtiens, pourtant très proches par l’origine, ou par l’histoire.
Il y a risque de xénophonie, de haine de l'étranger, de racisme.
La responsabilité des hommes d’Etat est donc de maîtriser l’immigration,
quantitativement et dans son rythme, pour éviter que se développe ce racisme.
Maîtriser, cela veut d'abord dire comprendre et savoir. Faute de connaître et de comprendre
l’immigration, on fait de la communication sur des fantasmes là où il faudrait agir sur les
réalités.
Michèle Tribalat nous l’a expliqué ce matin : en France on connaît très mal la réalité
chiffrée de l’immigration. C'est très mal vu de vouloir mesurer l'immigration ! Et même quand
l’information existe, très peu de chercheurs ou de journalistes l’utilisent. Donc très
peu de décideurs.
D'autres nous ont dit que devant la délinquance en bande organisée, si on s’interdit
d’enregistrer la nationalité ou le pays d’origine, facteur de formation de bandes, on
passe à côté d'un élément très important.
On ne peut mesurer la discrimination à l’embauche si on refuse, comme cela a été le cas
en France depuis 40 ans, de la mesurer par des tests scientifiques.
Il y a une réflexion à conduire sur les causes de l’immigration.
La cause principale de l’immigration, aujourd'hui comme il y a des siècles, c’est
la misère. Il n’y a pas, ou il y a peu, d’émigration choisie. Le migrant qui part, part
souvent pour échapper à pire, à la situation économique et sociale de son pays.
Les images du drame de la prise d’assaut des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla
ont bouleversé l'opinion française … Quand on résume l'opinion française au mouvement de
rejet, on ne prend en compte qu'une partie de la réalité. Ce sont très souvent les mêmes qui sont
bouleversés quand ils voient ces jeunes hommes se jeter à l'assaut de ces citadelles. Les deux
sentiments existent. Il y a dans la société la double attente, exaspération et sentiments beaucoup
plus constructifs, positifs.
L’immigration est de tous les temps et de tous les continents. Les pauvres partent vers
ce qu'ils croient être l’eldorado. Les pauvres s’en vont chez les riches.
Nous devrions le savoir, car nous Français, Bretons, Pyrénées, nous avons été des terres
d’émigration. Il y a peine un siècle et demi, mes compatriotes parlaient en Amérique du Sud,
du Nord, l'un d'entre eux n'a pas survécu, sa veuve s'est remariée avec mon arrière-grand-père, et
ainsi !…
Nous sommes fiers de voir des Français qui partent et réussissent à l’étranger, pas
seulement mais aussi pour fuir des situations qui ne les épanouissent pas.
Le concept d’immigration choisie est un leurre
Je pense que ce concept d’immigration choisie est un leurre. Quand on dit, comme le
gouvernement, « immigration choisie, plutôt qu’immigration subie », en réalité le sens de
cette phrase risque d'égarer l’esprit public.
S'il s'agissait d' énonçer un choix, immigration choisie ou immigration subie, la réponse
évidemment irait de soi. Mais dans la réalité, l’immigration choisie s’ajoute à
l’immigration subie et ne la remplace pas. L’immigration « haut de gamme » que nous
décrit le gouvernement, avec les aspects que tu as signalés [participante] et qui sont troublants
pour un certain nombre d'esprits ou d'idéaux, s’ajoute à l’immigration « bas de gamme
», elle ne s’y substitue pas, et cette ouverture, je crains qu'elle n'ouvre une nouvelle
vague d’immigration « bas de gamme », en raison du côté eldorado, du sentiment qu'elle donne
d'un appel d'air, c'est un risque.
La France reçoit tous les ans en matière d'immigration clandestine, 70 000 personnes disent
les uns, 170 000 disent les autres, vous mesurez l'écart entre les chiffres. Environ 100 000
personnes sont sous le coup d’arrêtés de reconduite à la frontière. Nicolas Perruchot a dans
sa ville un certain nombre d'immigrés clandestins, plusieurs centaines sous le coup d'un arrêté de
reconduite. Il faut pour en reconduire un, deux gendarmes et au moins une journée. Donc il n'y a
jamais une reconduite à la frontière.
Moins de 20 000 de ces arrêtés sont exécutés, et la moitié de ce chiffre est réalisée en
Guyane... c'est plus facile de traverser le fleuve. Cela veut donc dire que près de 90 % de ces
arrêtés ne sont pas exécutés !
Patrick Weil nous rappelait ce matin : parmi les condamnés à des peines criminelles, qui ont
subi une condamnation complémentaire d'interdiction du territoire, il n'y en a pas le tiers qui
sont reconduits à la frontière !
Evidemment, cette immigration qui n’est que marginalement une immigration de diplômés,
va s'ajouter à l'immigration choisie.
L’immigration « choisie » et le chômage en France
Qu'est-ce qu’il y a sous le concept déroulé par le gouvernement, d’immigration
choisie ?
1. L’idée qu’il y a, comme ont dit, « des boulots que les Français ne veulent
plus faire »
2. L’idée qu’il « faut des étrangers pour payer nos retraites », j'ai entendu ça
hier encore dans les couloirs de l'Assemblée Nationale
3. L’idée qu’il faut drainer les cerveaux du tiers-monde, alimenter notre
recherche,
4. L’idée souterraine qu’il y a là un moyen de réguler le marché du travail, pour
éviter que certains emplois ne deviennent trop chers.
Les boulots que l’on n’arrive pas à pourvoir, le Ministère de l’Emploi
l’a très bien dit et chiffré, ce sont les emplois manuels et non qualifiés. Dans un pays qui
a 4 millions de chômeurs, et beaucoup de chômeurs jeunes, où le chômage n'arrive pas à baisser, je
ne comprends pas que la réponse à ce problème de l'emploi soit d'aller chercher l’immigration
à l'extérieur pour le marché du travail français.
Après la guerre, on manquait de travailleurs, on a été chercher des centaines de milliers,
des millions de parents, pour un pays qui "avait besoin de bras". Ce n'est pas du tout la situation
aujourd'hui ! Nous avons immensément trop de personnes sans travail.
On dit aussi "il y a des travaux extrêmement qualifiés" …
L'Allemagne a ouvert il y a 4-5 ans un programme de cartes de séjour et de travail pour des
informaticiens. Ils n'ont pas réussi en 5 ans à recruter les 20 000 prévus.
Nous avons des dizaines de milliers d'informaticiens au chômage ! profondément atteints par
les changements d'entreprises, peut-être par les délocalisations.
J'en ai parlé l'autre jour sur une radio : j'ai reçu immédiatement des dizaines de mails de
gens qui m'écrivent "enfin quelqu'un se rend compte de la situation qui est la nôtre". Il y a des
politiques de reclassement devant lesquelles on ne devrait pas reculer.
Il y a un immense effort national à conduire ! Réhabiliter les emplois manuels et de service.
Faire qu'il n'y ait plus de travaux, en particulier manuels, désavoués par les Français, si on les
paie convenablement. Former en temps réel. Inciter à la reprise du travail. Développer le concept
d'activité universelle.
Réalité suivante, la réalité démographique. Faire appel à l'immigration pour "payer nos
retraites" ? La France et l’Europe tout entière doivent se poser la question de leur
ressource démographique. Compter sur l’immigration pour l’équilibre démographique,
c’est programmer des déséquilibres auxquels nous aurons bien du mal à faire face.
J'ai lu les études qui disent "il faut 20 millions d'immigrés supplémentaires pour l'ensemble
de l'Europe". Il y a une réalité européenne à laquelle nous ne devons pas nous résigner, que de
voir notre pyramides des âges se renverser.
La question des cerveaux. La loi du monde de l’intelligence, ce doit être
l’échange. On déplore constamment la fuite des cerveaux ! La circulation des étudiants, des
chercheurs, des enseignants, ce doit être la réalité. L'enfermement de l'intelligence dans le
périmètre hexagonal ne correspond pas à la réalité du monde.
La découverte du monde extérieur, en matière d’études, en matière de recherche, en
matière d’expérience professionnelle est la meilleure chose du monde. On ne doit pas mettre
de côté l'objectif de refaire de la France un pays de formation des jeunes, notamment des pays en
voie de développement. Les former, ce n’est pas un moins, c’est un plus pour notre
avenir.
Si ces étudiants étudient effectivement, obtiennent leurs diplômes, réussissent
professionnellement dans l’économie mondialisée, ils nous aideront, ils participeront à
l'image de la France y compris dans leur pays d'origine.
À condition que l’aller prépare un retour, qu'il y ait un échange, un aller-retour. La
grande différence, pour un étudiant africain, entre le Canada et la France ? Au Canada, des visas
permanents, permettant l'aller-retour, sont accordés.
La politique d’immigration doit être une politique européenne
Je remercie Marielle de Sarnez pour le travail qu'elle a fait, notamment avec le programme
Erasmus Mundus, je remercie Jean-Marie Cavada qui préside la "Commission des Libertés" au Parlement
Européen, Nathalie Griesbeck … nos parlementaires européens convaincus que l'immigration est
une question européenne.
Il n'est pas imaginable qu'une politique d'immigration ne soit pas européenne.
Après les régularisations massives des uns (700 000 en Espagne, 800 000 en Italie), ces
personnes franchiront les frontières, ayant une situation régulière dans l'espace Schengen.
La politique de régularisation massive mérite qu'on y réfléchisse. La récente résolution du
Parlement européen dit que ces régularisations massives sont dangereuses, ont toujours donné lieu à
des appels d’air.
Je pense à des jeunes Africains dont on m’a parlé, arrivés clandestinement en Espagne
par Mellilla. Ils veulent être régularisés dans l’espace Schengen, pour cela ils veulent un
permis de séjour espagnol, le plus facile à obtenir pensent-ils, puisque pour l'avoir, il leur
suffit d’obtenir un contrat de travail. Pour avoir ce contrat, pensent-ils, il suffit de
l'acheter. Pour avoir de quoi le faire, il faut qu’ils travaillent clandestinement. Ils
souhaitent donc venir en France, comme irréguliers, pour y gagner de quoi payer leur contrat de
travail espagnol, et obtenir un document de régularisation.
Il faut une politique commune de circulation, de visas, et d'accompagnement des immigrés qui
viennent.
La libre circulation des ressortissants européens.
La France a eu sur ce sujet une position complètement fermée, la Grande-Bretagne et
l’Irlande une position ouverte. Nous devrions être moins fermés que nous ne le sommes sur les
travailleurs originaires d'Europe de l’Est européen ; la décision étant à prendre en avril,
il y a une réflexion à avoir au gouvernement.
Les politiques nationales d’immigration
Il faut une politique nationale d'immigration, d'autant qu'on ne peut pas se reposer sur la
politique européenne qui n'existe pas encore.
La première des politiques nationales d’immigration, c’est la maîtrise de
l’immigration clandestine, en métropole et peut-être plus encore dans les Dom-Tom.
La lutte contre les filières et les trafics d’êtres humains. Les immigrés, pour
l’immense majorité d’entre eux n’arrivent pas seuls. Ils paient pour venir, et
même ils paient très cher. Il y en a qui payent des milliers de dollars et d’euros, il y en a
qui payent des dizaines de milliers de dollars ou d’euros
La lutte contre le travail clandestin. Les immigrés clandestins ne restent que s’ils
peuvent travailler. Le travail clandestin est donc la condition de l’immigration clandestine.
Ce travail clandestin est en réalité peu réprimé, c'est la réalité de la vie de tous les jours.
C'est le volet indispensable de cette politique nationale.
Ce matin a été évoquée la question des travailleurs saisonniers. Peut-être doit-on envisager
la création de cartes et de visas de travailleurs saisonniers pour qu'ils sachent que s'ils
partent, ils peuvent revenir. Sinon beaucoup restent de façon clandestine par crainte de ne pouvoir
revenir.
Les contrôles peuvent devenir plus efficaces grâce aux documents infalsifiables, notamment
biométriques.
De deux choses l’une : ou bien l’immigré n’est pas admis, et dans ce
cas-là, il doit être reconduit, et le plus vite possible avant que ne se créent des liens
familiaux, c'est un risque de la situation dans laquelle nous sommes.
S'il est admis, il faut l'aider, et peut-être l'inciter, et peut-être même l'obliger à
s'intégrer à la société française.
Un contrat d’intégration c'est bien, il y a encore mieux : un programme
d’intégration. Il doit porter sur deux aspects : la langue française, et les valeurs de
société qui sont les nôtres.
Je propose de faire de la maîtrise de la langue et des ces valeurs, une condition de
régularisation. De façon à assurer que les conditions soient claires, et que tout le cercle de
famille soit poussé à (vérifier) ces conditions de régularisation.
Je ne suis pas pour bloquer la régularisation. Je partage exactement le jugement de Philippe
Séguin, exprimé cet après-midi dans le Monde, « dès l’instant qu’on ne régularise plus,
et qu’on se contente de reconduite partielle, on va faire des sans-papiers, ce qui est un
facteur de déstabilisation supplémentaire. »
Je suis au contraire pour qu'on puisse régulariser, sur des critères clairs, des règles
claires, au terme d’une certaine durée (par exemple cinq ans), s'il y a un contrat de
travail, que l'on parle français, que l'on maîtrise notre mode de vie et nos valeurs et nos droits
élémentaires (par exemple ce qui touche le droit des femmes). Il est normal et légitime qu'une
personne dans ce cas soit régularisée ; ce n'est pas une politique généreuse, c'est une politique
d'équilibre.
Ainsi on a les deux volets : maîtrise de l'immigration clandestine, ouverture à ceux qui
veulent s'intégrer. Ça demande un gros effort de la puissance publique. Nous gagnerions beaucoup à
faire de la langue l'instrument-clé de l'intégration à la société française.
Une politique de développement et de co-développement avec les pays d’origine.
Si les mesures réglementaires ou policières peuvent freiner des flux d’immigrants, ce
qui peut les dissuader, c'est que les pays d'origine donnent aux habitants la chance de réussir
dans leur propre pays.
C’est pour cela que l’émigration européenne vers le Nouveau Monde s’est
interrompue, que l'émigration portugaise s'est interrompue … C'est dans la modernisation, le
développement, les chances retrouvées dans la compétition mondiale, que se trouvent les chances
d'inverser les migrations.
Pour cela il faut impliquer les diasporas - j'ai été très intéressé par ce qui s'est dit ce
matin.
Les diasporas africaines en France, par la double culture qu’elles ont acquise, peuvent
jouer un rôle précieux dans l’évolution de leurs pays d’origine.
Les personnes restées au pays comptent beaucoup sur les émigrés, immigrés de chez nous, pour
envoyer de l’argent. Les diasporas envoient effectivement de l’argent, vous savez que
cela représente environ le double de l’aide publique au développement. Mais cela reste en
général argent liquide, ou dons, alors que ces diasporas pourraient investir plus et mieux.
Investir dans les nouvelles technologies, dans le développement agricole,
l’industrialisation, les services, l’économie culturelle.
Les liens économiques et culturels que les diasporas créent entre pays riches et pays
pauvres, ces liens sont essentiels pour réduire la fracture sociale mondiale.
Il est donc très important de permettre que ces élites puissent faire l’aller-retour
entre pays d'origine et pays où elles ont été formées.
Je pense en particulier aux médecins. La situation réservée à un certain nombre de médecins
étrangers en France est indigne. On offre des situations à des médecins dans nos hôpitaux, on leur
refuse un statut de praticien hospitalier. Des médecins formés en France ne se voient pas
reconnaître la possibilité d'exercer la médecine parce qu'ils ont été formés dans nos universités
"à titre étranger". Je connais un couple de médecins africains, en poste dans un hôpital français,
dont on ne laissait pas les enfants venir ! Il y a quelque chose d'anormal dans cette affaire.
De quelle façon faire en sorte que des pays européens puissent organiser la carrière de
médecins, d'ingénieurs, de techniciens notamment agricoles, une carrière en partie dans les pays
européens, en partie dans les pays d'origine ? Ce serait une coopération beaucoup plus intéressante
que celle qui passe simplement par des subventions.
Les décisions politiques qu'il faut prendre
Comme je l'ai dit en introduction, il faut accepter de savoir, réunir les éléments, les
rendre publics, pour que le débat puisse s'emparer non des fantasmes, mais des situations.
De plus, il faut mettre fin au désordre créé dans ce pays par l'éclatement, source de
complexité, d'absence de suivi - c'est toujours la faute de l'autre.
Il faut un ministre chargé de l’immigration et un seul. Qu'il regroupe sous son
autorité les administrations différentes en charge, et assure le suivi des populations qui sont sur
notre territoire ; il devrait même avoir son mot à dire dans les accords de co-développement.
La mention des politiques communes de gestion des flux migratoirees et de réadmission doit
faire partie de tout accord de développement avec des pays tiers. Je crois que c'est l'intention du
gouvernement.
Dans les relations entre États, il y a des intérêts différents et des intérêts communs. Nos
intérêts communs avec les pays pauvres sont considérables : sauvegarde de la diversité culturelle
et notamment de la francophonie, sauvegarde de la planète, pacification du monde, les problèmes de
santé, et tout simplement le respect des droits de l’homme.
Voilà les principes qui me paraissent nécessaires.
Je me suis attaché à une idée. Que la politique d’immigration ne soit pas la
conséquences des effets de balancier de chaque alternance. Les allers-retours sont en cette matière
extrêmement néfastes. Et il arrive que le même gouvernement puisse reprendre deux fois la même loi,
ce que nous sommes en train de vivre !
La qualité principale d'une politique d'immigration doit être d'être une politique
durable.
Mots clés : Intégration, immigration, racisme
immigration , culture
Je viens de lire intégralement le discours de Mr F. Bayrou sur l'immigration : tant de clarté dans sa réflexion donne les larmes aux yeux; vous ne saurez à quel point les Africains francophones préfèrent la France...aux autres pays..sa culture....mais les Francais sont en train de tuer leur propre propre pays parcequ'ils "refusent de savoir"; les Ambassades de ce pays majestueux ne réflètent plus sa rayonnante image : à voir comment les candidats aux visas sont parqués dans les couloirs comme du bétail parfois sous les intempéries...Mr Bayrou, si j'avais été magicien , je vous donnerais les commandes de ce pays...envoyez voir "dans les consulats des autres pays !!!!!!! c'est à croire que ce sont les "suppots" du front national qui vous réprésentent ailleurs Oui pour un Ministre pour l'immigration; POur les médécins étrangers en France : est-ce normal qu'on donne une équivalence d'aide soignant à un médécin spécialisé venant d'ailleurs ? cela rend la France ridicule... il faut qu'on arrete de trainer La France dans la boue.. et seul Mr F.Bayrou peut le faire !
Immigration, Culture
La France a toujours été enviée entre autre pour sa culture. Ceux qui y contribuent et qui aiment ce beau pays sont entre autre : Azouz Begag, Tahar Benjelloun, Mme Assia Djebar qui entre à l’ Académie Française en 2005. Connue et reconnue aux USA et totalement inconnue en France et pourtant elle participe au rayonnement de la langue française aux Etats Unies. ……..Mais une certaine atmosphère en France a fait qu’ elle ne puisse pas y être connue. Des scientifiques, des informaticiens de haut niveaux, des médecins, des spécialistes…..Tous contribuent à la Société Française et sa culture. Info : Pour les médecins étrangers en France, il y’ en a env 7000. Tous payés 1/3 par rapport à leur collègues Français. Est ce normal ? En France on a 6% d’ immigrés, en Suisse 30%. En France on crie au loup, en Suisse c’ est le calme et la sérénité. N’ y’ t-il pas là, une manipulation Arrêtons de nous laisser manipuler. Arrêtons de renter dans le jeu de certains. Arrêtons de nous les monter les uns contre les autres. Bayrou est pour moi synonyme d’ apaisement. Cet Homme est pondéré. Il est le seul à ramener le calme à « la maison ».
Immigration avec papiers
Le sort des personnes sans papiers doit être réglé humainement, c'est un fait. Ne croyez-vous cependant pas que ce sujet masque le fait que de nombreux étrangers ont des papiers en bonne et due forme ? Par ailleurs, pour ceux devenus Français, il est très problématique de constater que faire venir sa famille que ce soit en court ou long séjour est toujours plus difficile car, dit-on, certains utilisent ce biais pour ensuite rester même sans-papiers. Ainsi, ceux qui respectent la loi sont pénalisés pour les éventuels fraudeurs en amont ! Pourquoi ne pas augmenter les contrôles des départs aux dates prévues, des employeurs qui emploient des sans papiers etc.? Sans parler de toutes les difficultés à se renseigner pour les papiers à fournir pour les demandes de visas et autres...notamment les attestations d'accueil qui ne sont absolument pas distribuées comme des petits pains!!!!! Votre ministre de lImmigration règlera-t-il au moins le problème de la difficulté à obtenir le moindre renseignement auprès d'une Ambassade vers qui on nous renvoie pour toute question mais qui ne répond jamais. Ne croyez-vous pas que la France se grandirait à enfin ne plus faire systématiquement ce genre d'amalgame ? Enfin, ne pensez-vous pas qu'il faudrait faciliter l'acquisition de la nationalité française. Une de mes amies a déposé un dossier dans un département puis changé de département et là des papiers ont disparu et il faut qu'elle recommence le dépôt du dossier après plusieurs années. Est-ce normal ?
Immigration avec papiers
Le sort des personnes sans papiers doit être réglé humainement, c'est un fait. Ne croyez-vous cependant pas que ce sujet masque le fait que de nombreux étrangers ont des papiers en bonne et due forme ? Par ailleurs, pour ceux devenus Français, il est très problématique de constater que faire venir sa famille que ce soit en court ou long séjour est toujours plus difficile car, dit-on, certains utilisent ce biais pour ensuite rester même sans-papiers. Ainsi, ceux qui respectent la loi sont pénalisés pour les éventuels fraudeurs en amont ! Pourquoi ne pas augmenter les contrôles des départs aux dates prévues, des employeurs qui emploient des sans papiers etc.? Sans parler de toutes les difficultés à se renseigner pour les papiers à fournir pour les demandes de visas et autres...notamment les attestations d'accueil qui ne sont absolument pas distribuées comme des petits pains!!!!! Votre ministre de lImmigration règlera-t-il au moins le problème de la difficulté à obtenir le moindre renseignement auprès d'une Ambassade vers qui on nous renvoie pour toute question mais qui ne répond jamais. Ne croyez-vous pas que la France se grandirait à enfin ne plus faire systématiquement ce genre d'amalgame ? Enfin, ne pensez-vous pas qu'il faudrait faciliter l'acquisition de la nationalité française. Une de mes amies a déposé un dossier dans un département puis changé de département et là des papiers ont disparu et il faut qu'elle recommence le dépôt du dossier après plusieurs années. Est-ce normal ? Merci par avance de votre attention et éventuellement d'une réponse qui jusqu'à présent n'est jamais venue.
Immigration et chômage en France
On a longtemps méprisé le travail manuel en France, quand les enfants peinaient à l'école il y a plusieurs années, on ne concevait pas de les envoyer vers des CAP ou BEP. Maintenant, on s'aperçoit que nous manquons de tous ces métiers qui requièrent un savoir faire que nos anciens possèdent et ne demandent qu'à enseigner et qui sont une richesse inestimable. Mais encore faut-il valoriser ces métiers au lieu d'en montrer toujours les mauvais côtés. Je suis bien d'accord avec vous en disant qu'il est inadmissible d'avoir autant de chômeurs et de personnes touchant le RMI en France et autant d'emplois non pourvus. A quoi servent toutes ces formations dans les ANPE si elles n'ont pas pour but de combler les besoins vers les secteurs manquants? Il faut s'attaquer à tout çà et ce n'est certainement pas en faisant appel à de la main d' oeuvre étrangère qu'on résoudra la question. Trop c'est trop. Je vous trouve très courageux de vous opposer aux mammouths de la droite et de la gauche qui vous attaquent de toute part. On les a vu à l'oeuvre, il faut passer à autre chose, j'ose espérer que vous ne nous décevrez pas et que vous avez l'équipe gagnante et prête à gouverner.