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Bayrou au forum de Radio J dimanche 18 mai



Invité dimanche au Forum de Radio J, François Bayrou s'est tout d'abord exprimé sur la réforme des institutions; il s'est ensuite prononcé sur le "droit à l'accueil" dans les écoles en cas de grève; il a enfin regretté les critiques récentes de Nicolas Sarkosy à l'encontre de Jacques Chirac, les trouvant déplacées...

Au cours du forum de Radio J , François Bayrou, a mis en garde contre un amendement au projet de loi de réforme des institutions qui interdirait tout déficit budgétaire, et qui ne serait en fait que "de la ruse".
"Cette proposition -écrire dans la Constitution qu'on ne peut pas dans une période normale faire du déficit de fonctionnement pour l'Etat- cette proposition, c'est la mienne (...) et d'ailleurs j'ai déposé un amendement sur le projet de loi institutionnelle pour défendre cette idée", a-t-il exliqué.
Mais "quand j'entends dire qu'il ne s'agirait pas de l'équilibre de la loi de finances, mais que sur un long terme, sur plusieurs années on regarderait... évidemment cela n'a pas de sens", a-t-il ajouté.
"Si nous voulons écrire dans la Constitution que les déficits devront être désormais bannis sauf accident, il faut l'écrire sous cette forme et de manière transparente. Tout le reste, c'est de la ruse", a-t-il ajouté.

Interrogé au cours du Forum sur l'annonce par Nicolas Sarkozy d'un projet de loi sur "le droit à l'accueil" dans les écoles en cas de grève, François Bayrou, l'a accusé  de pratiquer "une stratégie de faire monter la tension et du bras de fer". "La manière dont on fait de ce sujet un sujet de plus d'affrontement entre les parents et les enseignants ne paraît pas aller dans le bon sens".
"Tout ce qui antagonise les parents et les enseignants me parait être une mauvaise affaire pour l'école et le pays". Se déclarant "par ailleurs favorable à l'accueil dans les écoles",  François Bayrou  a ajouté que "ce n'est pas sous forme de bras de fer que doivent se résoudre les problèmes entre les familles et les enseignants français".

Enfin François Bayrou  s'est exprimé sur les récentes critiques de Nicolas Sarkozy contre Jacques Chirac.  "Cette attaque si violente et méprisante à l'égard de Jacques Chirac était déplacée", a-t-il déclaré au Forum de Radio J. Le 7 mai, Nicolas Sarkozy , recevant les députés UMP pour son premier anniversaire à l'Elysée, avait en effet déclaré "Chirac a mis 21 ans à se faire élire. Moi, je l'ai été du premier coup", et: "Il a fait une réforme et demie, son premier septennat s'est arrêté en décembre 1995 sur un recul sur la réforme des régimes spéciaux". François Bayrou a conclu sur ce point en indiquant : "Jacques Chirac est le prédécesseur de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy a été le protégé de Jacques Chirac pendant suffisamment  longtemps, il me semble qu'il devrait se souvenir de ces liens là".



Mots clés : radio J,institutions,déficit budgétaire,grève,enseignement,bayrou

Les derniers commentaires

sevice minimum dans les écoles

Posté par : philippeduffau - 15 juillet 2008 20:04

La situation qui prévalait jusqu'à l'adoption de cette loi sur l'accueil des élèves était la suivante: Lorsque tous les enseignants étaient en grève, l'école était fermée et les parents informés dès que possible donc au minimum 5 ou 6 jours avant le jour de grève afin de permettre aux parents de trouver une solution. Lorsqu'une partie des enseignants faisaient grève, le directeur informait les parents de la situation 5 ou 6 jours avant et précisait que les élèves ne pouvant rester chez eux seraient accuillis. La nouvelle loi tente d'imposer aux communes d'organiser l'accueil alors que celui-ci se faisait déjà et oblige d'informer 48 heures avant. Le gouvernement tente de faire croire qu'il améliore la situation: si nous appliquons la loi nous prévenons les parents 48 heures et non plus 5 ou 6 jours avant comme c'était le cas. Bravo pour l'entourloupe! De plus financer l'accueil sur les salaires des grèvistes relève du vice. Je rappelle ,pour ceux qui ne voient chez les fonctionnaires que des nantis, que de toute façon le salaire des grévistes est retenu. Il faudra trouver d'autres moyens de montrer notre désaccord: la grève du zèle en acueillant les élèves et ne faisant pas cours? La position de François Bayrou, "ne pas opposer parents et enseignants" et donc favoriser la coopération dans l'intérêt des élèves, relève du bon sens. La volonté du gouvernement est d'organiser la désorganisation des services publics qui conviennent majoritairement à nos concitotens pour que le mécontement gagne du terrain et créer ainsi les conditions pour privatiser les services publics.

Le "droit d'accueil des enfants" examiné en conseil des ministres

Posté par : libre - 12 juin 2008 11:54

Le "droit d'accueil des enfants" à lécole dans le cadre du service minimum d'accueil était examiné en conseil des ministres hier. Il prévoit que lorsqu'au moins 10 % du nombre total d'enseignants des écoles publiques d'une commune ont l'intention de participer à une grève, la commune organise un dispositif d'accueil des élèves.
Poser le problème comme ça est idiot. Je vous explique.
Dans l'école où je travaille (école primaire) il y a 7 classes, donc 7 enseignants. La plus petite classe a 18 élèves et la plus grande 30. 10% des enseignants, ça fait grosso modo 1 enseignant (on peut pas avoir 0,7 enseignants). Prenons large et disons que c'est l'enseignant qui a 30 élèves qui fait grève. Elle (car c'est une dame) prévient les parents à l'avance (même sans loi l'y obligeant) et ceux-ci s'arrangent pour caser leurs gosses chez la nounou, les grand-parents ou autres. Au final, sur 30 élèves il va n'en rester tout au plus que 4 ou 5 qui n'ont d'autres solutions que d'être accueillis à l'école.
On va organiser un service d'accueil pour 4 / 5 élèves ? Organiser ce service, ça veut dire que la mairie fait passer des mots à distribuer demandant aux parents de faire savoir s'ils ont besoin que leurs enfants soient accueillis à l'école et prévenir le personnel de l'accueil prériscolaire pour qu'il soit là le jour J aux heures de l'école. Chez nous, c'est comme ça que ça se passe. Tout ça pour 4 / 5 élèves ? Non. Le mieux est de les accueillir dans les autres classes.

Fidélité mal récompensée

Posté par : libre - 10 juin 2008 19:00

Le Nouveau centre dénonce des "pressions" de l'UMP (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080610.OBS7875/le_nouveau_centre_denonce_des_pressions_de_lump.html?idfx=RSS_notr).
Et voilà comment leur fidélité est récompensée. Leurs amis de l'UMP tentent de leur piquer leurs élus.

Annulation de mariage en appel

Posté par : Broceliande55 - 4 juin 2008 10:25

A la question qui lui a été posée par Christophe Barbier sur LCI au sujet du mariage annulé par décision de justice, François Bayrou a parfaitement répondu : "J'ai entendu dire que l'épouse était consentante pour annuler ce mariage", et : "C'est à la justice de décider en appel". En première instance, la décision a été prise non pas sur la notion de virginité, mais sur celle de mensonge. Sous réserve que les ex-conjoints veuillent véritablement faire appel (car en fait, on parle peu d'eux, aux détriments de l'incursion de l'islam dans les lois de la République), ce sera au juge d'examiner si le consentement de l'épouse n'a pas été faussé. Une fois encore, les enseignements à tirer de cette affaire sont qu'il faut prendre en compte les pressions qui s'exercent sur les femmes musulmanes par leur entourage, en tirer les conséquences, et se donner les moyens de faire appliquer les lois républicaines issues des principes de laïcité.

Préceptes religieux et laïcité

Posté par : Broceliande55 - 2 juin 2008 10:39

Afin de compléter mes propos sur ce mariage dissous entre des conjoints de confession musulmane, j'aimerais dire ceci : en tant que catholique pratiquant, je suis opposé à l'avortement. Jusqu'au XVIIIème siècle, les femmes ne pouvant élever un enfant non voulu pouvaient aller le déposer discrètement à la porte d'un couvent, et savaient qu'il serait recueilli et élevé. Ces femmes étaient rejetées par la société de l'époque, ne l'oublions pas, et lorsqu'elles avaient le courage de garder leur enfant, la naissance était inscrite à l'envers sur le registe paroissial (vu en Bretagne). Nous ne sommes plus au XVIIIème siècle, et c'est bien ainsi ; mais depuis cette époque, la séparation des Eglises et de l'Etat n'a pas su - ou pu - créer les structures suffisantes pour accueillir et accompagner ces femmes, et notre société n'a peut-être pas évolué au point que l'entourage de femmes en détresse se montre peinement solidaire. Alors le recours à l'avortement est regrettable, mais il s'avère parfois nécessaire, soyons-en conscients.

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