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Tirer le peuple vers le haut et rassembler pour redresser le pays !

13 avril 2007

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François Bayrou était l'invité des "4 vérités" sur France 2. Le candidat interviewé par Roland Sicard a réagi à l'actualité et aux "dérapages contrôlés et multipliés" de Nicolas Sarkozy pour "chercher à se rapprocher du Front national". Les dirigeants ne sont pas là pour "tirer les peuples vers le bas" comme le souligne François Bayrou. Et il prend en exemple le courage politique d'Azouz Begag, d'assumer ses convictions publiquement. Il a rappelé que des personnalités de gauche et de droite, compétentes, expérimentées, de bonne volonté, savent que cette idée de se rassembler au-delà des clivages est une idée juste compte tenu de la gravité de la crise que traverse le pays.

Interrogé sur la proposition de Brice Hortefeu, Secrétaire général délégué de l'UMP, d'introduire une "dose" de proportionnelle, François Bayrou répond qu'il faut introduire un grand nombre de députés par le scrutin proportionnel : la moitié des députés à l'Assemblée. Et cela n'a pour but que l'équilibre du système représentatif, et non des objectifs peu avouables et électoralistes, d'après le candidat à la présidentielle. "Il est possible que se greffent des intentions mystérieuses ou des clins d'yeux dont toute la presse parle et que je n'ai pas à commenter davantage".
"Le plus important, ce sont les dérapages contrôlés et multipliés que Nicolas Sarkozy fait en direction" du Front national, dont il présente "énormément de signes, énormément d'affirmations qui montrent qu'il a décidé d'aller au premier tour se rapprocher du FN" a-t-il analysé. Le candidat béarnais a relevé que cela était "visible depuis plusieurs mois" et que "cela préoccupe un grand nombre de républicains".

De plus, François Bayrou a souligné les "outrances" du candidat de l'UMP dont certains des propos sur l'Allemagne, font "frémir", reprochant à Nicolas Sarkozy de "ramener au peuple allemand le drame, le crime hitlérien".

Pour rappel, à Nice, le 30 mars, Nicolas Sarkozy avait déclaré que "la France n'a pas à rougir de son histoire", n'avait pas "commis de génocide", ni "inventé la solution finale". Par ailleurs, dans Philosophie Magazine, il a qualifié d' "énigme" le fait que le peuple allemand ait "participé par son vote à la folie nazie". "Il y a beaucoup de nations à travers le monde qui traversent des crises sociales, monétaires, politiques et qui n'inventent pas la solution finale ni ne décrètent l'extermination d'une race", avait dit le candidat UMP.
Au cours de l'émission des "4 vérités", François Bayrou a défini ce qui, pour lui, était le rôle des dirigeants : "Ce ne sont pas les peuples qui sont responsables des crimes de leurs dirigeants. Ce sont les dirigeants qui sont responsables lorsqu'ils tirent les peuples vers le bas [...] vers les pulsions les plus négatives".

Il a ensuite souligné le courage politique, trop rare, d'Azouz Begag, de décider de quitter le Gouvernement, "pour reprendre sa liberté de parole", avant de désigner quel était son principal adversaire : "L'adversaire principal pour moi. C'est ce groupe de [hommes et femmes] politiques en France qui veulent que l'avenir soit toujours fondé sur la division du pays [...] ce qui nous a amené à cette crise dans laquelle nous sommes plongés".

Étant donné la gravité de la crise, pour le candidat à l'élection présidentielle, "ce qui est indispensable, c'est d'être capables de faire travailler ensemble des gens venant des camps différents. Des gens qui se sont opposés hier, et qui désormais doivent joindre leurs forces pour redresser le pays".

François Bayrou a démontré qu'il n'avait pas pensé à cette idée soudainement. Depuis déjà longtemps, "des personnalités de droite et de gauche, nombreuses, compétentes, expérimentées, de bonne volonté, ont compris que cette idée était la plus juste". En illustrant son propos par l'exemple allemand, pays dirigé par un gouvernement de coalition dont les forces politiques proviennent de la droite, de la gauche, du centre, il affirme que l'expérience en question se réalise dans plusieurs pays d'Europe et fonctionne efficacement. "Vous voyez bien qu'en 18 mois (en Allemagne) les résultats obtenus sont époustouflants". "Il sont nombreux, à gauche comme à droite, à penser que les frontières du passé n'ont plus leurs valeurs" a-t-il enchéri.

Pour le candidat à la présidentielle, il y a une double prise de conscience :
- Quel projet allons-nous porter ensemble et qui puisse être opposé à un projet d'affrontement dont on voit les risques ?
- Quelle majorité nouvelle allons-nous pouvoir bâtir en tendant la main d'un côté et de l'autre ?

"Parce que j'ai bien l'intention de tendre la main du côté de la gauche ouverte et décidée, réaliste et du côté de la droite" a-t-il souligné.
En conclusion, François Bayrou a affirmé que "nous allons avoir une confrontation importante". Il y a "une volonté de trouver un projet républicain pour l'avenir de la France". Et le deuxième tour le démontrera d'après lui.

France 2


Les derniers commentaires

sarko historien faut pas rêver

Posté par : GIGI - 16 avril 2007 13:49

Vraiment ce sarko..

A la lecture de ce compte rendu de l’émission de F2 je me dis quand même SARKO quel coco

Il est le mieux placé pour comprendre les dérives d’un peuple puisqu’il agite lui-même en toute bonne conscience toutes les ficelles de la manipulation du peuple, celles des médias de ses réseaux, des identités communautaires, des religions, des vrais fausses affaires, du j’ai changé j’ai pas changé du bâton et de la carotte, colères capricieuses, injures à l’encontre de ceux qui ne sont pas des bénis oui oui de sa parole d’évangile, anathèmes en tous genres, division dissension vision raciale et héréditaire ( génétique pour faire court) accointances douteuses
franchement il est trés bien placé pour comprendre ces histoires la
Et pour quelqu’un qui se voit en grand timonier du futur il regarde avec beaucoup de mesquinerie en arrière

Les leçons de l’histoire méritent mieux beaucoup mieux que ce questionneur de l'histoire si peu scrupuleux

A toute fin utile on ne peut certes pas ramener la grande guerre à l’holocauste mais le déclenchement de cette guerre monstrueuse est tout aussi énigmatique l’esclavage idem qui ne sont pas deux évènements , en autre, dont on puisse être fière…quand même

La fierté n'a pas grand chose à faire avec l'histoire surtout quand elle est aussi pitoyablement instrumentalisée

comment avoir confiance en Sarko c'est mon enigme à moi.. je ne comprends vraiment pas


Journal midi-13 heures de FR3

Posté par : bcuny - 14 avril 2007 13:39

Retraité, jai l'occasion de regarder régulièrement les journaux de midi de FR3; cette chaîne publique privilégie systématiquement le débat gauche-droite, remplit le chapitre campagne présidentielle des meetings Royale, Sarkozi, Le Pen, Voynet et autres petits candidats dont le dénominateur commun est d'être anti-européens. François est évoqué incidemment en relation avec le débat gauche-droite; on lui donne trés peu la parole et on évite quasi tout le temps de donner un écho à la foule enthousiaste de ses meetings... Il serait intèressant de confier à une équipe le visionnement des journaux de midi-13 heures de cette chaîne publique sur les quinze derniers jours, si, bien sûr, ils sont enregistrés quelque part...

Fuir la "bête immonde"

Posté par : civispacem - 14 avril 2007 12:35

Un article de l’agence de presse “GUYSEN Israel News" m’avait interpellé sur le danger du retour en France de ce qu’il nommait la “bête immonde”, et incitait à bien choisir le futur Président. Le 10 avril j’ai vu cette “bête immonde” là au bas de mon immeuble. Sa victime ? Une petite femme ayant vécu aux états unis, ancienne pharmacienne, appréciée de l'ensemble des habitants de ma résidence. Aidée de deux autres femmes elle chargeait avec peine son vieux 4x4 stationné pour la circonstance devant l'accès parkings. À quelques mètres, sur une petite placette dominée par une statue de Marianne et servant de terrasse au bistrot voisin, un individu d'une trentaine d'années éructait, couvrant d'invective cette femme, coupable de s'être un jour plaint que les véhicules des clients du dit café stationnaient sans cesse devant notre entrée de parking sur le trottoir. Et la bière aidant un habitué avait décidé de se venger. Ses cris résonnent encore à mes oreilles : "…Tu vas voir après le 22… toi et ton 4x4 …hop en charter …" Et de rire, de haranguer, de prendre une chaise de la terrasse et de figurer un lancer… Et la patronne du bistrot d'attiser, et quelques habitués dont une jeune femme d'acquiescer et d'en rajouter. Ce jour-là dans cette petite ville du 92, la bête immonde est sortie de sa tanière. Ne nous trompons donc pas le 22 avril et le 6 mai quant au candidat susceptible de calmer l'animal…Un homme sachant parler à l'oreille des chevaux par exemple.

pour agnes

Posté par : androme - 14 avril 2007 09:35

Monsieur Bayrou, Avec Agnes, l'auteur d'un commentaire élogieux à votre égard, vous êtes assuré que la Franc-maçonnerie se tient à vos côtés... Selon les "Lumières" qu'elle appelle de ses voeux au travers un mot-clé, les propos d'un quelconque contradicteur sont immédiatement qualifiés, péjorativement s'entend. Cela nous rappelle le terrorisme intellectuel des Staliniens qui ont sévi pendant des années dans notre pays. Pourquoi ne pas entendre un propos et le démonter avec des arguments de la conversation ? Car qui décide ce qui est honteux ou sublime ? Eh bien,je vous donne la réponse : "Les humanistes" (ou les pseudo-humanistes) des ateliers de la Franc-maçonnerie, tous vertueux comme chacun le sait. Pourtant, ils professent des vertues qu'ils n'appliquent pas à eux-mêmes. Du coup, que valent ces valeurs ? Monsieur Bayrou, méfiez-vous de ceux qui vous aiment soudainement bien que vous ayant snobé depuis des décennies. Ils vous préparent un accompagnement "à la culotte". Sympathiquement.

Azou Begag

Posté par : androme - 14 avril 2007 08:48

Je ne suis pas sûr que la "trahison" de monsieur Azouz Begag au gouvernement Villepin soit un atout pour F. Bayrou. Les conversions tardives sont initiées par calcul. Il (Azouz Begag) aurait été bien inspiré de démissionner avant la campagne. Question : à quel moment crachera-t-il dans la soupe centriste ? Sympathiquement

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