La France de toutes nos forces
Lien Permanent Afficher les commentaires 0 commentaire(s) Réagir sur cet article Afficher les commentairesLu 1455 fois Envoyer à un ami

Je suis une exception à ce jeu !

1 octobre 2006

François Bayrou s'est présenté comme le seul candidat du changement dans le camp républicain : il est le seul à vouloir associer dans un gouvernement des personnalités de sensibilités différentes mais d'accord sur l'essentiel. François Bayrou a défendu le "modèle républicain et social français" qui est, à ses yeux, "un modèle d’avenir si nous avons le courage de le faire évoluer, de le faire réussir".

"Le favori du Prix de l’Arc de Triomphe a perdu."  Jean-Pierre Elkabach, meneur de jeu du Grand rendez-vous Europe 1 – TV5 Monde – Le Parisien Aujourd’hui en France, dimanche 1er octobre de 18 heures à 19 heures, insiste pour que François Bayrou y trouve un signe. Au-delà de l’excellence de l’élevage hippique et des entraîneurs français. "Oui, admet le président de l’UDF, pour la présidentielle aussi, les favoris vont être en position difficile parce que les Français veulent récupérer la maîtrise de cette élection. Les forces qui tentent d’imposer un choix préfabriqué seront moins flambardes, alors… Les Français imposeront leur surprise."

François Bayrou approuve la position ferme prise par le président Chirac en voyage en Arménie : "L’absence de reconnaissance du génocide arménien" par la Turquie "pèse très lourd sur notre mémoire commune européenne" et cette reconnaissance est bien "un préalable" à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. Mais il est bien tard : "C’était une faute de la part de la France et de tous les autres signataires" d’engager il y a trois ans les négociations d’adhésion avec Ankara sans ce préalable. De la même manière, la question de l’occupation militaire d’une partie de l’île de Chypre par les Turcs aurait dû être réglée en amont. François Bayrou se montre en revanche réservé quant à la proposition socialiste visant à faire de la négation du génocide arménien un délit : cette question "appartient, me semble-t-il, à l’histoire et à l’équilibre politique de l’Europe, pas à la loi pénale."

Interrogé sur le cas de Robert Redeker, ce professeur de philosophie violemment attaqué pour un texte sur l’Islam paru dans Le Figaro, François Bayrou cite la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et affirme que "la liberté d’expression est la pierre angulaire de notre société." "Il faut que les autorités de la République la soutiennent comme le bien le plus précieux."

François Bayrou se refuse à tout commentaire sur les premières supposées révélations de la précampagne présidentielle (les frères Royal et le Rainbow Warrior…). Il "n’a aucune espèce de trace d’ombre de début d’opinion sur cette affaire", n’a "aucune opinion à avoir sur les frères, les sœurs, les tantes, les cousins de Ségolène Royal », ne se saisit pas de cette sorte de sujet "parce que ce n’est pas le sujet" et ne s’intéresse pas "aux familles régnantes". François Bayrou lance à Jean-Pierre Elkabach : "Vous avez devant vous une exception à ce jeu !"

Mais alors, l’interroge-t-on, si la politique est affaire sérieuse et si l’élection présidentielle se joue sur le fond, "les Français peuvent-ils supporter la vérité ?" "Non seulement ils la peuvent supporter, s’enflamme François Bayrou, mais ils en ont le plus urgent besoin ; ils ont besoin qu’on leur dise enfin les choses !" Les journalistes énumèrent les noms de Jacques Delors, Raymond Barre et Pierre Mendès-France, chantres exemplaires du "parler vrai" mais qui ne furent jamais portés à la responsabilité suprême. François Bayrou accepte avec enthousiasme la filiation qu’on lui propose : "Si je peux avoir l’honneur de reprendre le sillon de Delors, de Barre et, modestement, de Mendès-France, j’en serais très heureux." Que ces hommes-là, de hautes valeur et compétence, pétris "d’exigence morale" n’aient pas été présidents de la République, ce fut "un moins pour la France : ce manque-là a joué dans l’espèce de dégradation française un très grand rôle."

François Bayrou martèle sa certitude que "le jeu de ping-pong" de l’alternance gauche-droite n’a plus d’avenir. Les Français comprennent que ce "monopole à deux" du PS et de l’UMP leur confisque la démocratie, affaiblit le pays et aggrave ses crises. "Je représente le seul changement possible dans le champ républicain, affirme François Bayrou. Je veux offrir un choix différent qui passe par la certitude que pour relever le pays des difficultés où il se trouve, il faudra associer des sensibilités différentes" mais "d’accord sur l’essentiel". L’essentiel : la défense du "modèle républicain et social français", "un modèle d’avenir si nous avons le courage de le faire évoluer, de le faire réussir". Un modèle d’avenir et "une chance dans la mondialisation, un atout dans cette compétition : la solidarité dans une équipe, c’est un plus !"

Europe 1 TV5 Monde Le Parisien


Revenir en haut de la page
 
Accueil Portrait Propositions Carnet de campagne Médias Discours
Charte de modération RSS Mentions Légales Nous contacter Crédits Plan du site