Environnement« Un modèle de développement plus sobre, c’est un modèle du vivre mieux. »Lien video à placer dans votre site : La menace climatique pèse. La rareté de l’énergie signifie un risque immédiat de crash pour nos sociétés démocratiques. La réponse doit être à l'échelle européenne et à long terme, ce qui demande un plan national trans-partisan. François Bayrou, après avoir présenté un tel plan le 22 avril 2006, a signé le 25 novembre le Pacte écologique, par lequel Nicolas Hulot venait de proposer la même démarche. 1. Relever les défis énergétiques et climatiques1.1. Réduire nos consommations d’énergie et modifier nos sources d’approvisionnement pour diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050La crise climatique n’est pas un fantasme mais une réalité. Cela place tous les pays de la planète, et en particulier les démocraties, devant une responsabilité inédite pour préserver l’avenir de l’espèce humaine : cela impose notamment de changer les attitudes et les habitudes du combat politique. L’objectif de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050 est désormais partagé par tous, mais rien n’a encore été entrepris pour nous mettre en capacité de réussir ce challenge. Or, face à l’ampleur de ce défi, il est absolument nécessaire de définir une politique orientée sur le long terme visant à ce que chaque citoyen, chaque entreprise et chaque administration puisse devenir un acteur impliqué dans la lutte contre les gaz à effet de serre. Nous devons dès maintenant nous mettre en ordre de bataille dans ce sens, ce qui signifie que pour la prochaine mandature nous devons nous fixer l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 15%. Ce plan d’adaptation au changement climatique doit selon moi s’appuyer sur les cinq leviers suivants :
La filière nucléaire de production d’électricité fait partie des
instruments indispensables et de nos atouts pour lutter contre l’effet de serre. Mais nous
avons besoin d’une
expertise scientifique sur l’EPR. Derrière ce projet se pose la question du
renouvellement de nos réacteurs actuels et une décision aussi structurante pour notre politique
énergétique doit se prendre à l’issue d’un débat le plus large et le plus démocratique
possible.
Je ne suis donc pas d’accord pour que la décision soit prise en catimini. Il faut
organiser avant l’été un débat national, pour prendre les décisions à long terme sur notre
politique énergétique.
1.2. Relever en priorité les défis des transports et du bâtimentC’est bien sûr dans les domaines des transports et du bâtiment qu’il faudra appliquer cette politique de la manière la plus résolue, puisque ces deux secteurs représentent à eux deux environ 50% des émissions, et que ce sont dans ces deux domaines que l’évolution actuelle est la plus préoccupante. Dans ces deux domaines, la mesure qui me semble la plus efficace est la mise en œuvre d’une « taxe carbone » sur les carburants d’origine fossile. Les taux de cette taxe seront faibles au départ pour être augmentés progressivement. Bien entendu sa mise en place devra être annoncée à l’avance pour laisser à chacun le temps de s’adapter, et promue autant que possible dans un cadre européen pour éviter tout effet de dumping fiscal. Ainsi, en matière de transports, je propose :
Dans le domaine du bâtiment, je propose également :
2. Assurer la protection de notre planète, de sa biodiversité et de la santé des êtres qui la peuplent2.1. Un aménagement du territoire plus rationnel et soucieux de biodiversité et d’équité socialeL’aménagement du territoire, c'est-à-dire l’utilisation rationnelle de l’espace, est indissociable du développement durable. Cela passera par : - la limitation de l’étalement perpétuel de la ville qui menace l’équilibre de notre pays, coûte cher en transport, carburant et carbone, favorise les exclusions sociales et ravage nos paysages ; - une politique de préservation et de reconquête des sols faces aux pollutions et à l'imperméabilisation ; - la prise en compte plus sérieuse des risques technologiques et naturels ainsi que des nuisances sonores et olfactives dans les projets de construction et d’infrastructure. Il ne faut plus subir mais prévenir les catastrophes (AZF à Toulouse, inondations de Nîmes, Aramon, Vaison la Romaine…) ; - un aménagement du territoire qui se soucie de la biodiversité car la faune et la flore doivent disposer d’espaces protégés reliés entre eux par des zones préservées ; ainsi elles pâtiront moins des « frontières » que constituent pour elles l’urbanisation anarchique et les axes de circulation ; - le recours systématique aux règles de « quartiers durables » pour la réhabilitation ou la conception de zones urbaines ; - le renforcement des projets d’aménagement et de développement durable (PADD) des plans locaux d’urbanisme (PLU) des communes en les rendant opposables ; - la suppression de toute dérogation à la loi « SRU » imposant 20% de logements sociaux ; - l’obligation pour chaque commune et collectivité locale de plus de 10000 habitants de faire procéder à un état des lieux indépendant sur ses impacts de développement durable et définir un plan local de développement durable (Agenda 21). Une économie plus sobre, plus solidaire et responsable est une économie qui respecte et protège son patrimoine naturel. Il est impératif de : - réaliser et rendre public un état des lieux national indépendant de la faune et la flore, à partir des structures existantes (observatoires et offices nationaux et locaux) et en partenariat avec les associations écologistes, de chasseurs et de pêcheurs ; - promouvoir le rôle des associations de protection de l’environnement en pérennisant leur financement et leurs modes d’actions et en les associant à l’action des organismes publics (ministère, collectivités …) - suivre systématiquement l’impact sur la biodiversité des projets d’infrastructure ou d’urbanisme, d’intégrer un bilan en amont, pendant et après les travaux ; - dresser un bilan indépendant de la législation actuelle et notamment de l’application de la directive Natura 2000 et de la loi de protection du littoral ; - proposer un observatoire européen de la biodiversité ayant un pouvoir d’alerte des parlements européen et nationaux ; - développer la pédagogie citoyenne et la lutte contre l’emploi irraisonné des pesticides à usages domestiques. 2.2. Se protéger des risques sanitaires & environnementauxDes maladies liées à l’activité humaine apparaissent et se développent. Nous avons besoin de mieux les connaître et d’être efficacement protégés ; c’est pour cela que je suis favorable à la création d’une Autorité indépendante chargée de l’alerte sanitaire et environnementale. Elle aura pour vocation de développer des inventaires des risques et des études épidémiologiques indépendantes, notamment sur les impacts sanitaires des dégradations de l’environnement, à commencer par le réchauffement climatique, la pollution de l’air, des eaux et des sols, ainsi que l’importance des perturbateurs endocriniens. N’oublions pas que les pays les plus pauvres demandent déjà l’accès aux soins alors qu’ils subissent souvent les pollutions des pays les plus riches sans pouvoir se protéger. Il faut donc : - accorder à l’OMS un droit d’ingérence sanitaire pour prendre en charge les situations d’urgence, pour construire des systèmes de soins par délégation et organiser les licences obligatoires de médicaments et le respect du « droit à la santé » ;
3. Promouvoir une économie écologiquement et socialement responsable3.1. Une logique de durabilité et de responsabilitéJe suis pour la promotion d’une économie plus responsable, d’une croissance « sobre » sur le plan environnemental et social. Il faut pour cela : - faire appliquer les obligations d’informations des impacts sociaux et environnementaux des entreprises cotées et l’étendre aux entreprises publiques ; - appliquer rigoureusement le règlement de Reach, pour préserver la santé et l’environnement des substances chimiques; - promouvoir activement l’investissement socialement responsable (fonds développement durable, solidaires ou éthiques) en déterminant une définition légale, en imposant des critères de durabilité aux placements publics (à l’instar des pratiques du Fonds de Réserve pour les Retraites) et en les encourageant fiscalement ; - encourager la consommation de produits à plus value sociale et environnementale (commerce équitable, bio…) en clarifiant notamment les labels, en multipliant les actions pédagogiques et en communiquant l’empreinte sociale et environnementale des produits et services ; - r éaliser un inventaire mondial des matières non renouvelables et en vue d’en limiter ou interdire l’utilisation ou encore mettre en place des plans de transition, à partir de quotas ; - mettre en œuvre des dispositifs luttant contre les publicités « écologiquement » mensongères ; remplacer le Bureau de Vérification de la Publicité par une autorité administrative indépendante de la publicité; - inscrire, parmi ces orientations, celles qui doivent l’être dans les programmes scolaires. En outre, le déchet le moins polluant étant celui qu’on évite de produire, je souhaite mettre en œuvre une politique volontariste de réduction à la source des déchets. Sur la prochaine mandature l’objectif que nous nous fixerons sera de réduire de 20% la quantité de déchets produite. Les mesures qui nous permettront de tenir ce cap sont les suivantes :
Ces actions et mesures doivent faire partie des objectifs urgents de la gouvernance européenne et mondiale. La France doit cependant initier dans un premier temps au niveau national ce type d’actions, en se faisant le laboratoire d’une économie durable. 3.2. Une agriculture durable pour l’environnement et les agriculteursA voir les résultats économiques, sociaux et environnementaux du modèle agricole actuel, je pense qu’il est nécessaire de changer de cap. Ce changement doit être progressif et socialement acceptable pour nos agriculteurs. Il faut pour cela : - une politique agricole régulée fondée sur les prix et non plus sur les primes, dans des zones homogènes de libre échange pour garantir des approvisionnements en produits sains, la protection de l’environnement et un tissu dense d’agriculteurs ; - une recherche de débouchés nouveaux car l’agriculture peut rompre notre dépendance au pétrole et répondre à nos défis écologiques (biocarburants, filière bois énergie, matériaux d’origine végétale, captation du carbone…) ; - une limitation des pesticides comme y est parvenu le Danemark, sans que cela nuise aux exploitants agricoles ; - une diminution des intrants azotés, par exemple en programmant une diminution de 500 000 tonnes des engrais azotés de notre agriculture, pouvant être réalisée par la définition d’un bilan azoté à l’échelle de l’exploitation, et soit un "permis de consommation" de l’azote, soit un système de bonus-malus, à discuter avec la profession ; - une réorientation des cultures pour limiter l’irrigation et la consommation en eau ; - une agriculture biologique encouragée et les principes de l’agriculture intégrée progressivement imposés; - une déductibilité des investissements écologiques (comme la récupération des eaux pluviales, l’utilisation des engrais naturels, de la biomasse,…) pour encourager les exploitants à des pratiques plus vertueuses. Enfin, élu à la Présidence de la République, je demanderai au plus vite l’organisation d’un grand débat national sur les OGM, nourri d’un rapport présenté par les scientifiques de notre pays et qui s’appuiera sur une commission composée en particulier de pharmacologues. En attendant les résultats scientifiques, je suis favorable à un moratoire immédiat sur les OGM. Il ne doit pas y avoir de semis en plein champ avant que nous ayions un recul suffisant sur leurs conséquences sur le milieu et sur la santé humaine. 3.3. Une recherche ayant les moyens de préparer la croissance durable de demain =L’environnement et l’éco-innovation sont un levier fort pour notre croissance et nos emplois, en Europe, et spécialement en France. Il faut pour cela :
4. Mettre en place une gouvernance publique à la hauteur de nos défis4.1. Un fonctionnement de l’Etat au service d’un développement durableCréer un poste de n°2 du Gouvernement chargé du long terme, de la transversalité et de l’évaluation des décisions au regard du développement durable. Mais il ne doit pas s’agir du regroupement de plusieurs ministères existant aujourd’hui dans un seul ou d’un super-ministère de l’environnement, au sein duquel l'écologie serait réduite à la portion congrue ou au rôle de figurant, mais bien d’une autorité au sein du gouvernement en charge du long terme, un « sage » qui aura pour mission de penser l’impact sur l’avenir de chacune des décisions que le gouvernement prépare. Les décisions qui le concernent devront obligatoirement recevoir son contreseing. Nous devons développer la démocratie participative et le débat public, outils fondamentaux pour un développement durable mais qui sont trop souvent aujourd’hui utilisés comme des leurres. Il faut au plus vite une loi qui pose la méthode et les principes incontournables de la concertation sur le statut du médiateur, l’obligation de réponse, les délais acceptables, la prise en compte réelle par le décideur final, le contrôle… La concertation éclairera alors efficacement les choix publics. Il faut par ailleurs que chaque grande collectivité rende plus de comptes sur la politique de développement durable menée. Un audit indépendant, sur le modèle des agences de notation sociale et environnementale des entreprises serait un outil pertinent. Il faut mettre en place, à côté du PIB, des indicateurs éco-environnementaux, du type Bien Etre Economique, et indicateur de Développement humain. Enfin, nous souffrons d’un manque de culture du développement durable que nous devons combler. Il faut renforcer l’information au grand public sur les enjeux d’un développement économique responsable, soucieux de progrès social et de respect de l’environnement. Sur ce dernier point, nous devons encourager les éco-gestes, notamment en matière de maîtrise de l’énergie, des déchets et de l’eau et surtout systématiser la question écologique dans toutes les formations, du primaire aux études supérieures et professionnelles et diffuser les bonnes pratiques de chaque catégorie d’acteur (entreprises, citoyens, pouvoirs publics…). 4.2. Un renforcement urgent de la régulation supranationaleJe pense qu’il est urgent de mettre en place une économie mieux régulée, plus sobre et plus responsable. Cela passe nécessairement par la construction d’une gouvernance internationale plus forte, et ce :
Il faut répondre à l’urgence et en même temps bâtir un projet de société pour la France, l’Europe, la planète. 4.3. Le développement durable, une mission planétaire pour la FranceDonner une nouvelle impulsion à la diplomatie environnementale de la France pour ouvrir la voie d’une gouvernance mondiale inspirée des principes du développement durable. Il revient au Président de la République Française de dire aux autres peuples que nous avons une responsabilité en commun. Il s’agit, à l’instar de la stratégie développée par le Royaume-Uni pour le changement climatique, de s’approprier des dossiers globaux concrets et en souffrance, notamment ceux de la biodiversité, du développement intégré des territoires, des effets migratoires du changement climatique, de l’environnement et de la santé. Nous avons de nombreuses ressources, en idées, en hommes et en budget pour le faire, mais aussi une expérience et une légitimité reconnues sur certains de ces sujets. Il faut aussi donner à cette diplomatie une nouvelle dimension : porte-parole des droits de l’Homme, la France doit aussi devenir le porte-parole des droits des générations futures. ConclusionIl n’y a pas de projet de développement durable qui vaille :
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Environnement , des petits gestes d'espoir?
Un article du Monde qui peut être un petit espoir pour cette nouvelle année:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-995285,0.html?xtor=RSS-3210
Philippe Launay
Bien-être de notre bonne vieille Terre !
F.B brosse un tableau vraiment édifiant et complet de ce que devraient être les mesures à prendre pour préserver ce qu'il reste de notre environnement...Le respect et la protection de la nature commencent par l'insertion d'une matière " Education-Nature " à l'école et la formation continue du citoyen. Il serait bon aussi d'introduire dans l'arsenal judiciaire des sanctions exemplaires pour punir les délits et crimes contre la nature ( Pollutions diverses, tueries d'espèces protégées ou en voie d'extinction).
un mois sans un post sur l'environement? aï!
Alors que c'est un sujet si grave?, où sont les militants de l'environement au MoDem? Allez les forces vives du MoDem, on se reveille et on lance une dynamique de reflexion, mieux de proposition, voir de travail sur ce grave sujet.
On doit bien cela à nos enfants!
philippe Launay
Le grand et beau défi !!
Le Mouvement démocrate (plus le Modem ?) et CAP21, doivent être soudés, et résister aux lobbys et corruptions nationales et européennes sinon ce sera le néant pour notre envionnement, notre santé, nos enfants : souvenez-vous l'argent n'achète pas la santé et ne l'a répare pas ... sauvons notre mouvement .... : L'UDF seul sera écrasé et tout le monde à la messe en mangeant des hosties à l'amidon ou farine de mais transgénique faisant de nous des ... je vous laisse la FIN... C'est maintenant que nous devons créer ce nouveau parti, il n'y aura pas 2 occasions comme celle magnifique qui vient ... si nous y sommes tous, chacun prendra sa responsabilité et soulagera François Bayrou et Corinne Le Page d'un poid qu'ils sont seuls aujourd'hui à porter, ne les laissons pas tomber, debout citoyens citoyennes ! ! !
flambée du prix du carburant
Nous le savons tous, le prix du carburant ne cesse d'augmenter. Pour légitimer cette explosion des prix, on nous reçasse souvent l'argument écologique : plus le prix est élevé moins les gens consomment. Nous savons également que c'est l'Etat qui bénéficie le plus par ces taxes de notre consommation. Alors l'argument écologique, d'accord, mais pourquoi ne pas aller plus loin vers ce raisonnement ? Pourquoi ne pas utiliser l'argent gagné par ce biais exclusivement pour le développement durable et la reconversion énergétique ? J'attends vos réactions avec impatience. Merci