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Exclusion

« Passer de la solidarité verbale à la solidarité en actes, c’est rendre à chacun sa place dans la société. »

L’exclusion persistante fait peser une menace de rupture de notre société. Elle est une honte pour tous, et c'est au président de la République de s'en saisir. Pour François Bayrou, c'est au sort réservé aux plus faibles des siens que l'on mesure la valeur d'une société.

L’activité universelle
 
« On sait quel mécanisme exclut - très vite - ceux qui perdent contact avec le travail. Les familles de RMIstes de mon village, je les connais depuis l'enfance. Ils savent faire plein de choses, ils ont des compétences … qui se sont peu à peu effacées.
 
Donc je dis : tu sais faire de l'informatique ? (beaucoup de RMIstes ont fait des études !) Il y a des gens à qui tu peux l'apprendre. Tu sais t'occuper des enfants ? Des enfants ont besoin de toi. Tu as ton permis de conduire ? Tu peux faire les courses avec des personnes âgées.
 
‘L’activité universelle’, offrir à chacun sa place dans la société que nous formons ensemble, c’est une révolution civique.
 
Cette activité permettra aussi aux titulaires de minima sociaux d'arrondir leurs fins de mois : les collectivités locales et associations auront les moyens de leur apporter une contrepartie, cumulable, un certain temps, avec le RMI.
 
Il faut aussi favoriser la reprise d'emploi dans le secteur concurrentiel : ce pourquoi je propose que chaque entreprise puisse créer deux emplois sans charges. Et chaque jeune devrait, avant de quitter un cycle d’études, diplômé ou non, être formé, un mois peut-être, à ce que sont l'emploi, l'entreprise, le parcours à suivre jusqu'à l'embauche. »
 
« Zéro SDF »
 
« C’est un point du programme de Lionel Jospin en 2002 avec lequel j'étais en accord. Offrir une solution à chaque SDF, c'est possible : je le sais car j'ai eu l'occasion de le faire. Dans les Pyrénées-Atlantiques, le Conseil général a initié un programme de logements ultra-sociaux pour personnes en situation d'urgence. Nous avons récupéré et réhabilité 1 000 logements en cinq ans : la plus petite surface, la plus petite maison de garde-barrière abandonnée, le recoin de ferme inutilisé. Nous en avons garanti le loyer. Comme on avait en même temps réglé les questions de droits sociaux, il n'y a eu aucun impayé. La garantie n'a pas eu à jouer ! Et cela a été l'œuvre d'une équipe de deux personnes.
 
Par ailleurs, je propose que tout programme immobilier comprenne au moins 25 % de sa surface en logements sociaux. »
 
Allocation unique par points et contrat d’insertion unique
 
« Enfin, le système de minima sociaux est incompréhensible et inefficace. Je propose l'unification des minima sociaux en une allocation unique, par points, temporairement conciliable avec un salaire de manière dégressive.
 
Le maquis des aides et contrats de toute nature sera simplifié par un contrat d'insertion unique. »



Lien(s):
Discours au colloque "Nouvelles solidarités contre l'exclusion", 7 octobre 2006



Mots clés : exclusion, emploi, école, logement, Pyrénées, minima, RMI

Les derniers commentaires

répulsif anti sdf à argenteuil

Posté par : fernand - 26 août 2007 09:11

vu hier à la tv(fr3)le maire d'argenteuil,propre sur lui,utilisant un langange très subtil(encore un as de la sémantique!!!),expliquer que bon,c'est vrai que ce produit(j'ai oublié le nom!)ne sent pas bon(sic)mais n'est absolument pas dangereux pour la santé des sdf(...),que cela fait partie des "moyens"(vraiment tres moyen en effet!)mis à la disposition de ses services afin d'éloigner les sdf de sa ville...qu'écrire d'autre après ça?! comme disait l'autre:"de quoi dégueuler,vraiment!" un orange non traité... fernand 89.

carrière et humanisme

Posté par : greg94 - 12 mai 2007 19:57

Cette semaine jai assisté à une réunion dans le bureau du Secrétaire Général d'une grande préfecture. J'ai été littéralement outré par les propos de ce dernier s'interrogeant sur la possiblité de virer les SDF qui "résident" qur le domaine public fluvial. La vision de ces derniers le dérangeait lorsqu'il faisait ses promenades à vélos... Va-t'on continuer à confier des responsablilité à des hommes et des femmes sans humanité ? Quand je pense que cet individu est désormais sous l'autorité de Monsieur Sarkozy... La solidarité ne se décrète pas, elle est pleinement efficace lorsqu'elle naît de la volonté de celui qui aide. Ce haut fonctionnaire est-il vraiment le mieux placé pour juger de la situation d'une personne défavorisée (attribution des logements sociaux) ou d'un sans-papier? Que cette personne se sente autorisée à dire des choses pareilles sans retenue ni considération pour la qualité d'êtres humains des intéressés n'est-elle pas l'aveu même que quelquechose comme la "valeur humanisme"est en danger aujourd'hui dans notre pays?

solidarité national

Posté par : desos56 - 10 mai 2007 01:43

Personnellement je croit que pour lutter contre toute forme de précarité, il faut mettre en place une politique globale, comme le propose Mr Bayrou avec de multitude de mesure. Ne serait il pas possible de mettre en place une allocation unique pour toute personnes sans emplois avec en contrepartie, répartie sur 35 heures, du travail au profit de la collectivite, que ce soit en association ou pour les communes, et un nombre d'heures dédiés a la recherche d'un emplois, cela lutterait déja contre l'abus, en France nombre d'emplois sont à pourvoir. Après avec ce que propose Mr Bayrou deux emplois sans charges cela attirerait bon nombre d'entreprises et principalement les petites, qui aimerait embaucher mais ne peuvent pas a causes du cout. On pourrait alors imaginer passer la recettes de cette allocation sur la tva par exemple qui se trouverait modulable en fonction des besoins. L'anpe est également à réformer, il n'est pas normal que ces entreprises qui recherche du personnel ne trouve pas preneur. Je crois sincèrement que l'on peut lutter efficacement contre la précarité sans forcément faire des assister, tout est une question de volonté.

rmistes étrangers et formation

Posté par : tine - 16 avril 2007 16:58

Percevoir de l'argent pour en percevoir n'a plus aucun sens, il faudrait permettre aux personnes en difficultés de travailler à mi temps avec l'objectif d'un travail d'intérêt collectif, ce, dans l'attente de trouver un emploi stable : ceci est l'une des mesures a prendre au plus vite, mais surtout, surtout, l'aide a la formation, voir à l'écriture et à la lecture, pour tous, étrangers résidant en france, chômeur parceque parfois illétré et enfin réinstauré des valeurs républicaines fortes ( comme l'autorité , les repères qui vont de pair avec la modernité, l'instruction libère et fait grandir) à l'école mais aussi dans des centres de foramtion pour adultes. Nous avons assez de ressources pour conduire chaque individu volontaire ou non ( l'obligation de s'instruire devrait faire partie de nos lois). l'ignorance est le premier ennemi a combattre et une personne en difficulté peut conduire à l'exploitation de sa faiblesse, le travail au noir...Lutter contre l'exclusion oui si on donne l'obligation d'apprendre, d'obtenir un certificat, un diplôme professionnel et donner à chacun l'obligation de s'en sortir pour être utile, ce qui donne un sens à sa vie et à celle des autres.

Lutter contre l'exclusion...

Posté par : jlan - 15 avril 2007 14:51

OK, 100% d'accord évidemment ! Mais créer encore un nouvel impôt sur le patrimoine, qui touchera TOUS les propriétaires en lieu et place de l'ISF, tous propriétaires y compris ceux qui sont au chômage ou handicapés, est-ce bien raisonnable ? Ce n'est pas une pierre dans votre jardin, François, c'est une question constructive. Des dizaines (et probablement centaines) de milliers de personnes sont menacées par ce projet, svp ne commettez pas cette erreur ! Bien à vous.

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