Activité universelle"Chacun peut être utile à la société"Pour François Bayrou, l’inactivité est source d’exclusion. Donner aux titulaires de minima sociaux l’occasion de se rendre utiles à la société, c’est faire le premier pas vers la réinsertion. "A tous ceux qui sont bénéficiaires de minima sociaux, je forme le voeu que l'on propose pas seulement un chèque mais une activité au service de l'intérêt général, dans une association, dans une collectivité locale - en dehors du secteur concurrentiel. Pour que chacun retrouve la certitude de son utilité, de sa compétence. On sait bien, en effet, quel mécanisme exclut - et cela va très vite - ceux qui perdent le contact avec le travail, et perdent en même temps la reconnaissance de ce qu'ils sont. L'une des clés est de rendre l'estime de soi, la reconnaissance dans le regard de l'autre, à ceux qui sont dans l' exclusion. Même dans cette pauvreté, nous trouverons autant de richesses que chez ceux qui "réussissent".
L'activité universelle, c'est offrir à chacun de ceux qui sont bannis sa place dans la société que nous formons ensemble, c’est une idée de révolution civique. Je sais bien que c'est extrêmement ambitieux, mais c'est à la dimension d'un pays comme le nôtre. Tout le monde possède une compétence, un savoir-faire. Des informaticiens diplômés sont cantonnés au RMI ! Les familles de RMIstes de mon village, je les connais depuis l'enfance. Ils savent faire plein de choses. Chacun peut surveiller la sortie d'une école, veiller à la sécurité des enfants. Tout le monde peut conduire, s'il a le permis de conduire, aider des personnes pour faire leurs courses. Chacun peut jouer un rôle dans les aéroports, dans les gares ; les personnes âgées sont souvent désorientées dans ces grands ensembles. Il y a mille et une tâches que l'on peut assumer dans la société pour retrouver le sentiment de sa compétence. Cette activité permettra aussi aux titulaires de minima sociaux d'arrondir leurs fins de mois : les collectivités locales et associations auront les moyens de leur apporter une contrepartie, cumulable un certain temps avec le RMI." Lien(s):
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Pas si Etrange !
Non, il n'est pas étrange du tout, bien au contraire (à mon sens) que bénéficiant de prestations générées par la communauté, l'on se sente redevable envers celle-ci...Surtout quand l'on est atteint dans sa dignité dans le fait de toujours recevoir et ne pas pouvoir ou vouloir donner ou rendre un peu. La qualité d'un homme est peut-être son questionnement par rapport à une situation donnée (mais ceci n'est évidemment pas dans les procédures)...Conscience, quand tu nous tiens !
Etrange .....
Pourquoi vouloir absolument demander une contrepartie à une prestation sociale.? Demandera t on aux familles qui percoivent les allocations familiales de faire l'amour? Demandera t on aux malades qui sont remboursés de leurs frais medicaux de faire la plonge chez leur medecin ou passez la serpiliere dans les bureaux de la CAF.? Demandera t on aux entreprises qui beneficie d'allégement des cotisations d'aller a l'ANPE et d'accueillir les chomeurs? Quoique ......Quoique...!!
Positif mais avec des réserves.
Je suis rmiste, en recherche active d'emploi. J'ai pu faire une formation et j'ai retravaillé cet été. Il est vrai que quand on est sans activité on souhaiterais faire quelque chose, par civisme, car on n'aime pas se sentir inutile et quil faut garder un pied dans la vie active. Dans ce sens le projet est bon. D'un autre coté, sachant que certaines qualifications manquent sur le marché du travail, pourquoi ne pas faire en sorte d'informer les sans ressources à leur sujet et de faire en sorte qu'ils puissent avoir accès aux formations adéquate(certaines peuvent se faire par Internet sans trop de frais). Ceci afin de construire un véritable projet professionnel et non une solution temporaire à un problème qui restera permanent, un manque de qualifications qui empêche de progresser.
Tres bon texte
Voila
Recherche, Droit et Activité universelle, ensemble
Quand les intérêts se joignent et avancent ensemble... Je suis juriste, en fin d'une - longue - thèse, et je n'aurai bientôt plus que le RMI pour la terminer. Je crois sincèrement travailler ce faisant pour la société française et européenne, mais je suis prêt, pour me permettre d'achever ma recherche, à aller enseigner le droit au collège, puisqu'on ne peut prétendre former des citoyens en n'instruisant pas les élèves des règles de la vie en société. Il ne s'agit évidemment pas d'entrer dans les arcanes de la procédure administrative ou du droit fiscal, mais bien d'informer les enfants des conséquences des leurs actes et, peut-être plus important encore, de la raison de la loi.