Banlieues« Le tissu de notre société est en train de se défaire. »Lien video à placer dans votre site : Les habitants des cités de banlieues souffrent, tout comme ceux des villages, de la démission de l’Etat. Face à l’échec des politiques menées depuis vingt-cinq ans, François Bayrou appelle à une reconstruction en profondeur. « Les banlieues, c’est l’immense échec français. Comment peut-on laisser se "durcir" des zones de non-droit et de désespérance ? Alors que l’État est omniprésent là où tout va bien (dans le centre de Paris, quelle profusion d’uniformes et de gyrophares !), il a complètement disparu des endroits où cela va mal : dans les banlieues sensibles comme dans les zones rurales en difficulté. Alors l'Etat semble y arriver de l'extérieur, en position d'intrusion ou de contrôle. Et il y intervient pour réprimer, la situation tourne à l'affrontement. Tout le monde a peur : en lisant les articles sur les agressions des Tarterêts, on a appris que les policiers avaient pour consigne de ne pas entrer dans la cité et de se contenter de patrouiller autour ! Il y a trois directions à suivre.
En tout premier lieu, inverser notre politique et
réimplanter l'Etat au coeur de ces quartiers, pour y incarner la sécurité et le
service public. Pas seulement la police de proximité, mais l'Etat de proximité. Pas seulement
l'Etat répressif, aussi l'Etat qui protège et qui aide.
Deuxièmement, en profondeur, un travail de mixité sociale. Cela passe par la destruction des barres d’habitation qui doivent l’être. Ainsi pourra-t-on mélanger les populations : faire se côtoyer des conditions moyennes, des réussites et des situations de crise. Il importera aussi de proposer d’autres localisations d’ensembles de logement : défaire et éviter les ghettos, y compris dans l’architecture et la géographie. Enfin,
c’est par l’école et la famille que tout passe. Un très grand nombre
de familles se trouvent sans repères face à l’éducation de leurs enfants. Dans les cités,
le collège est en première ligne. Il faut y ramener le calme : en sortir les
jeunes qui déstabilisent leur classe ou leur établissement, en créant des structures scolaires de
recours ; et introduire des parcours d’excellence, des classes de réussite, précisément
dans ces quartiers dit sensibles. Proposer dans ces quartiers-là les mêmes options
qu’ailleurs, et faire en sorte qu’y enseignent les meilleurs de nos maîtres.
Il faut prouver que la réussite est possible partout. » Lien(s):
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Les jardins de Versailles interdits au Peuple de Paris, des banlieues, de l'Ile de France et d'ailleurs.
Les jardins de Versailles étaient encore récemment gratuits pour le public. Ils sont maintenant payants : 9 € par personne en haute saison, 5 € en basse saison, autrement dit interdits au Peuple. Pendant ce temps le Président de la République peut s'offrir gratuitement des week-end au pavillon de La Lanterne jouxtant le palais de Versailles. Chacun appréciera en regard de l'Histoire.
Le problème des banlieues
Au passage, re-bonjour monsieur Trigaux, dont je partage nombre de vos avis sur la situation actuelle des banlieues et surtout son origine. J'ajouterais que dans les banlieues, parmi les jeunes il n'y a pas que des voyous... Il y a surtout beaucoup de jeunes qui se voient entraînés dans la spirale infernale de la délinquance, du fait de l'enfermement à l'intérieur des cités... Car c'est bien là le problème. Les plus jeunes vont suivre l'exemple des plus vieux, et n'ayant d'autres horizons que celui de leur cité, ils risqueront à leur tour de sombrer dans la "petite délinquance" (petits trafics en tous genres, n'exagérons quand même pas les faits). En attendant que ces cités puissent être dans la pratique démantelées (quelle erreur cela a pu être de concentrer ainsi des personnes socialement défavorisées dans des espaces clos!), je pense que l'idée de F. Bayrou de réimplanter les services de l'Etat, et notamment une Police de proximité au sein de ces cités va dans le bon sens. En revanche, ce qui va dans le très mauvais sens il me semble, c'est d'organiser des "shows télévisés" à visée électoraliste (je pense que vous voyez de qui je veux parler), lorsque la Police doit intervenir dans ces cités. Il ne faut pas confondre fermeté et provocation. En radicalisant une partie de la population contre une autre, un homme a réussi à se faire élire Président de la République... En "diabolisant les jeunes de banlieues". Bien sûr que dans les cités (comme ailleurs d'ailleurs), il y a des "racailles" qui mériteraient d'être nettoyées au "Karcher". Mais la responsabilité d'un Homme d'Etat est de s'abstenir de ce genre de propos, car il sait très bien les conséquences dommageables qu'ils auront... Maintenant, il ne faudrait surtout pas assimiler tous les jeunes de banlieue à ces "racailles" qui mettent le feu aux autobus, et qui à Marseille ont brûlé vive une jeune femme. F. Bayrou peu avant le premier tour des présidentielles, s'est rendue dans une banlieue sensible, seulement accompagné par deux policiers je crois... Il en est ressorti indemne et en pleine santé!
non dualité entre discipline et fraternité.
La crise des banlieues est le résultat d'une politique menée par tous les gouvernements qui se sont succédés depuis les années 1960. A gauche, le laxisme, l'idéalisation de jeunes voyous paumés en je ne sais quels révolutionnaires auxquels nous devrions tous nous soumettre. A droite (pas toujours extrême...) le refus arrogant de voir ce qui se passe, et bien sûr, le racisme, le matérialisme, l'égoïsme, le mépris des faibles et des pauvres, qui ont jeté tant de jeunes sur la voie de la révolte aveugle ou de la délinquance. Il n'y a pas que des voyous dans les cités, il y a aussi des pauvres, des vieux, des sans ressources, qui vivent en permanence dans la peur, n'osant pas sortir le soir, ou obligés d'accompagner leurs enfants à l'école. Ces gens réclament de l'aide depuis longtemps, ils réclament qu'on les protège, tout simplement. Ce ne sont pas des néo-nazis. Ils réclament que leurs enfants puissent aller à l'école sans y être aggressés, sans qu'une sanction disciplinaire à l'école primaire ne se répercute en feux de voitures le soir. Monsieur Sarkozy jouait sur du velours avec ce thème, face au laxisme et à l'aveuglement idéologique de la gauche! Quant aux voyous, il est clair qu'il faut s'en occuper, et en tout premier les isoler pour qu'ils cessent d'empêcher les autres de s'épanouir normalement. Cesser de les idéaliser comme des héros, cesser de penser qu'il est normal pour un gosse de six ans d'avoir à se défendre seul contre des cutters et du racket. Non, laisser les voyous se livrer à des actes ignobles en leur donnant raison ne les guérira pas! Non, ils ne feront pas une révolution en faveur de la gauche! Alors que faire d'eux? Eh bien c'est dans le titre: les aider à se réconcilier avec la société, tout en leur donnant clairement des limites. Soit dit en passant, pour que ça marche, il faudrait peut-être aussi aider la société à être moins égoïste, moins raciste... Peut-être redonner des cours de morale à la télé, à l'école... interdir le rap... laisser un peu la parole à ceux qui ont du sens de la vie à partager???
la banlieue et Sarkozy, l'inné et l'acquis...
tout-à-fait d'accord avec Dane...Je pense malheureusement que c'est le dossier sur lequel Sarkozy a gagné, même si c'est à mon avis bien temporaire. Il est plus facile de se faire élire en se contentant de dire qu'il y a des méchants voyous qu'il faut tapper plutôt que d'en appeler à l'opinion sur les mécanismes vicieux de notre société qui perdurent et qui sont à l'origine du fait, disons les choses franchement, que l'on ait mis les "noirs" et les "arabes" à l'écart, dans les mêmes cités. Ce phénomène est au moins autant responsable de la violence que la génétique, n'en déplaise au nouveau Président qui découvrira tôt ou tard que les mêmes mots qui l'ont fait élire fragilisent en fait sa légitimité. Au fond ce Sarkozy me fait penser à ces hommes politiques sans vision de la quatrième république. Ils ont laissé le pays s'embourber dans les guerres de décolonnisation parce qu'ils refusaient d'en reconnaître l'évidence. Et puis un jour le pays a eu recours à des hommes comme De Gaulle et surtout Pierre Mendès-France. Vous voilà successeur d'une belle lignée politique François...Continuez!!!!
banlieues
Après les bidons-ville des années soissante, Mr Valérie Giscard d'Estaing a semé les ghettos, la gauche les amplifiés puis la droite les a méprisés et bien comment le tissu social de ces gens ne pouvait-il pas éclaté. Ex:Laisser un zoo sans nourriture pendant une semaine et les animaux s'entretues. Alors 25 ans à coupé à dose homeopathique le lien social des banlieues et des français , l'emploi , a donner le résultat que l'on connait. La terre quand on ne nourrie pas ,quand on ne la chérie pas et que l'on ne la travail pas ne donne que des herbes sauvage.