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Biocarburants

« Le développement des biocarburants est un enjeu environnemental, économique et psychologique. »

François Bayrou promeut les biocarburants et les énergies renouvelables, à la fois au nom de l’urgence de protéger l’environnement, et pour assurer l’avenir de l’agriculture.

« La question des biocarburants est capitale pour notre environnement, tant les perspectives pétrolières se font pressantes et tant l’impératif de protection de l’atmosphère s’impose à l’humanité. Développer les biocarburants, c’est saisir une chance extraordinaire : produire de l’énergie, renouvelable et infiniment moins polluante, à partir des productions végétales.

C’est aussi un enjeu formidable de réconciliation entre les paysans et la société. Les biocarburants font apparaître aux agriculteurs l’espoir d’un débouché écologique et rémunérateur. Ils seront les producteurs d'énergie renouvelable, et leurs cultures piègeront le carbone de l'atmosphère. La production végétale est la meilleure machine pour y parvenir. Nous sommes le pays d'Europe occidentale qui a les surfaces disponibles les plus grandes : ce territoire, qui était en train de tomber, devient une chance.

Ce débouché est extensible quasiment à l’infini : si l’on voulait convertir au biocarburant la consommation d’énergie en France, il faudrait utiliser la totalité des surfaces agricoles du pays.

Cette démarche écologique est également rémunératrice : d’ores et déjà, avec un pétrole au-dessus de 60 dollars le baril, la production de graines de colza par exemple est valorisée 15 à 20 % au-dessus du prix de marché.

Nous sommes à la veille d’une énorme révolution technologique. A court terme, d’immenses progrès sont à attendre, qui permettront de continuer dans cette voie. A terme de dix ans, une génération nouvelle de procédés est attendue, qui promettent une forte amélioration de la compétitivité des biocarburants.

En Allemagne, à quelques kilomètres de chez nous, le bio-diesel vaut 20 % moins cher que le diesel ordinaire. Pourquoi serait-ce impossible chez nous ? »



Lien(s):
Discours au colloque "Demain, l'agriculture et les territoires ruraux", 11 février 2006
Conférence de presse sur le Pacte écologique proposé par Nicolas Hulot, 24 novembre 2006



Mots clés : agriculture, biocarburants, carburants, énergie, climat, recherche

Les derniers commentaires

Biocarburant, entre le tout et le rien

Posté par : gil39 - 14 février 2008 13:19

Il est clair qu’ils ont des avantages. Mais ils ont aussi des défauts. Et dans un monde ou la population augmente et ou les qualités des aliments sont en nette détérioration sur divers points (pollutions/santé, culture/gout, etc.), si elle évite effectivement les pollutions issues des origines fossiles (de l’extraction à la consommation en passant par le transport) elle risque d’en créer d’autres si on ne maitrise pas les besoins de cette énergie potentielle (pollutions agricoles : nappe phréatique, production d’engrais, etc), faut-il perdre des territoires producteurs d’alimentation pour produire des biocarburants ? On peut y donner une réponse globale du tout ou rien. On peut aussi tenter la variété des sources, et donc de couper les poires en plusieurs morceaux. L’un de ces découpages que l'on par exemple suggérer est d’utiliser cette « manne » pour la consommation d’énergie de leurs propres producteurs : les agriculteurs. Les avantages seraient de réduire de façon importante les besoins de façon que le rapport de terre cultivé pour produire des biocarburants soit dans celui utile à produire ces mêmes biocarburants plus la nourriture utile. Ce rapport, de surcroît, s’établirait de façon « naturelle », sans quota à mettre en place par un gouvernement. Quelques avantages : autonomie pour certains agriculteurs, autonomie pour le secteur d’activité agricole (ce n’est pas une mince chose que d’être autonome dans ce secteur là), diversification des sources d’énergies et des pollutions induites par chacune d’elle contribuant à éviter la saturation de l’assimilation de ces pollutions par notre monde.

Bio carburant: attention au piège.

Posté par : Aeltith - 29 juin 2007 15:45

Dire que les bio carburants sont à promouvoir c'est bien, mais on fait quoi après ? On transforme la France en champ de colza ? Déjà plusieurs problèmes. -La surface cultivable mondiale ne suffira pas à nourrir les habitants de la terre et à propulser leur voiture. -Les cours de certaines productions agricoles sont peut être bas actuellement, mais si toute les voitures roulaient au bio carburant j'ose pas imaginer le prix de vente d'une tonne de colza ( je sais il n'y à pas que le colza mais c'est pour l'exemple :D ). -En plus du défi environnement, il faut les cultiver nos champ de colza, mais unautre défi existe, celui des réserves en eau. -On peut aussi discuter des pays pauvre. Je vois bien les fermiers ou paysans pays pauvres préférés exporter leur colza plutôt que de le vendre à la population locale qui à faim car ils gagnent plus ainsi :D. Un cas exagérer certe mais quand on à faim on à faim. Tout ça pour dire que les bio carburant sont une bonne idée, mais ils ne doivent en aucun cas rester les seuls arguments. La technologie doit aussi avoir sa place, et les industriels doivent aussi faire des efforts sur la consommation de leur modèles automobile. Proposition:" Une TVA industriel qui augmente selon le niveau de consommation d'une voiture privé ou publique." On dit que la TVA est injuste car elle punie tout le monde, même les plus pauvres. Une tel TVA on choisi ou non de la payer quand on choisi entre une twingo et une mercedes. C.Marocco

Les biocarburants doivent ils remplacer les carburants fossiles ?

Posté par : guiom - 27 juin 2007 23:28

Non, si les biocarburants devaient remplacer intégralement les carburants fossiles, en 2020 (scénario B des schémas de service de transport), la moitié du territoire français serait dédié aux cultures énergétiques ! Les biocarburants ne sont pas la solution miracle pour remplacer le pétrole et ainsi cacher le principal enjeu, à savoir réduire drastiquement notre besoin en carburant pour les transports routiers. En effet, le scénario « Facteur 4 » demande aux transports routiers français de diviser par 4 leurs émissions de CO2 d’ici 2050 (base 2000). Pour réussir le tour de force de combiner cet objectif et une croissance soutenable de l’économie, les biocarburants seront malgré tout d’un grand secours comme carburants peu émetteur de CO2 parmi d’autres (électricité, éventuellement l’hydrogène,…). Et cela à la hauteur de ce que l’on pourra produire de façon durable sur les terres agricoles. Sans perdre de vue le besoin impérieux de revoir complètement les schémas de déplacements routiers (marchandises et personnes), laissons donc la filière biocarburants se développer de façon raisonnée !

Biocarburants

Posté par : Francis38 - 2 juin 2007 15:04

Les biocarburants, sont un leurre qui éloignent des vrais problèmes : les transports, la consommation; et des bonnes solutions : les énergies renouvelables, non polluantes et économes en eau.

LES BIOCARBURANTS ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE

Posté par : carolusmagnus - 1 juin 2007 13:46

pourquoi toujours que les bio carburant choisit actuellement sont nocif même si cela n'est pas la panacée c'est un bon début. je pense que l'état ou les collectivités territoriales ne devrait pas freiné des 4 fers mais encouragé les initiatives locales ou nationale non pas en subventionnant mais en simplifiant au plus tôt les procédure administrative. On parle de réduction de la consommation des combustibles à effet de serre et ou fossile, c'est bien mais cela ne suffit pas simplifions en france les lourdeur administraitive pour redonner du dynamisme à nos entreprises qui en on bien besoin.

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