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Commerce

"Un autre commerce est possible"

Pour François Bayrou, si des quartiers perdent leurs commerces, si les centrales d'achat dictent leur loi, ce n'est pas une fatalité : c'est le résultat d'une politique qui ne regarde que les intérêts financiers à court terme, et ignore les besoins durables des producteurs et des consommateurs.

" Il faut soutenir les commerces de proximité, la création ou le maintien d'entreprises dans les centres-villes. Dans beaucoup de quartiers, c’est les uns d’un côté et les autres de l’autre, la ségrégation, les commerces ont disparu. En France, par rapport à d'autres pays, on a laissé se défaire le tissu urbain. Si nous avions eu dans les décennies passées une autre politique de l’urbanisme commercial, le monde ne serait pas ce qu’il est.

 

Il faut améliorer les conditions de travail dans la grande distribution, en particulier pour les femmes qui doivent assumer plusieurs vies à la fois. Les contrats de travail doivent être équilibrés pour protéger les salariés - une piste serait d'avoir une durée plancher pour les contrats de travail à temps partiel. Il faut favoriser la création des crèches proches des lieux de travail (les grandes surfaces sont souvent loin des centres villes) - sans être liées à l’entreprise, pour éviter que les femmes ne soient corvéables à merci.

 

Je suis pour qu’il y ait un jour - le dimanche - où la consommation et l’argent ne soient pas rois. Si on généralise l’ouverture des magasins le dimanche, ce sont toujours les mêmes personnes, les plus fragiles et les plus pauvres, qui ne verront plus leurs enfants le week-end - car je sais que le "volontariat" dont on nous parle sera en fait un volontariat contraint ! Et la loi permet déjà d’ouvrir cinq dimanches par an.

 

Les centrales d'achat sont hyper-puissantes, forment un oligopole, elles imposent leurs conditions et écrasent les fournisseurs de produits agricoles, de produits frais. Il faut permettre aux producteurs de s'organiser en face des centrales d'achat, et pour cela modifier les règles européennes. En Martinique, en deux années, l’organisation des producteurs a permis de passer le prix de vente réel, avant intervention, de quelque 235 € la tonne à plus de 430 € !

 

Le commerce équitable est une des réponses les plus intéressantes qu'on ait trouvées ces dernières années. Il repose sur l'organisation des producteurs, et sur une distribution qui intègre les nécessités du développement, qui prend en compte les problèmes concrets des producteurs. Cela rend possible une garantie des prix, de la qualité, de la commercialisation. Cela montre qu'un autre commerce est possible, une conception de l'économie qui intègre autre chose que les intérêts financiers à court terme. »



Lien(s):
- Chez FOG, France 5, 4 février 2007
Émission Le Duo BFM, sur BFM TV et Radio BFM, 7 décembre 2006
Discours au colloque "Co-développement et coopération partenariale", 30 janvier 2007

Lien(s):
Discours au colloque "Demain, l'agriculture et les territoires ruraux", 11 février 2006
Discours à l'Université d'été de Seignosse, 30 août 2003
Visite à Poitiers, 16 février 2007



Mots clés : commerce, entreprise, prix, famille, femmes, loisirs, travail

Les derniers commentaires

commerce

Posté par : commercant - 18 avril 2007 13:05

Bonjour, Il me semble que Mr BAYROU ne parle ni des charges, ni de la T.V.A, ni des complications De l’administration pour les petit commerçants. Dommage… Bon courage

Commerces de proximité

Posté par : Stephane220454 - 13 avril 2007 15:13

Quand je parlais de parking proches des rues commerçantes, j'envisageais des parkings gratuits, pour une durée de deux heures par exemple. Et il faut taxer les grandes surfaces car elles bénéficient d'une part de centrales d'achat qui font la loi et d'une possibilité de répartition de leurs charges sur une multitude de produits (en grande surface la baguette vaut 0,45 euros, chez le boulanger 0,72 euros, il y a là concurrence déloyale).

Commerces de proximité

Posté par : Stephane220454 - 13 avril 2007 14:58

Le commerce de proximité c'est la vie et la convivialité dans les villes ou les villages et ils disparaissent. Comment inverser la tendance ? Pourquoi les gens vont dans les grandes surfaces : - ils peuvent se garer, - on peut faire le plein de carburant, - tout est sur place, - tout paraît moins cher. Comment contrecarrer pour redynamiser le commerce de proximité : - prévoir des parkings prés des rues commerçantes des villes ou villages, - favoriser l'implantation de commerces de différentes nature (boulanger, épicerie, boucher, poissonnier,... Dynamiser la responsabilité de la ville, du département en la matière, - favoriser l'approvisionnement direct du commerçant auprès des producteurs. - Alléger les charges du petit commerce. Taxer la grande distribution pour favoriser la politique définie ci-avant.

commerce de proximité

Posté par : darone67 - 7 avril 2007 01:37

pour faire vivre le commerce de proximité il changer cette mentalité qui depuis des décennies fait dire "le commerçant est riche, il n'a pas besoin d'aide". Il faut que les maires valorisent et soutiennent leur commerce. Il faut encourager et soutenir les associations et fédérations de commerçants et leur permettre de siéger dans les commissions qui les concernent. Il faut supprimer le monopôle des Chambres de Commerce qui agissent parfois en dépit de tout bon sens et qui utilisent sans contrôle l'argent que leur versent aussi les commerçants. Il faut assouplir certains contrôles et revoir les sanctions qui tuent le commerce car souvent inadaptées financièrement et pénalement. Le commerce fait vivre la ville, faite le vivre aussi.

Lutter contre l’extrémisme et aider les musulmans de notre beau pays

Posté par : sebsebastien - 1 avril 2007 17:54

Pas facile d’investir son argent, en respectant le Coran. La loi islamique – sharia – encadre strictement l’usage de l’argent. L’intérêt est interdit. Impossible donc de placer son argent sur des fonds d’épargne ou d’emprunter. Impossible également d’investir dans certains secteurs : alcool, tabac, alimentation non hallal, casino, armes, etc. Les musulmans fidèles au Coran sont donc pénalisés dans le système bancaire occidental. Il serait donc bon que les banques, et les assureurs, imitent l’Anglais 1stethical, qui aide les particuliers à défiscaliser l’aumône et les entreprises à mettre leur comptabilité en harmonie avec la sharia. Actuellement, les banques françaises proposent des fonds islamiques mais pas d’alternatives aux crédits immobiliers, et autres crédits en tout genre. C’est dommage, car le potentiel, aussi bien de croissance, que d’emplois (les banques sont celles qui recrutent le plus en ce moment) est très important. Notre pays compte six millions de musulmans, contre deux millions en Angleterre. Il y a en France une vraie demande pour des produits financiers musulmans ! Pour être légales et pérennes, ces nouvelles structures doivent participer à la lutte contre le financement des activités terroristes.

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