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Fonction publique

« Augmenter ou garantir les moyens là où c’est nécessaire. Exiger un effort de productivité de l’administration de papier. »

Pour François Bayrou, la question de la fonction publique n’est pas une : la santé ou la justice réclament des moyens supplémentaires ; l’éducation a besoin de garantie et d’objectifs ; il y a des fonctions à rationaliser, des missions à clarifier, des moyens à redéployer.

« Je distingue trois sortes de fonction publique.
 
D’abord une fonction publique qui manque de moyens et à laquelle il faut en ajouter, je pense par exemple à la justice, à la santé.
 
Il est une fonction publique dont il faut garantir les moyens, et établir avec elle un contrat d'objectifs, je pense à l'Education nationale.
 
Enfin, il y a une fonction publique sur laquelle doit porter l'effort national : l’administration de papier, l’administration de contrôle, l’administration de collecte des impôts par exemple. Il ne s'agit pas de supprimer le poste de ceux qui sont en fonction, naturellement, mais on doit exiger de l’administration un effort de productivité de 2% par an pendant six à huit ans - c’est ce que font toutes les entreprises françaises. Il n'est pas normal que nous ayons le système de collecte des impôts le plus lourd de tous les pays développés. Je veux bien payer de l'impôt pour que cela rapporte à la société, mais il me paraît paradoxal de payer de l'impôt au profit de ceux qui collectent l'impôt.
 
La question de la fonction publique, c’est aussi celle du pouvoir d’achat des fonctionnaires. Dans le secteur public, les salaires sont bloqués et la perte de pouvoir d'achat des fonctionnaires est une réalité. Demander, comme on le fait à gauche par habitude, d'embaucher encore et toujours plus de fonctionnaires, est contradictoire avec cette aspiration à l'augmentation du pouvoir d'achat.
 
Dans le déroulement des carrières, il faut permettre aux fonctionnaires de faire des expériences dans le privé en conservant un droit de retour dans le public.
 
La fonction publique, c’est l’Etat. L’Etat doit être présent là où ça va mal, dans les banlieues sensibles et dans les zones rurales abandonnées, au plus près des populations en difficulté. Il faut inverser notre politique et réimplanter l'Etat au cœur de ces territoires, pour y incarner le service public et la sécurité.  »



Lien(s):
Discours "La révolution civique" au conseil national du 10 juin 2006
"Face à la presse" sur Public Sénat, 12 janvier 2006



Mots clés : Etat, administration, dette, santé, justice, école, banlieue, salaires, fonctionnaires

Les derniers commentaires

A Paysan

Posté par : thor2007 - 27 février 2008 19:17

Vos efforts pour mettre en avant les commerçants et les agriculteurs seraient louables si...1°)Les agriculteurs ne percevaient pas en France environ 1000 euros par mois au titre des subventions, qui s'ajoutent au prix de vente de leur production (Ces 1000 euros constituent parfois le seul revenu mensuel des fonctionnaires sur lesquels vous bavez...)2°)Certains commerçants ne percevaient pas des subventions (buralistes) qui compensent leur moindre revenu. Sans compter les fraudeurs plus nombreux que les salariés, qui eux ne peuvent rien dissimuler...

Supprimer les tâches en double plutôt que les fonctionnaires !

Posté par : Bonbon - 21 janvier 2008 17:07

Il serait judicieux de retenir une bonne idée de Ségolène : faire la chasse à tous les doublons entre la fonction publique d'Etat et les collectivités territoriales qui coûtent énormément à la France et aggravent cette impression d'impuissance publique. Plutôt que de dire comme Sarko à l'emporte-pièce : on va supprimer un fonctionnaire sur deux de façon mathématique, il faudrait étudier toutes les tâches inutiles ou redondantes faites par tout ce qui est "administrations" au sens large. On pourrait alors redéployer les moyens humains là où c'est nécessaire. Car vraiment toutes ces charges publiques inutiles pèsent sur les impôts locaux de tout le monde. Ce serait une meilleure façon de redonner du pouvoir d'achat à tous plutôt que de taper encore et encore sur les entreprises ou proposer à quelques uns de racheter des ARTT. Il serait grand temps que ces questions de redondances administratives qui asphyxient l'économie soient mises au goût du jour. Il m'aurait semblé normal que ce soit un candidat libéral qui pense à ça plutôt qu'une candidate socialiste. Quant à François,qui avait bien fait la distinction entre administration de papier et autres services publics, il n'est jamais trop tard pour remettre ça au goût du jour... Les plus gros bataillons de fonctionnaires partiront en retraite en 2012.

UN PEU DE SERIEUX.

Posté par : PERICLES - 29 novembre 2007 16:35

L'idéologie libérale considére que la dépense publique est néfaste par nature. Elle prouve ainsi son archaisme par son attachement à une philosophie politique vieille de deux siècles, et qui croit aux prétendues vertus d'une main invisible! En réalité des services publics étoffés sont une bonne chose pour la Nation car ils permettent le maintien de la cohésion sociale. Les salaires versés aux fonctionnaires ne disparaissent pas aussi dans un "gouffre sans fond". Car ils sont immédiatement soit épargnés ce qui favorise l'investissement, soit réinjectés dans le circuit économique par la consommation ce qui permet l'atténuation des crises et la viabilité de nombreuses entreprises. Les libéraux ne jurent que par des suppressions d'emplois dans le public et des facilités de licenciements dans le privé, et s'étonnent ensuite de la baisse de moral des ménages avec ses conséquences sur la croissance. M.FB montre une nouvelle fois la voie du juste milieu, si propre au tempérament français: une fonction publique efficace, bien gérée, ayant les moyens de faire prévaloir l'intérêt général...

la fonction publique c'est quoi? précision à la sarsouille

Posté par : patrick91 - 31 juillet 2007 13:33

Pour moi, il n'existe que 3 fonctions publiques et le reste est du ressort de l'amalgame avec des entreprises ayant soit une participation majoritaire de l'Etat dans le capital d'une entreprise soit elles exercent des missions de service public. Ainsi, enlevons de l'esprit de beaucoup de français que les agents d' EDF, GDF, SNCF,RATP, etc... sont des fonctionnaires. Non, ces agents travaillent dans des entreprises qui possèdent un PDG contrairement aux fonctions publiques. Les trois fonctions publiques réelles sont: de l'Etat, Hospitalière et Territoriale. Il n'y a pas de PDG dans la fonction publique, alors....

Réponse à paysan - 21 juin 2007 22:34

Posté par : LaSarsouille - 9 juillet 2007 19:34

Attention, la fonction publique devrait justement être là pour que le système "fonctionne". C'est à dire entre autre, qu'un petit entrepreneur sans pouvoir (commerçant, artisan, industriel, petit agriculteur...) ne devrait pas avoir à jouer au pot de terre contre le pot de fer, que ce soit en matière d'énergie ou de transport ou de justice par exemple. Si ces domaines sont dans un secteur publique défectueux, c'est que l'état ne se débrouille pas pour qu'ils soient performants. S'ils sont totalement privatisés, si on aménage des passerelles sans retour possible du secteur publique vers le privé, on expose les petites entreprises à des puissances qui les domineront sans contrôle possible.

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