Maires"Je suis un défenseur des 36 000 communes"Comme François Bayrou l'a dit à l'Association des Maires de France, fin 2006, les maires sont en première ligne face à la crise de la société, en particulier dans les petites communes. Leur statut n’est pas à la hauteur des responsabilités qu’ils exercent. "Parmi toutes les fonctions électives, la fonction de Maire est considérée par les Français comme la plus crédible et la plus éminente. Devant l’ampleur de la crise de notre pays, les maires sont en première ligne. Dans ce monde où il n’y a plus d’autorité morale, ils sont les derniers remparts contre la décomposition, ceux chez qui on va chercher le peu d’ordre auquel les hommes ont droit. L’idée selon laquelle le maire est le plus utile coordinateur des politiques de sécurité sur son territoire, me paraît juste. En tous cas, cela mérite qu’on l’expérimente. La commune est-elle le bon périmètre ? l’agglomération ? Cela se discute. On entend ressasser par les technocrates que 36 000 communes, ce serait un handicap pour notre pays. Je suis un ardent défenseur des 36 000 communes ! C'est un immense tissu d’élus bénévoles. Dans les petites communes, les maires font tout ! Le maire va voir si le toit de l’école ne fuit pas, va marquer les arbres pour l’affouage, va vérifier les chemins … Les élus locaux, les maires, doivent être respectés. Et le premier élément de respect, c’est le statut donné aux élus. Le statut des maires n’est pas à la hauteur des responsabilités qu’ils exercent. C’est plus difficile d’être maire d’une commune de 150 habitants, que de 150 000 habitants. Parce qu’on fait tout tout seul ! Il faut que le statut de ces élus soit juste et digne. L’indemnité minimale d’un maire devrait être l’équivalent du salaire minimum net. Il y a des élus de petites communes qui n’en ont pas la moitié. De même que me paraîtraient être le minimum, les dispositions permettant le retour dans la profession si on l’a quittée, la sécurité minimale, l'assurance sociale, la retraite, choses élémentaires et méritées pour ceux qui portent la responsabilité d’une communauté humaine." Lien(s):
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Ils erait temps que les maires soient controles, bcp de communes ont a subir des maires qui ont la "folie des grandeurs" ou ne voient qu'en leur mandat unne façon de mettre en ou la seule chose qui compte aujourd'hui ce n'est plus l'intérêt général mais une succession d'intérêts personnels (embauche d'amis, famille...), ne respectent pas les lois en vigueur dans ce pays c'est desastreux et desoeuvrant !... Je suis élue au sein d'un conseil municipal ou il n'y a plus aucune commission par exemple le budget est établi par la secrétaire.../... Tout ceci n'a plus rien de démocratique, on n'est malheureusement pas les seuls ! en attendant çà fonctionne comme celà et tout va bien dans le meilleur des mondes... La politique on en est dégouté à l'extérieur mais lorsque l'on en fait parti c'est pire encore !Ce n'est que l'assiette au beurre.... et on comprend lieux pourquoi tant se battent pour avoir la place ! VIVE LA FRANCE
5 commentaires
5 (CINQ) commentaires au mot "Maires", à 6 mois des municipales ! A quoi pensons-nous ?
Pour les problèmes abordés ici, il me semble qu'il faut un mélange d'idéalisme et de réalisme. L'idéalisme, ce serait de dire : non cumul absolu des mandats, par exemple de député et de maire ; pas plus d'un renouvellement au poste de maire ; désintéressement total des élus... donc pas de dédommagement pour la t^ache accomplie.
Le réalisme brut : il faut payer les maires si l'on veut qu'il y ait des candidats ; élisons le maire député pour qu'il défende les habitants de sa commune, ainsi il sera réélu maire plus facilement, puis député, et ainsi de suite.
A nous de chercher des solutions entre les deux. Il me semble qu'il faut aller progressivement et pédagogiquement vers le non cumul total (c'est comme l'interdiction du tabac dans les lieux publics, ça finira par passer). De meme, très bien pour la préservation des 36 000 communes, donc des 36 000 maires, ce qui veut dire beaucoup de continuité dans la fonction dans les petites communes - mais il faut EN MEME TEMPS développer l'intercommunalité, les politiques de "pays", etc.
Les maires
- Pas de limite au nombre de mandats. Il n'y a pas de raison qu'un bon maire ne soit pas élu autant de fois que le souhaiteront ses électeurs ; - Le cumul des mandats maire et député est, selon moi, tout à fait normal. C'est un moyen, pour le maire, de pouvoir rapporter à l'Assemblée nationale les revendications des habitants de sa commune ; - Les maires des communes limitrophes devraient se rencontrer régulièrement pour échanger leurs points de vue dans le but d'améliorer le quotidien des habitants. Les communes où il fait bon vivre devraient aider les communes en difficultés. Un échange d'idées, de propositions, pourraient suffire à y parvenir.
Elu n'est pas un métier, c'est seulement élu du peuple
Un élu est un éligible (certains grands élus comme Alain JUPPE peut être grappé de l'inéligibilité par la justice) et il a obtenu les votes des électeurs. Un élu théoriquement doit être noble, présent, efficace, intégre, démocratique, s'occupe des électeurs, étudie les lois. Mais nombreux élus ne font pas de tout ça et ils peuvent être élus et réélus grâce à une population aveugle. Le Modem doit choisir des candidats de valeurs pour gagner l'élection en mars prochain. Le reste, on verra plus tard.
élu: un métier?
Contrairement, aux deux commentaires précédents qui sont principalement basés sur des considérations financières, je trouve pour moi que devenir élu n'est pas un métier c'est d'abord une vocation voir un sacerdoce. On ne décide pas de devenir élu par attrait du gain mais par une motivation personnelle de se rendre utile à la collectivité pour le bien de tous. On ne peut pas développer la notion de métier pour une représentation élective car je crois que cela irait dans le sens inverse de ce qu'attend la démocratie. Non, restons sur le dévouement à son prochain. Bien sur, cela prend du temps et il est juste alors qu'une indemnité soit versée. Il y a là effectivement à creuser l'idée de l'implication personnelle de l'élu dans la vie de sa collectivité vis à vis de celle professionnelle. Mais de grâce ne fonctionnalisons pas l'élu par un salaire.