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http://www.bayrou.fr/opencms/opencms/propositions/mondialisation.html
Mondialisation et Europe
« Le cadre européen nous rendra la souveraineté que nous avons perdue. »
François Bayrou a présenté, au colloque "Réussir ensemble la nouvelle économie" du 9 novembre 2006, sa conception de la mondialisation : une organisation saine de l'économie mondiale passe par l’Europe.
«
La question du modèle économique de la planète est probablement l’une des
plus brûlantes que nous aurons à traiter dans les décennies qui viennent. Les pays à haut niveau de
protection sociale sont menacés par le vaste mouvement de délocalisations et de concurrence sans
règle sociale ou écologique. Et des pays les plus pauvres de la planète, on s’en va, je pense
évidemment au continent africain.
Que voit-on aujourd’hui ?
Des délocalisations d’entreprises qui vont chercher en Europe l’endroit où le
social coûte le moins cher. Pour que le dumping social et les délocalisations ne soient
pas demain la réalité dominante, il faut une harmonisation de nos règles sociales en Europe.
Les marchés financiers sont volatils : on peut donner à l’Europe la capacité
d’une réglementation plus serrée, de dire aux marchés financiers : ‘il y a une
limite’.
En face du crime organisé, des trafics internationaux, des mafias, nous organisons notre
impuissance. Les Etats européens avec leurs frontières, leur droit pénal toujours
différent de celui du voisin, leur police séparée, c’est une aubaine formidable pour les
organisations criminelles. Songez que nous sommes incapables d’aller voir ce qui se passe
dans un compte en banque dans un autre pays ! C’est de l’assistance organisée aux
mafias.
Seule l’échelle européenne permet de résoudre ces questions des migrations
économiques, des stratégies monétaires, des régulations du capitalisme financier, de la défense de
notre modèle de société ; de traiter les grandes questions du développement durable, du climat, du
dumping écologique et du modèle économique de la planète.
C’est la vraie vocation de l’Europe : nous rendre la souveraineté que nous avons
perdue, que l’échelon national ne peut plus garantir.
L’Europe s’affaiblit à voir ses membres jouer les uns contre les autres, par
exemple par le dumping fiscal. Je prends l’engagement de tout faire pour changer cette
situation. »
Mots clés : Europe, international, mondialisation, entreprise, capital, charges, impôts, climat, euro
dédramatiser la mondialisation
La mondialisation touche aujourd’hui tous les domaines de la vie quotidienne. Chacun a le sentiment de subir des transformations qui sont à la fois facteurs de progrès et source d’inquiétudes. Le terme « mondialisation » possède une forte charge émotive et idéologique. Certains y voient un processus bénéfique et irréversible qui contribuera de façon décisive au développement économique mondial. D’autres y sont hostiles et le redoutent, l’associant aux inégalités, à la menace pour l’emploi et entravant le progrès social. La mondialisation semble être source de progrès pour les pays puissants économiquement, mais l’écrasante majorité des petits pays n’a pas pu en bénéficier. De plus, les plus pauvres des pays riches n’en touchent pas les dividendes. Il faut donc défendre la loyauté dans les relations commerciales internationales pour lutter contre les déséquilibres monétaires entretenus dans certains pays en voie de développement. Appliquer des normes tarifaires équilibrant les termes de l’échange entre les pays ayant une politique environnementale ou le respect des droits du travailleur et ceux qui ne l’ont pas. Mettre en place un système aboutissant à rendre impossible une manipulation monétaire, ou permettant aux partenaires commerciaux d’en compenser les effets néfastes par des droits de douane. Il faut aussi renforcer l’aide au développement qui diminue depuis de nombreuses années, en évitant de déresponsabiliser les pays bénéficiaires, en soutenant la mise en place de politiques différentes d’aide au développement selon le pays et surtout en laissant au bénéficiaire la responsabilité de définir son programme de redressement.
message pour pericles
lit la constitution, c'est la bible de liberalisme ! Comme le dit FB elle prevoit d'harmoniser la protection sociale, il oublie de preciser que le choix du modele de protection "sera dicté par la liberalisation des marché" soit le moins couteux pour les finances. tu as deja essayé de te faire soigner les dents en GB ? 18 mois d'attente, 10 000 euros a ta charge !
L'hiver des peuples?
Les recettes libérales mises en oeuvre depuis 1975 (et accélérées en France depuis 2002) ont amené un bilan que l'on peut résumer en 3" P": pauvreté, précarité et partialité. La continuation de ces mêmes méthodes ne pourra amener qu'une fuite en avant désastreuse. La population mondiale doit avoir une autre perspective que l'esclavagisme social et le pillage des ressources de la planète pour enrichir encore plus quelques privilégiés.Le projet de M.FB peut présenter une alternative bénéfique( un véritable ballon d'oxygéne ) : un interventionnisme étatique, privilégiant l'incitation et la redistribution (Keynes ), baignant dans une philosophie humaniste, réhabilitant des valeurs qui permettent de faire progresser la société vers un idéal nécessaire. Un taux de croissance ( bien malade ), les performances du CAC 40 ou le consumérisme ne peuvent faire rêver les peuples...
Délocalisation = partage ?
Ne faut-il pas voir dans les délocalisations un transfert de richesse des pays riches vers les pays pauvres ? Ne sont-ce ce pas les délocalisations qui ont permit à des pays comme la Corée du Sud ou Taiwan d'avoir un niveau de vie comparable à celui de l'occident ? Certes, la transition n'est pas agréable mais est elle évitable? Pourquoi les seuls moyens des Pays en Voie de Développement pour gagner des devises serait-il de se faire piller leurs ressources naturelles ou bien de se faire prêter de l'argent par l'occident? Pourquoi n'auraient-ils pas le droit de s'en sortir par eux mêmes.
Le réveil sonne : première humiliation de la journée...
Depuis le début de l’humanité des voleurs et des volés ?! Et c’est qui les grands coupables ? C’est nous, l’occident très méchant. Alors quoi ? « Prolétaires unissons nous » ?! On a vu ce que ça a pu donner. Exit Paul Lafargue, exit Bob Black et les autres…? Si j’avais des sous on m’demandrait : « où les as-tu gagnés sans avoir trimé pour la Société ? » Mais comm’j’en ai pas faut lui dire pourquoi ! (Léo Férré)