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http://www.bayrou.fr/opencms/opencms/propositions/presse.html
Presse
"Un journal, c'est l’indépendance et l’originalité du regard"
Pour François Bayrou, le pluralisme et l’indépendance de la presse doivent être garantis. Il propose un élargissement des compétences du CSA à l’ensemble des médias, pour limiter les concentrations excessives, et lutter contre les pressions de l’Etat et des puissances d’argent.
"Dans une démocratie, les citoyens ont droit à une information juste, pluraliste,
équilibrée, indépendante de l’Etat, protégée des concentrations excessives et des puissances
d’argent, pour reprendre les termes du programme du Conseil National de la
Résistance.
Pour la séparation des pouvoirs, je pense qu’il faut étendre les prérogatives du
Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), au-delà de l’audiovisuel, au pluralisme de la
presse écrite, et à l’établissement de garanties d’autonomie entre les
propriétaires de presse et l’État.
Des cadeaux sont faits sans contrepartie aux chaînes puissantes : l’ouverture de
la publicité télévisée pour la grande distribution en est un exemple, au risque de mettre en péril
la presse écrite. »
François Bayrou s’est exprimé le 26 septembre 2006, dans les colonnes de Libération sur
la crise traversée par le journal.
"Pourquoi je lis Libération tous les jours ? Parce que c'est un journal. Un journal. Non pas
un produit préfabriqué, dans lequel on sait à l'avance ce que l'on va trouver. Il y a deux
caractéristiques à un vrai journal : l'indépendance et l'originalité du regard. Dans les pages de
Libération, on ne sent pas d'influence extérieure, on n'a pas le sentiment que les journalistes ont
tourné sept fois leur plume avant de rédiger leurs articles.
La crise que le journal traverse révèle un enjeu très important. Car aujourd'hui
la presse et les médias traversent une crise qui entraîne, pour des raisons économiques, la
constitution de concentrations et de réseaux d'influence, qui sont un vrai problème démocratique.
Problème que j'ai déjà posé, et qui doit être un des éléments de la bataille de 2007".
Mots clés : medias, démocratie, publicité
Pour la survie de la presse
A bas les journaux gratuits ! Je suis un usager des transports en commun... Que le pouvoir politique interdise la distribution des journaux gratuits ou alors que les citoyens responsables les boycottent et achètent de temps en temps un journal si l'abonnement leur semble trop cher ! C'est Bolloré les journaux gratuits ? Boycottons !
Liberté de la presse cela va sans dire mais l’objectivité ?
Et la qualité ?! On ne parle ici que de patrons de presse ! Je ne sais plus quelle est la journaliste qui révéla la politique des 3L : je lèche, je lâche, je lynche ! Ca en dit long sur la dignité du petit sérail au 4ème pouvoir. Et pourquoi pas un non cumul de mandat pour les journalistes ? Emission télé, radio, presse écrite, toujours les mêmes, bien installés, repus de leurs anciens lauriers, apparatchiks ou lèche bottes, dont l’indigence intellectuelle (oh le vilain mot !) fait peine à lire ou à entendre. Et que dire des couples politique/médiatique ? Ah ! Le CSA veille au grain !?! Ben voyons. Le népotisme aussi laisse un goût amer en république. Quel cirque à la téloche ! On n’est pas chez Zingaro tout de même ! On me fera croire qu’il n’y avait pas d’autres candidats que les pistonnés… Mais pardon, les pauvres chéris, c’est très difficile pour eux n’est-ce pas, faut encore qu’ils ou elles se fassent un prénom ! Y’a vraiment de quoi se marrer. Je vote pour le 5ème pouvoir.
Une utopie pour la presse.
Si nous voulons qu’un autre monde soit possible, un autre monde en tout cas que l’horreur économique des World Company, il nous faut proposer de l’utopie viable et enviable. Donc quelles solutions proposer, même si nous savons que le gouvernement actuel régie par les valeurs de convoitise, domination et égoïsme, ne les mettra pas en oeuvre ? On veut que les journalistes soient indépendants ? Il faut donc que leurs employeurs le soient. Pour cela il faut que leur gestion ne dépende pas des amis de Bolloré. La gestion est dirigée par le conseil d’administration. Au vus de ce qui se passe au journal "Le monde", de l’expérience de "Libération" à ses débuts, et de l’expérience d’entreprises autogérées que je connais, je propose comme solution que soit définit par la loi un statut d’entreprise de presse avec quelques règles simples. 1°) Un titre et un seul par entreprise. 2°) L’entreprise de presse est gérée par un conseil d’administration composé à majorité absolue de représentants élus par le personnel sur listes nominatives. 3°) une association de lecteurs abonnés peut être constituée. Elle possède des représentants minoritaires au CA. 4°) les investisseurs extérieurs ont des représentant minoritaires au CA. L’idéal serait qu’il n’y ai pas d’investisseurs extérieurs. On peut exiger de tout embauché qu’il achète à son embauche définitive un paquet d’actions minimal (à définir) pour qu’il s’associe aux risques du journal. Les partisants du capitalisme dominant et dominateur dirons qu’il n’est pas bien que les actionnaires extérieurs soient minoritaires et que ceux qui ont investit doivent avoir autant de voix que de gros sous investits. C’est justement ce que l’on doit éviter si on veut une presse indépendante. Un investisseur institutionnel intelligent comprendra que de toutes façons s’il veut que le journal ait des lecteurs, il est bon qu’il soit indépendant. Il comprendra que s'il y a moins de pub, il y a plus de place pour des articles. Il comprendra que les membres du personnel tiennent à leur outil de travail, ou simplement à leur travail, et ne mettrons pas le journal en faillite exprés. Cet investisseur aura de toutes façons déjà beaucoup (trop?) de pouvoir grace au chantage du retrait de ses billes. En fait l’idéal serai que cet investisseur institutionnel soit remplacé par un collectif d’employés et de lecteurs qui mettant chacun une petite somme dans le capital auront le journal qu’ils aiment. De nombreux journaux militants de touts bords politiques vivent ainsi, sont créatif et informatifs. Des journaux d’ONG associatives, comme le secours catholique, l’ACAT, le CCFD, sont excelaments informés sans pub ni investissements de marchands de luxe ou d’armes. Ils sont généralement rentables. En fait pour avoir des journaux de bon niveau, indépendants, on a pas besoin des investissements des World Company. Pour avoir de bons journaux il suffit d’avoir de bon lecteurs. C’est peut être ça qui manque.
Qui peut encore acheter un journal ?
Tout est dans le titre ;-) Il faut une interdiction totale des groupes financiers dans le capital des journaux. Et de toute façons la presse écrite c'est suicidée elle même et c'est parfait.
Eviter la concentration de la presse
Si on veut que la presse, et d'une façon plus générale les médias, puissent rester indépendants du pouvoir, ce qui n'est plus le cas depuis quelques temps, le seul moyen serait de faire adopter une loi visant à empêcher la concentration dans ce secteur. Que trois industriels (Lagardère, Dassault, Bouygues, ... maintenant rejoints par Bolloré) détiennent 90 % de la presse écrite et une majorité des médias audio-visuels, représente un véritable danger pour la démocratie. F. Bayrou l'a à juste titre dénoncé durant la campagne présidentielle. Je reste pour ma part convaincu que sans le soutien de TF1, d'Europe 1, de Paris-Match, ... voire la complaisance de certaines chaînes publiques, N. Sarkozy n'aurait pas été élu Président de la République. Il y a là une question de fond, incompatible avec la notion de démocratie.