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Rural

"Il faut lutter contre la fracture territoriale"

Rétablir les services de santé, conserver un tissu d’exploitations agricoles, maintenir les services publics de proximité, assurer l’accès égal à internet : c'est contribuer à la qualité de la vie en France et garantir l’égalité des chances entre habitants des zones rurales et urbaines.

"On ne trouve plus de médecins en zone rurale alors qu'il y a plus de dix ans, nombre d'entre eux ont été envoyés à la retraite d'office. Les médecins et infirmiers que je rencontre se sentent au bout du rouleau …

Je propose quatre pistes de réponses : mieux gérer le "numerus clausus" des diplômés en médecine, en l’augmentant, et surtout en établissant une gestion au niveau régional car les besoins ne sont pas les mêmes partout ; favoriser la création de cabinets de groupes ; développer la télémédecine ("boîtiers" d’appel médecins) pour mieux organiser les gardes ; proposer des bourses aux étudiants en médecine, en échange d’une installation dans un cabinet rural pendant un certain nombre d’années.

J’ai l'intention de résister à Bruxelles en matière de défense des services publics, en matière de défense de la Poste. La Poste, c'est un peu de notre lien social de tous les jours, particulièrement pour les plus fragiles. C'est vrai au Val Fourré où des concitoyens me racontaient qu'il leur fallait six heures pour obtenir un mandat, et c'est vrai aussi dans nos vallées pyrénéennes. Il y a des choses plus importantes que la théorie de la concurrence en matière postale, par exemple, le sentiment d'une personne âgée qui a bien besoin parfois de rencontrer le facteur.

L'accès à internet dans des conditions correctes - c'est-à-dire, aujourd'hui, à haut débit - est une question d’égalité des chances, maintenant que les ressources présentes sur internet deviennent essentielles pour les études, les démarches administratives, la culture, l’information, les achats, pour organiser ses déplacements et pour de nombreux autres actes de la vie quotidienne. Il faut valoriser la chance que représente internet pour tous les Français, pour toutes les écoles primaires et tous les collèges …
Cela passe par des solutions techniques pour connecter en haut débit les villages les plus isolés. La mission de l'État n'est pas de choisir entre ces solutions, mais d'assurer la péréquation des ressources des territoires, pour compenser les inégalités de ressources.

Enfin, je sais combien le travail des agriculteurs est indispensable au développement de nos campagnes, à la sauvegarde de nos paysages comme à notre souveraineté alimentaire. La future PAC devra soutenir les exploitations familiales, et permettre de maintenir un tissu dense d'agriculteurs.

Je pense aussi aux agriculteurs retraités et aux veuves, qui sont nombreux à vivre et à survivre avec une pension de misère, souvent dans une grande solitude. Je prévois donc l'augmentation des petites retraites pour que le minimum passe à 90% du SMIC."



Lien(s):
Discours au Zénith de Paris, 21 mars 2007
Interview à L'Ordinateur Individuel, 30 janvier 2007
Rencontre à la maison de retraite d'Outarville, Loiret, 25 janvier 2007



Mots clés : agriculture, égalité des chances, internet, rural, santé

Les derniers commentaires

Désertification des campagnes‏

Posté par : thinkandstart - 24 novembre 2007 16:02

Bonjour, Je viens vers vous pour réagir sur la désertification. Ceci me fait un peu rire de voir que simplement quelques site commence a sonner le signal d'alarme. Par contre dans la réalité, bien sûr personne. Nous proposons de créer une société d'informatique là ou le besoin est le plus criant simplement contre le faite de nous aider à avoir un logement (que nous PAIERONS). Nous avons tout payé, nous sommes un couple + 1 homme seul) Nous nous engageons à ne demander aucune subvention à la ville d'accueil. Sur plus de 5000 mails (députés, sénateurs, prefectures, secours catholiques, grandes mairies, emaus, secours populaires...) nous avons recu quelques reponses, simplement des adresses pour étudier le dossier... (voir si la société est crédible)mais c'est surtout une plainte pour spam. Donc apres quelques millions de formulaires peut être qu'on aura une réponse... un jour... peut être... Je ne sais pas mais beaucoup de députés, de senateurs et surtout administration, faut pas trop les reveiller. Alors moi je sais pas, mais bon... Merci www.thinkandstart.com www.thinkandstart.com

ruralité et activités...

Posté par : coolfifi - 16 juin 2007 16:23

En réaction au post de guill08
Il va de soi que la ruralité ne se limite pas à l'agriculture mais quand on sillonne le pays comme je le fais dés que je peux, les paysages merveilleux et toujours différents qui se succèdent sont pour l'essentiel modelés par le travail des agriculteurs. Ils sont de moins en moins nombreux peut-être mais chacun agit sur une part de plus en plus vaste du territoire. Et je pense qu'ils mériteraient qu'on leur rende un meilleur hommage de façon générale, et qu'on les réinjecte dans l'idée que les médias se font de la France contemporaine et de sa modernité. J'aimerais qu'on puisse associer ruralité et "branché" au lieu de ne lui associer que la "tradition" remarquable par ailleurs. J'aimerais bien que le MoDem travaille à mettre la ruralité à la mode.
Il se trouve que la proximité de la "nature" et donc une certaine qualité de vie possible est le principal atout de la ruralité pour le moment. Il me semble que cet atout pourrait être bien mieux valorisé qu'il ne l'est. Mais pour cela il est évident que les services publics indispensables doivent rester accessibles ainsi que les services de santé et qu'on ne leur applique pas une politique comptable à trés court terme comme on le fait actuellement en fermant les écoles dés qu'il n'y a pas le nombre d'élèves suffisants.Car on ne fait qu'amplifier la désertification au lieu de créer les conditions pour une revitalisation des campagnes. Le désert appelle le désert et l'activité crée l'activité.
Comme l'a fait la Finlande, pays trés vaste essentiellement fait de forêts et de lacs, de champs et d'archipels, il faut absolument pour cela câbler toutes les campagnes les plus perdues pour que le web y soit accessible partout. Qu'il y ait un vrai investissement, avec une campagne de formation de tous, (les anciens)?)
C'est ainsi qu'a pu se développer une pratique de la télémédecine pour compenser les difficultés de circulation en hiver. On pourrait aussi développer le téléenseignement pour donner aux enfants des écoles rurales autant d'opportunités de découvertes et de diversités d'activités que les enfants des villes. Il faudrait réfléchir également à la manière de créer des évènements culturels réguliers, musicaux en particulier, aussi vivants qu'en ville. Comment attirer les jeunes sur un large périmètre, comment mettre à disposition des lieux d'hebergement pratiquement gratuits pour repartir à jeun le lendemain des concerts nocturnes? Pour le moment leurs seuls loisirs visibles et facilement accessibles sont en général le match de foot local et la mousse ou le petit jaune.
Mais je crois que le problème essentiel est le peu d'esprit d'entreprise, résultat d'une surbureaucratisation nécessaire pour toute initiative. Combien d'activités concentrées dans les villes pourraient techniquement se délocaliser en zones rurales? Un des freins à ses "relocalisations", l'atonie de la vie des villages. Les employeurs craignent que les employés qualifiés dont ils pourraient avoir besoin ne trouvent ni écoles, ni services publics, ni activités culturelles de base pour leurs familles. Si en France la majorité des petits villages de moins de mille habitants, n'a plus d'épicerie et pas la moindre vie économique en dehors du centre commercial hideux qui flanque le moindre village qui atteint 2000 habitants, en Finlande le plus petit village de quelques centaines d'âmes, perdu dans l'archipel possède un magasin accessible à pied ou en vélo, qui propose tous les produits de base, fait épicerie droguerie et bureau de poste et un bar restaurant ouvert même et surtout tout le dimanche si bien que l'éventuel habitant secondaire ou l'habituel habitant principal n'est pas obligé de se terrer dans sa maison sans jamais rencontrer l'autre; de même le touriste ne doit pas attendre la sous-préfecture pour prendre un café, acheter une carte postale, acheter son pique-nique ou un souvenir en dehors du marché hebdomadaire.
En France le quadrillage des petites villes et villes moyennes est beaucoup plus important et ça devrait être encore plus facile d'avoir recours au télétravail pour permettre la relocalisation dans la ruralité de nombreuses activités qui beaucoup ne nécessiteraient absolument pas de visite à la ville plus d'une fois par semaine et peut-être moins encore.
Pour la fac, on ne peut pas envisager d'autre solution que la mobilité mais ça fait partie de la découverte du monde, il faut que les jeunes ruraux connaissent aussi autre chose que leur univers et leur mode de vie dans le monde d'aujourd'hui. Tout le monde doit apprendre à s'adapter au moins provisoirement à de nouvelles conditions de vie. C'est formateur. On pourrait concevoir une université qui multiplie les cours sur le net bien entendu, ne serait-ce que dans le cadre de la formation continue. Mais on ne peut pas rêver implanter des universités en plein champs à plus de 100km d'une capitale régionale. Il serait peut-être juste de penser à comment faciliter le logement étudiant mais ceci concerne toutes les familles rurales ou citadines car il n'est pas rare que l'on doive changer de région pour avoir accès à la formation que l'on désire.
Bref j'ai des rêves pour les angoisses mais pas vraiment les outils administratifs ou juridiques pour les réaliser, j'en suis désolée. Il faut bien commencer par rêver pour construire non ;-)?

ruralité et anxiété

Posté par : guill08 - 26 mai 2007 23:22

je ne pense pas que le problème du monde rural réside dans ces points, le problème des campagnes française réside dans la non présence d'employeurs forts, l'agriculture est une force française mais il ne faut pas qu'elle redevienne la première source d'activité de nos agglomérations rurales, ce n'est pas un secteur d'emploi, il faut favoriser l'implantation des petites PME en campagne car malheureusement, beaucoup d'usine employant nombre de ruraux ferment et par les lois du marché délocalisent ailleur (en france aussi, en se raprochant de plus grandes agglomérations). Il ne faut pas que les campagnes deviennent la résidence secondaire de certains citadains, j'ai l'impression que en campgne, nous sommes oubliés. Parlons de la jeunesse, l'actualité les médias concentrent leurs sujets à 99,9% aux jeunes de banlieues, à leurs réussite, à leurs déboires alors que dans les campagnes française, faut il le rappeler, il y a aussi une jeunesse, une jeunesse qui quand elle veut faire des études doit faire 200, 300 km pour trouver la fac qu'elle veut, avec tous les déboires économiques que cela peut engendrer, avec la perte de repère et donc l'échec que cela peut causer. Parlons aussi de la hausse de l'immobilier en zone rurale, nous n'avons rien a envier aux grandes agglomération, pour moi tant que l'on ne plafonnera pas le prix de vente d'une maison, d'un terrain, les campagnes trop chers se viderons de plus en plus laissant la place aux touristes, résidants secondaires. Bref la ruralité c'est complexe, et je pourrais écrire des pages entières sur ces problèmes mais tant que cela ne passera pas dans les lignes de nos grands et illustres médias, nous resterons dans l'anonymat le plus complet...

écologie et ruralité et exemple de carbon neutral village

Posté par : coolfifi - 12 mai 2007 14:34

Je trouve regrettable que les écologistes en général soient devenus les "ennemis" des ruraux qui finissent par reporter leurs voix sur des candidats thématiques, comme chasse pêche etc quand ils ne choisissent pas les extrêmes par désespoir d'être jamais traités justement par les élus, ou simple peur que le désordre qu'ils voient à la télé ne les rattrape dans leurs campagne. L'écologie, c'est d'abord dans le monde rural qu'elle doit montrer la voie. Pour la première fois, la ruralité pourrait être à l'avant-garde par rapport aux centres urbains. Il y a un vrai travail de proximité à faire auprès de chaque petite commune (maires, associations), de conseils pour des projets d'économie d'énergie, de mise en isolation des maisons, de projets de production d'énergie autonome, adaptés à la région. Vaut-il mieux du solaire ici, du bois là ou de l'éolien ailleurs? Mieux que des grands discours de principe, c'est par une participation de terrain, une collaboration suivie, en donnant des conseils pratiques sur les techniques, les schémas, les matériaux comme sur les démarches administratives, en donnant des exemples concrets que l'on pourrait réconcilier les écolos perçus comme bobo urbains, et les ruraux et agriculteurs qui se sentent sinon méprisés du moins rabaissés par ces "intellos de la nature qui se gardent bien d'y vivre". La participation de cap 21 au MoDem pourrait permettre de mettre en place des "cellules écologiques" au service des petites communes rurales mais aussi des agriculteurs intéressés pour se convertir à l'agriculture biologique ou (et) à l'agriculture raisonnée. L'agriculture raisonnée pourrait ainsi se propager beaucoup plus vite, l'utilisation des pesticides ou des engrais chimiques et l'irrigation excessive pourrait régresser avec l'enthousiasme des agriculteurs alors que présentées "d'en haut" ces mesures sont vécues comme une contrainte et une mise en danger de leur activité déjà si difficile. Il faudrait faire un travail de conviction auprès du crédit agricole pour que cette banque majoritaire chez les paysans ait une politique active d'aide auprès des agriculteurs qui sont prêts à se convertir à l'agriculture raisonnée . De la même façon il faudrait que le mouvdem et cap 21 appuient municipalités qui entreprennent des actions écologiques auprès des instances régionales et européennes pour les demandes de financement. C'est en travaillant le terrain le plus infime que nous avons des chances d'imposer l'idéal du MoDem et des écologistes pragmatiques dans les coins les plus reculés de la France et c'est ce maillage qui pourrait s'avérer essentiel pour 2012. Parallèlement ces investissements pourraient créer avec de nouveaux marchés, des activités écologiques adaptées localement et donc peu susceptibles de se délocaliser et relancer et diversifier l'activité rurale. Retrouvé à l'instant un article dans le financial times magazinedu 28 avril, sur un village anglais Ashton Hayes qui s'est lancé dans une expérience écologique collective assez exaltante et reproductible. Ils ont un site www.goingcarbonneutral.co.uk . C'est parmi les exemples que l'on pourrait proposer aux équipes municipales interessées. Par contre comme bien d'autres (et en particulier les scientifiques indépendants) je suis persuadée que les biocarburants (à échelle industrielle) sont un leurre total car l'énergie dépensée pour les cultiver puis les transformer est supérieure même dans un marché total comme l'Europe à l'énergie qu'ils permettraient de produire. Mais pour autant, on ne peut pas remplacer les tracteurs par des chevaux partout et pour tout, . Il n'y a pas de transport en commun facile comme dans les centres urbains. Je reconnais que je n'ai pas de solution évidente. Encouragement d'une production locale et artisanale (adaptée aux cultures locales) de biocarburants uniquement à usage agricole? instauration d'un service public, taxis collectifs payés en partie par la collectivité? A rechercher.

Un autre regard sur le rural

Posté par : nadine02 - 20 avril 2007 12:16

le rural ce n'est pas uniquement le paysan dans son champ, il faut effacer les images d'épinal. C'est aussi un espace à fédérer autour de projets innovants. Le rural ne doit pas devenir un espace de consommation de loisir pour citadin! Il doit avoir une dynamique économique propre qu'il faut favoriser. Ne pas tout miser sur l'agriculture, et le tourisme vert (même si cela constitue une activité importante du milieu rural) mais faire confiance à l'esprit d'entreprise du rural. Mon rève: pouvoir revenir vivre et travailler dans ma campagne natale après de longues études. Ma solution: devenir agent de développement pour entretenir ce dynamisme. Et j'ai bon espoir!

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