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VIe République

« Rendre la République à la démocratie »



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La Vème République est épuisée. La concentration des pouvoirs s'y est conjugée avec leur impuissance et leur illégitimité. La France a le plus urgent besoin d’une démocratie saine. François Bayrou s'est donc engagé pour une VIe République, qui reposera sur trois piliers : responsabilité des gouvernants, légitimité des représentants du peuple, contrôle des pouvoirs.

« La République refondée sera le lieu d’une authentique séparation des pouvoirs. La VIe République en principes : les responsables doivent exercer leurs responsabilités ; il y a autant de légitimité parmi les citoyens que chez ceux qui exercent le pouvoir ; le passage d’une loi en force est interdit.
 
Principe de responsabilité : celui qui est élu doit gouverner. Le peuple délègue sa confiance, il a défini un cap en se choisissant un capitaine. C’est au Président de déterminer et de conduire la politique de la nation. C’est au gouvernement de mettre en œuvre cette politique. Le Premier ministre doit redevenir le premier des ministres, il organise et coordonne. Mais le chef du gouvernement est le Président, élu par les Français pour gouverner.
 
En face d’un exécutif responsable, il faut un Parlement représentatif du peuple des citoyens. Un Parlement maîtrisant son ordre du jour, et non plus une chambre d’enregistrement de la volonté du gouvernement, interdit de s’exprimer sur des sujets essentiels.
 
Législateurs « à plein temps », les députés auront un mandat unique. Leur mode d’élection (partie à la proportionnelle, partie par circonscriptions) permettra à l’Assemblée nationale de représenter les territoires aussi bien que les grands courants d’opinion. Le Sénat exprimera la voix des collectivités locales. Ainsi le Parlement retrouvera ses prérogatives et redeviendra le lieu du débat, de la conviction.
 
Troisième pilier : le contrôle du pouvoir doit devenir une règle permanente, garantie de transparence et d’équité. D’abord, il est essentiel que les autorités de contrôle puissent être saisies par les citoyens. Et, pour que ces autorités soient indépendantes et impartiales, les nominations de leurs membres doivent être approuvées par le Parlement, à la majorité des deux tiers , après audition publique des candidats.
Je veux donner à la France la démocratie dont elle a besoin pour que notre peuple puisse à nouveau décider de son avenir, et être gouverné de façon efficace et crédible. »



Lien(s):
Discours au colloque "Quel Etat voulons-nous ?", 12 avril 2006
Discours au colloque "Refonder nos institutions et notre démocratie", 16 décembre 2005



Mots clés : démocratie, Parlement, institutions, VIe République, scrutin, mandats

Les derniers commentaires

réponse à Roberto.

Posté par : roques46 - 21 septembre 2007 16:00

Je ne suis pas sûr que "la mise en concurrence" des gouvernement soit vraiment une bonne chose. La remise en cause, l'évaluation permanente d'un gouvernement peut être néfaste. Un projet politique cohérent doit se juger à la longue, parfois bien après la fin du mandat d'un gouvernement. Les mesures politiques mises en place portent rarement leurs fruits instantanément. Ainsi, une mesure peut apparaître néfaste sur le moment, puis salutaire avec du recul. Gouverner est bien souvent savoir être momentanément impopulaire (Ch. de Gaulle et l'Algérie ; F. Mittérand et la peine de mort). Mettre en concurrence des gouvernement pourrait amener les gouvernements à promettre n'importe quoi pour être le plus populaire... et quand l'on voit ce que certains sont capables de faire ou de promettre pour être populaire lors des élections... C'est peut-être la porte ouverte à la démagogie.

Je propose que l'on change l'intitulé de cette rubrique

Posté par : cassandre - 21 septembre 2007 12:00

En effet je suis sur Internet les travaux de la commission Balladur sur la réforme des Institutions
Voici le premier lien
http://www.lcpan.fr/crpmrir/ Il est intéressant d'écouter tous les intervenants, mais il est un fait que nous en sommes à redéfinir notamment les termes de la Constitution de la Vème République. Le pragmatisme et l'affirmation des principes de séparation des pouvoirs sont l'actualité du moment et non la VIème république, même si on peut le regretter;

Dernière minute : La 6è République est née !

Posté par : renan - 2 juillet 2007 23:58

La 6è République est née, mais de fait et sans nouvelle Constitution. En effet la 5è n'est plus respectée, car le président sort du rôle que lui attribue la Constitution de 1958, et pour faire simple il est à la fois Président, premier ministre et tous les ministres. Face à cela, silence généralisé des médias, mais aussi du Conseil constitutionnel, des politiques, des syndicats, etc. Qu'en pensent les internautes et le MODEM ?

Vassalité

Posté par : julie - 3 juin 2007 14:59

Le principal problème de la France, ce n'est pas la faiblesse de son Parlement, c'est la servilité des parlementaires français. (Pourtant, ils doivent rencontrer, non, de temps en temps, les parlementaires des autres pays, non?)

Chaque personne responsable doit rendre des comptes ...

Posté par : fantasio - 3 juin 2007 12:27

... pourquoi les élus politiques seraient les seuls à échapper à cette règle? C'est pourtant un principe essentiel de toute action au sein d'une société organisée: les employés font chaque année un bilan avec leur chef, les patrons rendent des comptes à leurs actionnaires, les responsables d'association à leurs adhérents, etc. Lors des élections politiques, les candidats s'engagent sur des propositions (à travers leur programme officiel, les tracts, déclarations dans les média...). Si le candidat est élu, alors il serait normal qu'il fasse le bilan de son action régulièrement pendant son mandat. Un bilan sur chacune des propositions qu'il a faites, objectif, mesurable, appréciable. Un bilan publié au journal officiel, ou à défaut sur un site public indépendant. L'intérêt d'un tel bilan? - Ne plus faire de promesses en l'air - principale source d'exaspération des électeurs aujourd'hui. - Redonner aux citoyens leur place par rapport à ceux qu'ils désignent au pouvoir - les citoyens sont les "clients" de leurs élus, ils doivent donc pouvoir exiger des résultats. - Rétablir la crédibilité des hommes et femmes politiques - fini les élus menteurs; les élus qui jouent le jeu et tiennent leurs promesses auront tous les honneurs, et pourront prétendre à un bel avenir politique. Cette règle devrait faire partie de la constitution.

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