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Université

« Porter l'investissement par étudiant au niveau de celui des pays performants de l’OCDE. »

Pour améliorer les chances de réussite des étudiants, François Bayrou avait instauré le semestre d'orientation à l'entrée de l'université. Il reste beaucoup à faire pour rendre les études supérieures plus heureuses et plus fructueuses - et cela demande un investissement nouveau.

« Je veux défendre le modèle universitaire français. S’il n’est pas question de toucher au statut national des diplômes, la question du degré d’autonomie des universités est posée, en particulier pour les budgets de recherche.


Par ailleurs, la gouvernance des universités est à revoir, en démocratisant son fonctionnement et en promouvant les fonctions d’encadrement. Il faut également poser la question de la relation entre l’université et les grandes écoles, avec pour objectif de marier les qualités des unes et les qualités de l’autre.

Aujourd’hui, quelque 40 % des élèves échouent en première année à l’université, car la rupture est trop brutale entre le lycée et l’enseignement supérieur. Je propose de faire de la terminale une propédeutique - une préparation à l’enseignement supérieur - ce qui va de pair avec le semestre d’orientation à l’entrée de l’université.

L’université a besoin de tuteurs, de répétiteurs, de moniteurs, d’interlocuteurs des étudiants débutants, de bibliothécaires aussi, toute une gamme de soutiens qui rendraient l’université accueillante, en échange de bourses convenables qui changeraient la vie de beaucoup d’étudiants, et celle de leur famille. Il s’agit d’un changement en profondeur de la qualité de vie sur les campus : au lieu d’un lieu de grande solitude, il s’agit d’en faire un lieu coopératif.

Et cela ne se fera pas sans un pacte d’investissement sur l’enseignement supérieur, signé de manière responsable, trans-partisane, sur dix ans, et qui porte l’investissement par étudiant au niveau de la moyenne des pays performants de l’OCDE : ce qui signifie un objectif de doublement en dix ans. »



Lien(s):
- Intervention à l'université d'automne de "Sauvons la recherche", octobre 2006 (sur le site canalc2.fr)

Lien(s):
Discours au colloque "Ecole, université, recherche : pour l'avenir", 11 mars 2006
Bilan au ministère de l'Education nationale : la réforme en continue



Mots clés : université, chercheurs, lycée

Les derniers commentaires

Universités - Fonds Privés = Banques = Endettement, Ruine et Vol !

Posté par : bourbon - 2 janvier 2008 16:42

En référence à " Libérons la Monnaie, collectif de Nantes vidal.mothes@wanadoo.fr BLOG http://liberonslamonnaie.blogspot.com...Dimanche 25 novembre 2007 Non à la loi Pécresse et aux banquiers qui nous endettent Non à la loi Pécresse et aux banquiers qui nous endettent. Pour enrichir tous les banquiers, ils veulent brader l'Université. Seule une monnaie sans intérêts, nous permettra de la garder. C’est à l’Etat de contrôler la création monétaire ! Après 1945, dans une France détruite, affamée, un certain contrôle du crédit par l’Etat, a permis la reconstruction du pays. Mais, depuis 1993, la Banque de France est redevenue indépendante… Qui peut prétendre que l’Etat est moins riche qu'en 1945 pour financer son Université? Chaque année, avec un PIB de 1800 milliards d’euros, l’Etat, les entreprises, les particuliers, donnent 200 milliards d’euros aux banquiers et financiers, rien que pour les intérêts (le prix de l’argent). Valérie Pécresse devra choisir entre l’intérêt des étudiants et les cadeaux aux banques privées... « L’argent est cher parce qu’il est rare », faux, archi faux. Maurice Allais, prix Nobel d’économie déclare : « l’argent est créé ex nihilo, à partir de rien ». Et ce rien n’a pas à être vendu !!! La monnaie (à plus de 90 % électronique), ne coûte quasiment rien à créer (quelques secondes pour créer un milliard d’euros) : rien que des chiffres et des lettres sur un écran d’ordinateur. Un budget ne doit pas être limité par les profits des banques privées, mais uniquement par le niveau des connaissances, le respect de l’environnement et les réserves de matières premières, d’énergie, de main d’œuvre. L'argent doit être créé en fonction de ces éléments. Comme l’enseignement ou la santé, la monnaie n’a pas à être vendue au profit d’intérêts privés. Les banquiers payés pour le service rendu, la création monétaire deviendra un service public.

besoin d'experts

Posté par : vikingo - 10 décembre 2007 08:54

Tout a fait d'accord elaia, un grand parti politique a besoin de réfléchir sur les grands dossiers. Et donc il a besoin d'experts. On ne peut pas se contenter de l'intuition de Monsieur Bayrou sur les grands sujets (mais si elle est généralement bonne). Un parti qui prône le rassemblement n'a pas d'avenir si l'on n'en voit que deux têtes. Il est nécessaire de montrer que des intellectuels (des gens compétents quoi) approuvent et défendent nos idées. J'ai regardé l'émission Dimanche+ hier avec S.Royal comme invitée, et ce qui m'a marqué c'est ces réunions avec des intellectuels pour réfléchir aux grands sujets qui semblent quasi quotidiennes sinon hebdomadaires. Je me doute que François en fait aussi, mais je trouve qu'elles ne sont pas assez médiatisées ici. On a besoin de quelques noms pour étayer notre crédibilité. PS : je suis allé faire un tour sur son site, et apparement ils se plaignent aussi d'être censurés dans les grands médias, même dans le Nouvel obs!

urgence universitaire

Posté par : elaia - 9 décembre 2007 20:32

Entièrement d'accord, utah. Il faudrait que le travail commence à s'organiser au sein du mouvement sur des dossiers comme celui-là. Toutes les énergies ne peuvent pas être tournées vers les municipales. J'aurais moins d'indulgence pour les compétences de la ministre: l'autre soir, dans une émission de télévision, elle inventait triomphalement … le contrat quadriennal, comme la réponse nouvelle à toutes les inquiétudes à propos du désengagement de l'État; quand elle a été partie, il s'est tout de même trouvé un président d'université pour préciser que cela existait depuis longtemps. Quant à la réforme de la licence, nous attendons depuis des mois une circulaire censée apporter des directives un tout petit peu claires. Mais il se peut effectivement qu'il y ait de la bonne volonté du côté du ministère et que, pour une fois, on ne nous demande pas de faire plus avec les mêmes moyens. Seulement je ne suis pas sûre que cette bonne volonté éventuelle s'accompagne d'une réflexion sérieuse sur des questions comme l'articulation de l'enseignement de masse et des filières d'excellence, par exemple; ou sur l'équilibre à trouver entre l'acquisition des savoirs fondamentaux et la trop fameuse "préprofessionnalisation", mot barbare du jargon de l'énarchie qui ne promet rien de bon. En tout cas, si la réflexion existe, on n'a pas pensé à nous y associer.

urgence universitaire : une expression du MoDem ?

Posté par : utah - 9 décembre 2007 17:27

Coincidence ? peut-etre pas : la sortie du très riche numéro d'Esprit (décembre 07) sur "les Universités face à l'autonomie", d'une part, et d'autre part le "mouvement contre la loi Pécresse". Quelles que soient les formes souvent déplorables prises par ce mouvement, et les objectifs aberrants que lui donnent certains, il est révélateur de lourds problèmes.

Révélateur aussi du fait que, comme le note Esprit, les universités, un peu oubliées dans les années 80-90, reviennent au centre du débat. Et sans faire de la bayroulatrie, je suis frappé, en les relisant, de la justesse des propos que FB tenait il y a quelques mois. Il faut trouver les moyens (financiers, mais pas seulement : pédagogiques, administratifs, d'accueil et de suivi, etc) pour faire en sorte que la massification soit une réelle démocratisation. Faire vivre les campus, lutter contre l'échec, concilier la visée d'excellence dans la compétition mondiale (cf. Bologne, Lisbonne et l'économie de la connaissance) avec l'aide aux étudiants en difficulté, faire en sorte qu'aucun ne sorte de l'université sans quelques acquis essentiels dans la vie, réfléchir et agir pour aider à l'insertion professionnelle, voilà les priorités.

Mme Pécresse n'est sans doute pas, comparée à d'autres, une mauvaise ministre, elle est compétente et - jusqu'à un certain point - elle semble etre à l'écoute. Mais là comme ailleurs, Sarkozy a voulu aller trop vite. On a mis la charrue "gouvernance" avant les boeufs "aide aux étudiants", et cette charrue est diablement mal fichue. Beaucoup va se jouer dans les modalités d'application de la loi, les statuts des universités "autonomes"... et l'effort financier enfin promis

Voilà pourquoi on regrette de n'avoir aucune expression actualisée du MoDem sur ces points essentiels, qui touchent 1 300 000 étudiants et leurs familles. Cela fait du monde... et c'est l'avenir du pays qui se joue.

Réponse à depuisletranger

Posté par : _elle_ - 3 décembre 2007 00:41

Bonjour, Je peux me tromper, mais les frais de scolarité en universités australiennes sont élevés. Cela m'amène à penser aux grandes écoles de commerce françaises, qui offrent des conditions de travail différentes de celles offertes à l'université française. On y retrouve l'ouverture internationale que vous évoquez (séjour à l'étranger nécessaires pour valider le diplôme), des budgets à gérer pour mener des projets (au sein d'associations dans l'école par exemple), etc. Tout cela a un coût, notamment pour les étudiants (7 000 € / an je crois).

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